Les Canadiens n'ont pas accès aux traitements de l'obésité et à du soutien : Bulletin et bilan

EDMONTON, le 25 avril 2017 /CNW/ - Les Canadiens atteints d'obésité sont très mal desservis par les systèmes de santé publics canadiens et les régimes d'avantages sociaux privés, selon un bulletin publié aujourd'hui par le Canadian Obesity Network-Réseau canadien en obésité (RCO-CON).

L'Association médicale canadienne et l'American Medical Association, l'Organisation mondiale de la Santé, le RCO-CON et d'autres organismes considèrent désormais l'obésité comme une maladie chronique au même titre que le diabète et le cancer. Cependant, de nombreux systèmes de santé ainsi que des tiers payants publics et privés et des décideurs politiques n'ont pas encore adopté cette définition et ne consacrent pas suffisamment de ressources au soutien de ces patients.

Le Bulletin 2017 sur l'accès des adultes au traitement de l'obésité au Canada a relevé d'importantes lacunes en matière d'accès aux traitements mentionnés dans Les lignes directrices de pratique clinique canadiennes de 2006, dont les interventions comportementales, la gestion du poids sous surveillance médicale avec substituts de repas, les médicaments anti-obésité et la chirurgie bariatrique.

Le Bulletin fait sept recommandations-clés pour améliorer l'attitude du Canada face à l'obésité, dont, principalement, de la considérer comme une véritable maladie chronique pour traiter et soutenir les personnes qui en sont atteintes.

Parmi les principales constatations :

  • On constate un grave manque de services de santé interdisciplinaires pour prendre en charge l'obésité au Canada.
  • Il y a un très petit nombre de médecins canadiens qui suivent une formation officielle et cherchent à obtenir un certificat dans le domaine de la prise en charge de l'obésité.
  • Les Canadiens qui peuvent bénéficier des programmes de gestion du poids sous surveillance médicale avec substituts de repas doivent payer ces substituts de leur poche. Cela contraste fortement avec la couverture accordée aux substituts de repas dans les cas de diabète, de fibrose kystique et de cancer.
  • Les personnes qui comptent sur le service public pour couvrir le coût des médicaments d'ordonnance n'ont pas accès aux deux médicaments anti-obésité approuvés au Canada. Tous les programmes d'assurance médicaments des provinces et territoires ainsi que les programmes publics d'assurance médicaments du gouvernement fédéral obtiennent la note F.
  • Moins de 20 % de la population canadienne disposant d'un régime d'assurance médicaments privé ont droit à la couverture des médicaments anti-obésité.
  • À l'échelle nationale, la chirurgie bariatrique n'est appliquée chaque année qu'à 1 adulte canadien sur 183 (soit 0,54 %) qui y seraient admissibles. Il existe de grandes différences entre les provinces en ce qui concerne l'accès à la chirurgie bariatrique.
  • Le temps d'attente entre la recommandation du médecin traitant et la consultation avec une équipe chirurgicale obtient la note F dans toutes les provinces; le temps d'attente entre la consultation avec un spécialiste et la chirurgie bariatrique obtient la note C à Terre-Neuve, au Nouveau-Brunswick, au Manitoba et en Alberta, et la note B en Nouvelle-Écosse, au Québec, en Ontario, en Saskatchewan et en Colombie-Britannique.

« Le traitement de l'obésité ne devrait être entrepris que quand une accumulation anormale ou excessive de graisse compromet la santé des patients - autrement dit, ce ne sont pas toutes les personnes présentant un certain poids ou un certain tour de taille qui ont besoin d'une intervention médicale », explique le directeur scientifique du RCO-CON, le Dr Arya M. Sharma. « Cependant, plus de 1,5 million de Canadiens sont considérés comme présentant une obésité de classe II ou III*, ce qui est associé à des résultats négatifs en matière de santé. Il est clair que nous devons faire un bien meilleur travail pour les aider avec les outils dont nous disposons. »

Des études permettent de penser qu'il est possible de traiter efficacement l'obésité à l'aide des interventions décrites dans les lignes directrices canadiennes. Faute de traitement, l'obésité peut entraîner des maladies graves, une réduction notable de la qualité de vie et un accroissement de la mortalité.

Les Canadiens qui sont atteints d'obésité sont aux prises avec des problèmes de santé connexes, avec une discrimination rampante et des préjugés à l'égard du poids et avec un manque d'accès à des traitements fondés sur des données probantes, selon Marty Enokson, le directeur du comité du RCO-CON pour la mobilisation du public, qui est un ardent défenseur du traitement de l'obésité.

« Au Canada, il nous reste un long chemin à faire avant qu'on puisse dire que les personnes atteintes d'obésité sont adéquatement soutenues, non seulement à l'aide d'interventions fondées sur des données probantes, mais aussi avec le respect et la dignité auxquelles toute personne a droit, » dit M. Enokson. « On ne blâme pas les gens qui souffrent de cancer, de maladie cardiovasculaire ou de diabète parce qu'ils sont malades et on ne les laisse pas se débrouiller seuls pour trouver de l'aide. »

« Nous disposons de certains traitements contre l'obésité et il y en a d'autres qui sont en développement - nous devons les utiliser et nous devons autant que possible les rendre accessibles comme on le ferait pour toute autre maladie chronique », ajoute-t-il.

Pour voir les recommandations, le bulletin complet, les résumés et d'autres documents en ligne, dont la méthodologie de l'étude, consultez le site www.obesitynetwork.ca/bulletinobesite.

Le Bulletin 2017 sur l'accès des adultes au traitement de l'obésité au Canada a été produit par le Canadian Obesity Network-Réseau canadien en obésité grâce à une subvention sans restriction de Novo Nordisk Canada Inc.

Le CON-RCO est la plus importante association professionnelle canadienne sur l'obésité - avec plus de 15 000 membres - s'adressant aux professionnels de la santé, aux chercheurs, aux décideurs politiques et aux intervenants dans le domaine de l'obésité. www.obesitynetwork.ca

* L'obésité de classe II est définie par un IMC compris entre 35,00 kg/m2 et 39,99 kg/m2; l'obésité de classe III est définie par un IMC ≥ 40,00 kg/m2.

SOURCE The Canadian Obesity Network

Renseignements : Contact média pour entrevues : Lamia Charlebois, Consultante en relations publiques, 514 279 4601, rp@lamiacharlebois.com

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