Les infirmières et infirmiers du Canada exhortent les membres du Parlement à mettre sur pied une commission sur les personnes âgées

OTTAWA, le 26 nov. 2013 /CNW/ - L'Association des infirmières et infirmiers du Canada (AIIC) veut que le gouvernement fédéral établisse une commission sur le vieillissement et les soins aux personnes âgées du Canada (CVSPAC) axée sur la collaboration afin de favoriser la santé et le bien-être des Canadiens à mesure qu'ils vieillissent, d'améliorer la prévention et la gestion des maladies chroniques et d'accroître la capacité du système à soigner les personnes fragiles et vulnérables. Selon des statistiques récentes, près de 5,2 millions de Canadiens étaient âgés de 65 ans et plus en 2012, nombre qui, selon les prévisions, doublera d'ici 2036. L'AIIC s'attend à une intervention immédiate en ce qui a trait à la santé des personnes âgées, compte tenu de la croissance de la population vieillissante et de ses besoins. De plus, selon un nouveau sondage national mené pour l'AIIC, dans le cadre de l'élection fédérale qui s'annoncera en 2015, près de deux tiers (65,8 %) des Canadiens ont indiqué qu'un engagement solide envers le vieillissement et les soins aux personnes âgées influencera leur vote.

« Nous avons besoin d'un effort ciblé, concerté et commun de la part du gouvernement et des fournisseurs de soins de santé dès maintenant si nous voulons protéger la santé et le bien-être des personnes âgées », affirme Barb Mildon, présidente de l'AIIC. « Effectivement, cette commission constituerait un investissement important en temps et en ressources, mais cet investissement correspondrait à la portée et à l'ampleur des changements démographiques dont nous sommes témoins. Cette commission est nécessaire pour faire en sorte que les personnes âgées vieillissent dans la dignité et en bénéficiant des soins qu'elles méritent, et que les familles au Canada aient l'appui dont elles ont besoin. »

S'inspirant du modèle la Commission de la santé mentale du Canada, qui a été à la fois révolutionnaire et réussi, la CVSPAC aurait un mandat d'une durée de dix ans qui lui permettrait d'élaborer et de mettre en œuvre une stratégie sur le vieillissement en santé relativement aux soins prodigués aux personnes âgées et d'offrir un meilleur soutien aux aidants naturels. La commission permettrait aussi de mettre sur pied un fonds d'innovation en santé qui servirait à faire progresser sa mise en œuvre et la création de l'infrastructure nécessaire. Avec le concours, entre autres, des gouvernements, des fournisseurs de services et des aidants naturels, la commission serait un catalyseur qui permettrait de :

  • favoriser l'échange de connaissances et faciliter l'accès aux ressources importantes, comme des outils qui aident les patients à s'orienter dans le système et un répertoire de connaissances;
  • augmenter le nombre de pratiques exemplaires et de modèles rentables basés sur les données probantes;
  • renforcer la capacité des fournisseurs de soins de santé à diriger des initiatives d'amélioration de la qualité au niveau de la population, de la collectivité et des personnes;
  • améliorer la mobilisation et la participation des personnes âgées dans la société canadienne;
  • protéger la dignité et la sécurité des personnes âgées fragiles, particulièrement en ce qui a trait aux soins de fin de vie et aux soins aux personnes atteintes de démence.

Aujourd'hui, l'AIIC a présenté sa recommandation afin d'établir une commission durant sa journée annuelle sur la Colline du Parlement et a rencontré plus de 40 députés et sénateurs.

L'AIIC s'est également centrée sur le retrait du projet de loi C-2, la Loi sur le respect des collectivités, durant ses échanges sur la Colline du Parlement. L'AIIC se préoccupe du fait que les nouveaux règlements régissant l'établissement de services d'injection sous surveillance, qui ont été dévoilés par le gouvernement fédéral en juin, dresseront davantage d'obstacles au lieu d'améliorer l'accès à des services cruciaux de prévention et de traitement. Selon l'enquête nationale menée pour l'AIIC, 68 % des Canadiens appuient les services d'injections sous surveillance en tant qu'approche de réduction des méfaits.

« Si le gouvernement veut véritablement démontrer son engagement envers la santé et la sécurité publiques, il doit élaborer des politiques publiques fondées sur les données probantes et non sur l'idéologie », affirme Mme Mildon. « Les services d'injection sous surveillance et les autres stratégies de réduction des méfaits se sont avérés très efficaces pour relier les services de santé et les services sociaux aux personnes touchées par la pauvreté, la maladie mentale et l'itinérance. En outre, ces services ont des effets positifs marqués sur la santé de la collectivité en général. »

Le projet de loi C-2 adopte actuellement une approche prohibitionniste qui criminalise l'usage de drogues plutôt que de miser sur la santé publique et la réadaptation. En fait, les recherches démontrent que ce genre d'approche multiplie les problèmes liés à la consommation de drogues, comme l'augmentation du risque de transmission du VIH et de l'hépatite C. Ces maladies et infections peuvent créer un plus grand besoin pour des services coûteux de soins d'urgence et de traitements des maladies chroniques. Le Centre canadien de lutte contre les toxicomanies estime que le coût des soins de santé directs dispensés à une personne atteinte du VIH tout au long de sa vie se situe entre 200 000 $ et 300 000 $. Les recherches sur les coûts-avantages d'Insite démontrent que ce site a prévenu 35 nouveaux cas de VIH et une moyenne annuelle de trois décès, des économies annuelles de six millions de dollars pour le système.

L'AIIC demande que le projet de loi C-2 soit retiré et remplacé par une loi qui permettra l'établissement de conditions favorables pour la mise sur pied de services d'injection sous surveillance qui seront aménagés dans des régions où ils pourront réduire le nombre de décès et de maladies.

L'Association des infirmières et infirmiers du Canada (AIIC) est la voix professionnelle nationale des infirmières et infirmiers autorisés du Canada. En tant que fédération de 11 associations et ordres provinciaux et territoriaux représentant plus de 150 000 infirmières et infirmiers autorisés, l'AIIC fait progresser la pratique et la profession infirmières afin d'améliorer les résultats pour la santé et de renforcer le système de santé public et sans but lucratif du Canada.

SOURCE : Association des infirmières et infirmiers du Canada

Renseignements :

Kate Headley
Coordonnatrice des communications externes
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