Les gouvernements ne doivent pas entraver la 4e révolution industrielle

MONTRÉAL, le 31 mars 2016 /CNW/ - Internet sera le moteur de la croissance économique pour les années à venir, et c'est pourquoi la réglementation qui l'encadre doit demeurer souple et minimale, montre une Note économique publiée aujourd'hui par l'IEDM.

En plus de profiter aux consommateurs et aux PME - en leur donnant accès au marché mondial et à des outils de bureautique et logistique qui étaient autrefois l'apanage des grandes entreprises -, Internet est créateur d'emplois. Une hausse de 10 % de la numérisation d'un pays (soit l'adoption des technologies informatiques par les consommateurs, les entreprises et les gouvernements) entraîne une croissance additionnelle de 0,75 % du PIB par habitant et une baisse du chômage de 1 %, selon le Forum économique mondial.

Concrètement, pour le Canada, cela représente près de 15 milliards de dollars en croissance du PIB, soit 417 dollars par habitant.

Ce phénomène a atteint une telle ampleur et est tellement englobant que les innovations liées à Internet sont aujourd'hui qualifiées de « quatrième révolution industrielle ».

« C'est pour ces raisons qu'il faut prendre en compte les bénéfices d'Internet lorsqu'on cherche à réglementer un nouveau domaine d'activité qui se développe grâce au réseau », souligne Mathieu Bédard, économiste à l'IEDM et auteur de la publication. « Des contraintes réglementaires, en apparence bénigne, peuvent avoir des effets pervers importants sur l'écosystème d'Internet et sur la capacité des entreprises à innover. »

À l'inverse, une réglementation plus flexible peut donner une longueur d'avance pour développer un nouveau domaine d'activité, explique la Note économique. Par exemple, c'est parce que la réglementation canadienne dans ce domaine est plus souple que celle des États-Unis si les tests pour les drones de livraison d'Amazon sont effectués chez nous et non chez nos voisins. Ce secteur se développe plus rapidement au Canada, avec les effets positifs que cela implique sur les investissements et les emplois.

Aussi, la plupart des applications et technologies développées sur Internet l'ont été jusqu'ici dans un environnement de réglementation souple et parce que les gouvernements peinent à suivre un marché en évolution rapide. Qu'on pense à Uber, Airbnb ou la monnaie électronique Bitcoin.

« Pour que nos entreprises puissent profiter de toutes ces innovations, il faut  éviter d'adopter des règles qui entraveraient leur émergence. Internet nécessite un investissement constant pour que ses bienfaits en termes d'activité économique et de création d'emplois perdurent, ajoute Mathieu Bédard. En matière d'Internet, comme dans le reste de l'économie, la meilleure réglementation est celle qui est faite avec parcimonie. »

La Note économique intitulée « Les retombées économiques sous-estimées d'Internet » est signée par Mathieu Bédard, économiste à l'IEDM. Cette publication est disponible sur notre site

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L'IEDM est un organisme de recherche et d'éducation indépendant, non partisan et sans but lucratif. Par ses études et ses conférences, l'IEDM alimente les débats sur les politiques publiques au Québec et partout au Canada en proposant des réformes créatrices de richesse et fondées sur des mécanismes de marché.

 

SOURCE Institut économique de Montréal

Renseignements : Demandes d'entrevues : Pascale Déry, conseillère principale, communications et développement IEDM / Tél. : 514-273-0969 p. 2233 / Cell. : 514-502-6757 / courriel : pdery@iedm.org

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