Les marchés immobiliers mondiaux ont de nouveau progressé au premier
trimestre, selon Études économiques Scotia

TORONTO, le 10 mai /CNW/ - Selon le rapport Tendances immobilières mondiales d'Études économiques Scotia, les marchés immobiliers mondiaux ont poursuivi leur rétablissement graduel au cours des premiers mois de 2010.

"L'abordabilité accrue, la faiblesse des taux d'intérêt et les incitatifs gouvernementaux à l'achat ont soutenu la hausse des ventes, ce qui a contribué à stabiliser les prix à la suite du repli généralisé de 2008 et de 2009", affirme Adrienne Warren, économiste principale, Études économiques Scotia. "Tous semblent d'accord sur le fait que, dans bon nombre des pays les plus durement touchés, le prix des maisons a enfin atteint un creux, même s'il est probable que la reprise sera graduelle et longue."

Parmi les principaux pays développés dont les données du premier trimestre sont disponibles, l'Australie a devancé le Canada. Toutefois, la tendance du prix des maisons au Canada suit de près celle de l'Australie, bien que la dynamique ne soit manifestement plus la même.

"Les prix moyens des maisons, ajustés en fonction de l'inflation, ont grimpé de 16,6 % d'une année à l'autre au cours des trois premiers mois de 2010, en baisse par rapport à 19,1 % au quatrième trimestre de 2009", fait remarquer Mme Warren. "Bien que, selon nos prévisions, l'activité demeure raisonnablement soutenue en 2010, les pressions sur les prix devraient s'atténuer davantage au cours de l'année, à mesure que la hausse des taux d'intérêt freinera la demande et que l'accroissement des inscriptions remettra le pouvoir de négociation entre les mains des acheteurs."

La reprise du marché immobilier s'accélère également au Royaume-Uni. D'après les données des deux premiers mois de l'année, le prix des maisons a progressé de 4,2 % par rapport aux deux premiers mois de 2009, en comparaison d'un recul annuel de 1,6 % au quatrième trimestre et d'une contraction de 15,6 % au début de 2009.

Aux États-Unis, le prix des maisons est également presque revenu en territoire positif au premier trimestre, et n'a reculé que de 1,1 % d'une année à l'autre, contre 4,6 % au quatrième trimestre.

"La confiance des acheteurs est renforcée par l'abordabilité accrue et par l'amélioration des conditions d'emploi", ajoute Mme Warren. "Néanmoins, la reprise sera inévitablement lente sur le marché immobilier ébranlé des États-Unis, puisque de plus en plus de propriétés saisies font leur apparition sur le marché, d'où l'important mouvement d'hésitation des tendances des prix à l'heure actuelle."

    
    Regain apparent des marchés immobiliers commerciaux et industriels
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Selon le rapport, l'activité du marché canadien des locaux pour bureaux connaît un regain après un ralentissement marqué en 2009. La demande de location se raffermit à mesure que les emplois de bureau augmentent, que la confiance des entreprises renaît et que l'accès aux capitaux s'améliore. Fait important, le nombre de locaux de sous-location, un indicateur clé des tendances plus larges du marché immobilier commercial, commence à se stabiliser, après avoir considérablement grimpé l'an dernier.

"Il est probable que l'offre de locaux neufs sur le marché entre 2009 et 2011 fera monter les taux d'inoccupation dans de nombreux grands centres cette année, exerçant des pressions à la baisse sur les loyers", constate Mme Warren. "Au Canada, des locaux pour bureaux neufs totalisant 10 millions de pieds carrés ont fait leur apparition sur le marché en 2009, l'augmentation la plus importante depuis 1991."

Sur le marché immobilier de détail, l'activité reprend également, soutenue par le rebond des dépenses de consommation et par le dynamisme du marché du logement. Étant donné la superficie nouvelle record ajoutée en 2009, les taux d'inoccupation ont progressé, mais demeurent relativement bas. La demande de locaux de prestige au centre-ville continue de dépasser celle des marchés suburbains plus saturés.

"À plus long terme, nous prévoyons une période d'activité de location et de vente de locaux commerciaux raisonnablement saine, même si peu de complexes importants sont mis en chantier au cours des prochaines années", commente Mme Warren. "Les travaux de construction seront plutôt axés sur la rénovation et la modernisation de locaux existants, mais plus vieux, afin de répondre à la demande croissante de bâtiments écoénergétiques et intelligents."

"Entre-temps, tout ralentissement de la construction de maisons neuves, ce qui, selon nos prévisions, devrait survenir pendant le dernier semestre de 2010 et en 2011, freinera en retour l'expansion du marché immobilier de détail connexe, y compris les stations-services, les épiceries et les centres commerciaux à grande surface", poursuit Mme Warren.

Les marchés immobiliers industriels sont le miroir de l'activité commerciale. La progression des ventes et de la demande de location est tributaire du regain des échanges commerciaux et de la production industrielle à l'échelle mondiale ainsi que de l'augmentation des prix des produits de base.

"Les taux d'inoccupation des locaux industriels sont généralement plus stables que ceux des locaux commerciaux et touchent davantage les immeubles à vocation spéciale ou occupés par le propriétaire", selon Mme Warren. "Contrairement aux marchés des locaux pour bureaux et de commerce de détail canadiens, l'offre de locaux industriels neufs a été restreinte en 2009. Seulement quelques grands complexes sont en construction ou devraient l'être en 2010."

Études économiques Scotia entrevoit une timide amélioration de l'activité sur le marché immobilier industriel cette année et dans celle à venir, les taux d'inoccupation et les loyers se maintenant essentiellement au même niveau. L'importante capacité de production excédentaire constitue un obstacle à une reprise plus vigoureuse.

"En dépit de l'évolution récente plus positive des marchés immobiliers commerciaux et industriels, l'ensemble de l'activité devrait se maintenir sur la voie d'une croissance relativement modeste au cours des prochaines années", conclut Mme Warren. "Par ricochet, cela renforcera les perspectives plutôt ternes du secteur de la rénovation et de la construction résidentielle, et stimulera les investissements dans les infrastructures publiques qui sont actuellement en baisse. Par conséquent, nous nous attendons à ce que le secteur élargi de la construction participe moins à la croissance et à l'emploi à l'échelle nationale que par les années passées."

Études économiques Scotia propose à sa clientèle une analyse approfondie des facteurs qui façonnent les perspectives du Canada et de l'économie mondiale, notamment l'évolution macroéconomique, les tendances des marchés de change et des capitaux, le rendement des produits de base et de l'industrie ainsi que les enjeux relatifs aux politiques monétaires, fiscales et gouvernementales.

SOURCE Banque Scotia - Rapports économiques

Renseignements : Renseignements: Adrienne Warren, Études économiques Scotia, (416) 866-4315, adrienne_warren@scotiacapital.com; Robyn Harper, Relations publiques, (416) 933-1093, robyn_harper@scotiacapital.com

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