Les infirmières et infirmiers remettent en question la décision de la
ministre fédérale de la Santé de permettre à des travailleurs non agréés
d'assurer la sélection de donneurs de sang potentiels

TORONTO, le 6 avr. /CNW/ - L'Association des infirmières et infirmiers de l'Ontario (AIIO) joint sa voix à celle de la Fédération canadienne des syndicats d'infirmières/infirmiers (FCSI) pour remettre en question la décision de la ministre fédérale de la Santé, Leona Aglukkaq, de permettre à la Société canadienne du sang de mener un projet pilote visant à remplacer les infirmières affectées à la sélection préliminaire de donneurs de sang potentiels par des travailleurs peu spécialisés.

La décision de permettre à des travailleurs peu spécialisés et non agréés d'évaluer la sécurité des donneurs dans le cadre d'un projet pilote a été communiquée à la Société canadienne du sang jeudi dernier, avant le début de la longue fin de semaine. Partout au pays, les syndicats d'infirmières réclament que ces changements discutables au processus de sélection des donneurs de sang fassent l'objet d'une évaluation transparente, indépendante et approfondie.

À la lumière de l'étude de la proposition en vertu de laquelle la ministre a pris sa décision, les infirmières ont conclu qu'aucune preuve convaincante ne permet d'affirmer que le changement proposé est nécessaire ou sécuritaire. Les infirmières autorisées ont la formation, les compétences et l'expérience requises pour cibler les donneurs potentiellement non admissibles à un don de sang. En outre, le fait que leur profession soit régie par des règles déontologiques strictes assure la confidentialité des renseignements personnels des donneurs.

"La ministre doit nous expliquer comment le fait d'éliminer les infirmières du processus de sélection directe des donneurs contribuera à assurer la sûreté de la réserve de sang et de l'expérience du donneur", déclare la présidente de l'AIIO, Linda Haslam-Stroud, IA. "D'après la Commission Krever, les économies à tous crins peuvent nuire à la sécurité du sang. Or, de toute évidence, la Société canadienne du sang agit actuellement de façon tout à faire contraire à ce principe : elle tente de faire des économies en mettant en péril la sûreté de notre réserve de sang. À nos yeux, aucun autre facteur ne justifie ce changement."

Les travaux de la Commission Krever faisaient également mention que "la sélection des éventuels donneurs est devenue une opération de plus en plus longue et de plus en plus indiscrète. Bien entendu, une sélection prudente est indispensable pour préserver la sûreté des réserves de sang, et il n'est pas question d'y mettre fin."

La FCSI a mandaté un chercheur externe pour étudier les dons de sang. Ses travaux ont donné lieu aux conclusions suivantes :

    
    -  Des infirmières ou des médecins procèdent régulièrement à la sélection
       d'éventuels donneurs de sang à l'étranger, contrairement à ce
       qu'affirme la Société canadienne du sang.

    -  Il n'y a pas de preuve que le recours à des travailleurs peu
       spécialisés et non agréés pour sélectionner les donneurs de sang ne
       compromettrait pas la sûreté des réserves de sang ou la santé des
       donneurs.
    -  Des employeurs comme la Société canadienne du sang pourraient recruter
       et fidéliser leur personnel plus facilement en améliorant la qualité
       du milieu de travail.
    

"En matière de prestation de soins directs dans d'autres secteurs des soins de santé, des recherches démontrent que la suppression de postes d'infirmières contribue à accroître le risque que des erreurs soient commises et nuit à l'issue thérapeutique des patients. Pourquoi les dons de sang feraient-ils exception à cette règle?" s'interroge Linda Silas, présidente de la FCSI.

En janvier 2010, l'AIIO et la FCSI ont lancé un site Web, www.safeblood.ca (en anglais), pour mieux étayer le fait que l'expérience et la formation cliniques des infirmières contribuent à réduire au minimum les risques pour la réserve de sang. Les deux organismes réclament que le recrutement de travailleurs non agréés dans le processus de sélection des donneurs fasse l'objet d'une évaluation poussée et transparente.

L'Association des infirmières et infirmiers de l'Ontario (AIIO) est le syndicat qui représente 55 000 infirmières et infirmiers autorisés et membres des professions paramédicales et plus de 12 000 étudiantes et étudiants affiliés en soins infirmiers qui travaillent en milieu hospitalier, dans les établissements de soins de longue durée, en santé publique, dans les organismes communautaires, dans les cliniques et en entreprise.

SOURCE Association des infirmiers et des infirmières de l'Ontario

Renseignements : Renseignements: Sheree Bond, AIIO, (416) 964-8833, poste 2430, ou cell.: (416) 926-8240; FCSI, (613) 526-4661 ou (613) 292-9106

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