Les dépenses publiques et les consommateurs derrière la reprise Canadienne en
2010

OTTAWA, le 19 janv. /CNW Telbec/ - Le Canada devra la plus grande part de sa croissance économique aux dépenses publiques et aux dépenses de consommation en 2010, d'après l'édition d'hiver 2010 de la Note de conjoncture canadienne produite par Le Conference Board du Canada.

"Les perspectives économiques du Canada sont beaucoup plus prometteuses qu'à la même période l'an dernier, mais la reprise s'annonce toujours modérée, note Pedro Antunes, directeur, Prévisions nationales et provinciales. Les mesures de stimulation économique des administrations publiques devraient revigorer l'économie et compenser la faible croissance des exportations et des investissements privés. Encouragés par des taux d'intérêt créditeurs peu élevés et emportés par un plus grand sentiment de confiance, les consommateurs délieront les cordons de leur bourse en 2010."

Les économies américaine et canadienne sont toutes deux sorties de la récession au troisième trimestre de 2009. Après avoir reculé de 2,5 p. 100 l'an dernier, selon les estimations, le produit intérieur brut canadien devrait progresser de 2,8 p. 100 en 2010. Un redressement plus vif de la croissance américaine en 2010 serait propice à une reprise plus solide des exportations et du PIB au Canada.

On s'attend à ce que la combinaison de faibles taux de financement avec la remontée de la valeur nette des actifs des ménages et de la confiance des consommateurs fasse grimper les dépenses de consommation réelles de 1,9 p. 100 en 2010. L'emploi restera toutefois précaire, gagnant seulement 1 p. 100. Le taux de chômage devrait augmenter légèrement, à 8,6 p. 100 en moyenne cette année, sous l'effet d'un plus grand nombre de personnes réintégrant la population active en quête d'un emploi.

Les investissements privés resteront le point faible de la reprise. En 2009, les entreprises avaient sabré dans leurs dépenses en capital à cause de la réduction des revenus, de la timidité de la demande et du resserrement du crédit. Les dépenses d'investissement en termes réels avaient alors chuté de 14,5 p. 100, estime-t-on. Or, malgré une meilleure conjoncture économique, la capacité de production est toujours faible. On s'attend à ce que les investissements privés n'augmentent que de 3,4 p. 100 en 2010.

Bien que l'inflation soit supérieure aux plus récentes projections de la Banque du Canada, les tensions inflationnistes sont contenues et les conditions semblent en place pour que la Banque se garde de hausser les taux d'intérêt avant le dernier semestre de l'année. Au cours des deux prochaines années, le défi de la Banque sera de modérer les mesures de stimulation économique assez graduellement pour ne pas étouffer la reprise, mais quand même assez rapidement pour empêcher une éventuelle "exubérance irrationnelle" imputable à un faible taux d'intérêt.

Les risques d'une révision à la baisse de nos prévisions sont élevés à moyen terme, après 2010. Il faudra assumer plus tard les mesures de stimulation économique massives et les déficits qu'elles entraînent aux États-Unis et ailleurs dans le monde. Selon le rythme auquel les administrations publiques commenceront à tirer sur les rênes, la croissance économique pourrait s'avérer moins forte que prévu à l'échelle mondiale - et au Canada.

SOURCE Le Conference Board du Canada

Renseignements : Renseignements: Brent Dowdall, Relations avec les médias, tél.: (613) 526-3090, poste 448, Courriel: corpcomm@conferenceboard.ca


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