Les mesures de sécurité du G8 et du G20 vont museler les opinions dissidentes

OTTAWA, le 27 mai /CNW Telbec/ - Les besoins en matière de sécurité pour le G8 et le G20 sont peut-être "sans précédent" comme le prétend le gouvernement, mais le besoin des citoyens ordinaires d'être entendus l'est tout autant, affirme le dirigeant syndical qui a fait les manchettes lors du sommet Montebello alors qu'il tenta de stopper l'infiltration d'agents de la police camouflés lors d'une manifestation pacifique.

Dave Coles, président du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier, affirme que : "À l'approche du G8 et du G20, les Canadiens veulent être rassurés de pouvoir exprimer en toute confiance leurs droits à la liberté d'expression sans craindre l'intimidation de la police et la violence, comme nous l'avons subie la dernière fois."

"Les manifestants devraient être assurés que le gouvernement n'utilisera pas la police pour inciter à la violence encore une fois. Autrement, comment les opinions dissidentes peuvent-elles être entendues?"

"En même temps, les chefs d'État doivent savoir qu'ils peuvent venir au Canada sans se soucier de la violence provoquée par des agents de la police en vue de discréditer les personnes qui veulent s'assembler de manière pacifique pour exprimer leurs points de vue."

Dave Coles a fait les manchettes lorsqu'une vidéo de sa confrontation avec la police, dont l'un des agents était armé d'une roche, portant des chandails et des bandeaux noirs s'est propagée sur YouTube.

Le SCEP a immédiatement réclamé une enquête judiciaire indépendante pour savoir qui avait donné les directives d'incitation à la violence aux agents de la police lors de la manifestation pacifique, mais on lui a répondu qu'il devait déposer une plainte au Comité de déontologie policière établi en vertu de la Loi sur la police.

Ce comité a accepté de tenir une audience publique, mais l'instruction de la plainte a été confiée à un fonctionnaire qui avait déjà conclu que la police impliquée dans l'affaire devrait être excusée de toute faute.

Le syndicat a déposé une requête pour obtenir la qualité de partie à l'audience devant le Comité de déontologie policière avec le droit de présenter une contre-preuve et de mener un contre-interrogatoire.

"Le SCEP est déterminé à connaître la vérité sur ce qui s'est réellement passé au sommet de Montebello en 2007, a déclaré Dave Coles. Nous allons continuer d'exercer des pressions pour une enquête judiciaire indépendante au sujet de tout ce camouflage et nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour y arriver."

"Mais entre-temps, les attaques contre notre liberté d'expression doivent cesser, a affirmé Dave Coles, soulignant que les mesures de sécurité entourant le G8 et le G20 ont obligé le Conseil des Canadiens à déplacer son événement de la salle des congrès de l'Université de Toronto. "Ils doivent se débrouiller pour trouver un autre endroit où 2 000 personnes peuvent venir entendre des leaders mondiaux parler d'enjeux importants."

SOURCE Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier

Renseignements : Renseignements: Dave Coles, (613) 299-5628

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