Les grandes entreprises de grues et la FTQ-Construction s'unissent pour exiger une formation obligatoire des opérateurs de grues

La formation inadéquate entraîne des morts

MONTRÉAL, le 14 nov. 2016 /CNW Telbec/ - À la suite du dévoilement des conclusions de la CNESST concernant l'accident ayant causé la mort d'un travailleur sur le campus de l'UQÀM, une coalition patronale-syndicale formée de la FTQ-Construction et des principales entreprises de grues au Québec dont Guay, Mammoet, JLR, JM Francoeur, Bellerive et une quinzaine d'autres se sont unies pour exiger une formation obligatoire des opérateurs de grues. La coalition dénonce du même souffle le projet de la Commission de la construction du Québec (CCQ) de former les opérateurs de grues directement sur les chantiers, comme c'était le cas dans les années '90, une pratique ayant mené à de nombreux accidents impliquant des pertes de vies.

« L'opération de toutes formes de grues, y compris les camions-grues, nécessite une formation adéquate. Cette formation existe mais la CCQ travaille dans le sens de retirer la formation obligatoire pour les grutiers », explique Evans Dupuis, directeur du local 791G de la FTQ-Construction. « Pire encore, la CCQ a développé un projet de formation en entreprise et des mesures donnant accès au métier de grutier sans égard aux considérations de santé et de sécurité, tant pour les travailleurs que pour le public, poursuit-t-il. Si ce projet devrait se concrétiser, nous nous dirigeons vers une augmentation des drames comme celui qui nous rassemble ici ce matin ».

En 1994, devant le nombre alarmant d'accidents impliquant des grues, une table de concertation formée de la CSST, de la CCQ, du ministère de l'Éducation et des associations patronales et syndicales avait convenu d'imposer une formation obligatoire intitulée Utilisation sécuritaire des grues aux travailleurs actifs et aux nouveaux venus dans le métier. Il s'agissait d'une formule unique dans l'industrie afin de s'assurer que l'opération de grues ne soit pas seulement une action de production, mais que tous les travailleurs soient conscients de leur impact sur la sécurité des chantiers et du public. Parallèlement à cette mesure d'appoint, un programme d'études professionnelles a été développé puis implanté en 1997.

Message à la CCQ : la formation sauve des vies
Depuis la création du DEP en 1997, on dénombre une baisse de 66% du nombre de décès annuels impliquant une grue. Ce nombre s'élevait à 4,5 décès chaque année de 1973 à 1997 et s'est réduit à 1,5 entre 1997 et aujourd'hui. Le nombre de décès pourrait être encore être réduit si le DEP était obligatoire pour tous les travailleurs, mais on peut prévoir qu'il va augmenter si la CCQ va de l'avant avec son projet de transférer la formation obligatoire aux entreprises.

Le directeur des opérations et des relations de travail de Guay inc., Michel Riverin, abonde dans le même sens. « Les employeurs souhaitent embaucher des travailleurs qui ont les qualifications requises, afin de réduire les risques d'accidents et de protéger aussi les autres travailleurs et le public. De plus en plus, les investisseurs et les donneurs d'ouvrage souhaitent être rassurés sur la qualité de la main-d'œuvre pour des raisons de sécurité », explique-t-il. Le représentant de la plus importante entreprise au Canada ajoute que le DEP en conduite de grues ne comporte pas que des bénéfices sur le plan de la sécurité. « En disposant de travailleurs experts, on peut exporter notre expertise et réaliser des contrats majeurs ici comme à l'étranger », précise-t-il. D'ailleurs, Guay inc. a participé activement à la création du programme de formation qui mène au DEP en 1997.

Appel à la ministre du Travail
Les membres de la coalition patronale-syndicale en appellent aussi à la ministre du Travail afin qu'elle donne des orientations claires à la CCQ en matière de qualifications sécuritaire. « Nous voulons que la CCQ tienne compte de l'avis de l'industrie et permette aux acteurs concernés de se prononcer sur le projet de formation en entreprise. Nous l'avons déjà fait en 1994 et une concertation de toutes les instances serait dans le meilleur intérêt du public, en plus d'éviter à la CNESST d'avoir à faire trop souvent des rapports comme celui qu'elle vient de rendre public ce matin », conclut le directeur du local 791G de la FTQ-Construction, Evans Dupuis.

 

SOURCE Coalition patronale-syndicale grutier

Renseignements : Merlin Trottier-Picard, conseiller aux communications, (514) 912-1875, m.trottier.picard@ftqconstruction.org

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