Les étudiant.e.s de l'Université d'Ottawa surpris par le lancement de l'Institut de développement professionnel en politique et sécurité sans consultations

OTTAWA, le 10 sept. 2014 /CNW/ - Les étudiant.e.s de l'Université d'Ottawa sont inquiets d'apprendre que l'Université a dévoilé aujourd'hui un nouvel Institut de développement professionnel en politique et sécurité au Château Laurier. Les membres de la communauté universitaire ont été surpris par ce dévoilement, puisqu'aucunes consultations n'ont été effectuées avec les étudiant.e.s, le corps professoral, ou même les membres du corps décisionnels le plus important de l'Université, le Bureau des gouverneurs.

« En tant que représentante élue du Bureau des gouverneurs, j'ai été stupéfaite d'apprendre que l'Université lance ce nouvel institut sans consultations ou discussions concernant l'origine des subventions de cet institut, » avance Anaïs Elboujdaini, la représentante des étudiant.e.s diplômé.e.s au Bureau des Gouverneurs.

L'Institut est lancé en grande pompe lors d'un dîner exclusif au coût de 60$, commandité par deux compagnies de renseignements, Symantec et VCE. Comme orateur principal, l'Université d'Ottawa a invité George Friedman, un géant d'une compagnie de renseignements privés aux États-Unis. Les commandites de l'événement suscitent des inquiétudes concernant le financement et les objectifs de l'Institut, étant donné leur nature privées.

« Lorsqu'on permet l'intérêt de corporations privées d'infiltrer les programmes académiques, on remarque que le financement et le soutien des recherches effectuées pour l'intérêt public sont soutirés au profit des corporations qui ont fait des dons, » explique Gabrielle Ross-Marquette, commissaire à l'externe de la Graduate Students' Association des étudiant.e.s diplômé.e.s, « La « corporatisation » académique est souvent facilitée par la surveillance des compagnies privées en ce qui concerne le renvoi et l'embauche du corps professoral, des assistants d'enseignements, des enseignants contractuels, le contenu des cours, la censure de la recherche, et plus encore ».

« La haute administration de l'Université nous informe fréquemment qu'il n'y a tout simplement pas d'argent pour financer un gel des frais de scolarité pour les étudiant.e.s internationaux et Canadien.ne.s, ou pour des salaires justes pour les travailleurs sur le campus, » ajoute Anne-Marie Roy, présidente de la Fédération étudiante de l'Université d'Ottawa, « Soit l'Université d'Ottawa dépense l'argent des étudiant.e.s qu'elle prétend ne pas posséder sans consulter la population étudiante, soit elle permet une influence importante de la part de compagnies privées sur nos campus, et ce, sans transparence par rapport aux ententes préalables au lancement . »

La Fédération étudiante de l'Université d'Ottawa et la Graduate Students' Association des étudiant.e.s diplômé.e.s demandent que tous les détails concernant les objectifs, les finances et les ententes préalables du nouvel institut soient divulgués publiquement, ainsi que la suspension des activités de cet institut jusqu'à ce que l'Université présente un rapport complet à être approuvé par le Bureau des gouverneurs et le Sénat de l'Université.

SOURCE : Student Federation of the University of Ottawa

Renseignements :

Anne-Marie Roy, President, SFUO, (613) 218-1138

Gabrielle Ross-Marquette, GSAÉD, (613) 818-3381

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