Les enseignantes et enseignants de la FAE déterminés à obtenir des conditions
de travail décentes

MONTRÉAL, le 19 mars /CNW Telbec/ - La consultation des membres des syndicats affiliés à la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) s'est amorcée cette semaine en vue de faire adopter un plan d'action pour appuyer les positions défendues dans le cadre des présentes négociations.

Réunies aujourd'hui en Conseil fédératif de négociation, les personnes déléguées présentes ont pris acte des résultats des assemblées générales qui se sont tenues et ont adopté une deuxième phase du plan d'action visant à soutenir les revendications portées par leurs représentants aux tables de négociation. Ce plan comporte également un mandat clair pour déclencher une journée de grève légale et nationale en juin. Lors des assemblées tenues, la colère suscitée par le dépôt patronal a incité les enseignantes et enseignants à exprimer, clairement et massivement, leur appui à leurs représentants syndicaux afin de défendre leurs revendications.

"Si la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Mme Michelle Courchesne a voulu semer le doute récemment sur la crédibilité des revendications de la FAE et sur ceux qui les portent, les enseignantes et enseignants viennent de lui démontrer que la vie syndicale s'appuie sur la détermination des membres qui y participent activement pour défendre leurs conditions de travail. Le nombre élevé d'enseignantes et enseignants ayant assisté aux assemblées générales cette semaine et qui a octroyé un mandat de grève en cas d'impasse est un indice de leur indignation et de leur volonté à obtenir une entente satisfaisante. Ils ont signifié, clairement et formellement, que ce qu'ils veulent c'est défendre leurs conditions de travail, mieux aider les élèves en difficulté et être rémunérés adéquatement. Ils l'ont exprimé avec vigueur en confirmant et supportant de manière non équivoque le message porté par leurs représentants syndicaux", a déclaré le président de la FAE, Pierre St-Germain.

La FAE réitère sa volonté de parvenir à une entente satisfaisante et sa disponibilité à négocier pour y parvenir. L'objectif poursuivi demeure inchangé, malgré la demande de médiation : négocier activement pour mettre en place des conditions de travail décentes pour le personnel enseignant et assurer la pérennité de la qualité de l'éducation dans les écoles publiques.

Le gouvernement a fixé la date du 31 mars pour un règlement avec les syndicats des secteurs public et parapublic. La FAE n'a jamais adhéré à l'idée d'un échéancier prédéterminé. Après 28 rencontres de négociation, elle a adressé une demande de médiation devant la réticence des représentants patronaux d'aborder sérieusement toutes les questions liées à la tâche. Le gouvernement cherche-t-il à leurrer la population quand il mentionne vouloir régler d'ici le 31 mars, compte tenu du peu d'avancement des travaux aux différentes tables?

"Nous avons toujours négocié de bonne foi. Malgré notre insistance à entreprendre des pourparlers sur la tâche, nous nous sommes heurtés à un mur. La balle est maintenant dans le camp du gouvernement qui dispose d'un délai suffisant et très raisonnable de plus de deux mois pour revoir ses positions et éviter que les profs débrayent en juin. On le répète, il y a une volonté réelle de notre part d'obtenir un règlement négocié et d'éviter ainsi l'escalade des moyens de pression. Si le gouvernement veut éviter des bouleversements, à l'automne lors de la rentrée scolaire, il a intérêt à agir avec diligence et bonne foi dès maintenant", d'ajouter Pierre St-Germain.

Le 31 mars marque aussi la fin de l'application de la loi 43, adoptée en 2005, qui a bâillonné le droit d'expression de l'action syndicale des employés de l'État en leur retirant leur droit de grève et en décrétant les conditions de travail. Cette loi a été sévèrement critiquée par le Bureau international du Travail en 2007 parce que considérée en violation des conventions internationales sur la liberté syndicale et le droit à la négociation collective. Le gouvernement devrait aussi comprendre qu'il doit favoriser la voie de la négociation et non celle du décret dans le meilleur intérêt des parties et du climat de travail.

"Le gouvernement doit réaliser que nous sommes des acteurs importants du réseau de l'éducation et que nous n'accepterons pas un dépôt patronal qui méprise les conditions de celles et ceux qui tiennent ce réseau à bout de bras. Ce n'est sûrement pas en imposant des conditions de travail et en bafouant des droits que le gouvernement pourra envisager gagner le respect du personnel enseignant et celui de la population. Bien au contraire, il est primordial de réinvestir massivement en éducation pour assurer le bien-être collectif, de mettre fin à la détresse psychologique du personnel enseignant et permettre aux enseignantes et enseignants d'exercer leur profession dans un contexte où la tâche respecte leur autonomie professionnelle et s'exécute dans des conditions décentes. Nos revendications, loin d'être déraisonnables, permettent d'apporter des correctifs essentiels et proposent des solutions réalistes. Nous voulons négocier et les profs sont disposés à prendre tous les moyens pour se faire entendre", de conclure M. St-Germain.

La FAE regroupe neuf syndicats de l'enseignement qui représentent quelque 30 000 enseignantes et enseignants (le tiers du personnel enseignant au Québec) du préscolaire, du primaire, du secondaire, du milieu carcéral, de la formation professionnelle et de l'éducation des adultes ainsi que le personnel scolaire des écoles Peter Hall et du Centre académique Fournier.

SOURCE Fédération autonome de l'enseignement (FAE)

Renseignements : Renseignements: Armand Dubois, conseiller du Service des communications, (514) 666-7763, poste 296 - bureau, (514) 910-1754 - cellulaire; Source: Fédération autonome de l'enseignement


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