Les besoins non satisfaits en soins de santé mentale coûtent des milliards à l'économie canadienne

OTTAWA, le 1er sept. 2016 /CNW/ - Selon un nouveau rapport publié par l'Alliance canadienne pour des soins de santé durables du Conference Board du Canada, la dépression et l'anxiété coûtent à l'économie canadienne respectivement au moins 32,3 et 17,3 G$ par an en PIB à cause des pertes de productivité.

« Une forte proportion de travailleurs canadiens ont des besoins non satisfaits en soins de santé mentale et sont incapables d'atteindre un rendement optimal, ce qui a, selon notre rapport, de graves conséquences sur l'économie canadienne, a déclaré Louis Thériault, vice‑président, Politiques publiques, du Conference Board du Canada. Les particuliers, les entreprises, la société et l'économie pourraient tirer d'importants bénéfices d'une amélioration du traitement de la maladie mentale chez les travailleurs canadiens. »

Faits saillants

  • La dépression et l'anxiété coûtent à l'économie canadienne respectivement au moins 32,3 et 17,3 G$ par an.
  • Une forte proportion de travailleurs canadiens ont des besoins non satisfaits en soins de santé mentale, qui les empêchent de travailler à plein temps ou à temps partiel.
  • Les Canadiens souffrant d'une maladie mentale sont près d'un quart à ne pas pouvoir travailler à cause de leurs symptômes.
  • Les employeurs peuvent améliorer le traitement de l'anxiété et de la dépression chez les employés canadiens en les faisant bénéficier plus facilement d'avantages sociaux, de programmes et de soutiens scientifiquement fondés.

Au Canada, on estime que les maladies mentales sont susceptibles d'avoir des effets perturbants sur le milieu de travail. Si tous les employés souffrant de dépression ou d'anxiété bénéficiaient de meilleurs traitements et soutiens, la situation s'améliorerait nettement. Les maladies mentales peuvent également empêcher certaines personnes de se lancer dans la vie active. Si tous ces Canadiens obtenaient les soins de santé mentale dont ils ont besoin, on pourrait voir arriver sur le marché du travail, chaque année jusqu'en 2035, pas moins de 352 000 employés capables d'exercer parfaitement leurs fonctions malgré leur dépression ou leur anxiété. Globalement, on pourrait ainsi injecter dans l'économie canadienne jusqu'à 32,3 G$ par an en améliorant le traitement de la dépression et 17,3 G$ en faisant de même pour celui de l'anxiété.

Les employés des industries de services sont ceux qui estiment avoir le plus besoin de soins de santé mentale. Environ 2,5 millions d'employés de ce secteur réclament de tels soins sous une forme ou une autre. Les industries ayant la plus forte proportion d'employés atteints de troubles mentaux non soignés sont les suivantes :

  • Soutien administratif et gestion des déchets (44,4 %) ;
  • Hébergement et restauration (43,8 %) ;
  • Services professionnels et services scientifiques et techniques (42,9 %).

Les organisations peuvent améliorer le traitement de l'anxiété et de la dépression chez les employés canadiens en les faisant bénéficier plus facilement d'avantages sociaux, de programmes et de soutiens scientifiquement fondés. Il est également nécessaire de mettre en place de meilleures stratégies de prévention, que ce soit pour un premier épisode de maladie mentale ou une rechute, ainsi que des programmes de retour au travail efficaces.

Des cerveaux sains au travail : Estimation des effets que pourraient avoir les avantages sociaux et programmes en matière de santé mentale offerts par les employeurs est la troisième partie d'une série de quatre, qui montre combien il est important de s'intéresser à la santé mentale et aux maladies mentales en milieu de travail au Canada.

Ces recherches ont été rendues possibles grâce à l'aide financière de Lundbeck Canada, de la Financière Sun Life, de SCM Solutions Santé, de la Commission de la santé mentale du Canada, du Réseau canadien de recherche et d'intervention sur la dépression, de la Société pour les troubles de l'humeur du Canada et de l'Alliance canadienne pour des soins de santé durables (ACSSD) du Conference Board du Canada.

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SOURCE Le Conference Board du Canada

Renseignements : Sean Burgess, Relations avec les médias, Le Conference Board du Canada, Tél. : 613-526-3090, poste 294, Courriel : corpcomm@conferenceboard.ca ; Yvonne Squires, Relations avec les médias, Le Conference Board du Canada, Tél. : 613-526-3090, poste 221, Courriel : corpcomm@conferenceboard.ca.

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