Les agents correctionnels fédéraux manifestent partout au Canada - Les membres d'UCCO-SACC-CSN soulignent trois ans de travail sans convention collective valide

MONTRÉAL, le 31 mai 2013 /CNW Telbec/ - Les agentes et les agents correctionnels fédéraux vont installer des piquets d'information devant 52 pénitenciers du Service correctionnel du Canada (SCC), entre 6 h et 7 h ce matin, afin de souligner le troisième anniversaire de l'échéance de leur convention collective.

Le contrat de travail pour les 7500 membres du Syndicat des agents correctionnels du Canada (UCCO-SACC-CSN) est arrivé à échéance le 31 mai 2010. Les actions de ce matin sont une expression de la frustration vécue par les membres du syndicat devant le refus des négociateurs du Conseil du Trésor du Canada à reconnaître la nature dangereuse de leur profession dans un système carcéral de plus en plus violent.

« Au cours des trois dernières années, nous avons constaté davantage de conflits entre détenus et d'attaques contre le personnel, a dit le président national d'UCCO-SACC-CSN, Kevin Grabowsky. Le gouvernement fédéral ne reconnaît pas les risques accrus que courent les agents correctionnels chaque journée afin de garantir la sécurité du public canadien. »

UCCO-SACC-CSN demande au gouvernement qu'il maintienne le principe atteint dans la dernière convention collective : que la rémunération des agents correctionnels soit comparable à celle offerte aux agents de la GRC. L'offre du Conseil du Trésor élargirait considérablement l'écart.

Le gouvernement conservateur a également unilatéralement récupéré une augmentation négociée dans la dernière année de leur contrat de 2006 à 2010. Pour ajouter l'insulte à l'injure, le Conseil du Trésor maintient sa demande d'éliminer leur droit à une indemnité de départ.

« Tony Clement, le président du Conseil du Trésor, dit toujours qu'il appuie entièrement les agents correctionnels qui travaillent dans les deux pénitenciers de sa circonscription et partout au pays, a noté Kevin Grabowsky. Un soutien doit être plus que de simples paroles. Il est temps pour monsieur Clement d'agir et en donnant un vrai mandat à ses négociateurs. »

Après une série de lois anticrime, une expansion rapide, suivie de coupes budgétaires soudaines, le Service correctionnel est un département sous pression, a observé M. Grabowsky. Il a noté les sondages de la fonction publique qui démontrent que les employé-es du SCC ont le moral le plus bas et le plus haut niveau de stresse de tous les fonctionnaires de la fonction publique fédérale.

« Nous sommes confrontés aux pressions suite aux décisions gouvernementales à chaque tournant : par exemple, la fermeture inutile de trois établissements, ce qui exacerbent l'énorme problème de la double occupation des cellules; et la diminution de l'accès aux programmes et aux autres services de réadaptation, a-t-il noté. Toutes ces décisions rendent nos emplois beaucoup plus difficiles. Nous continuerons de protéger les Canadiennes et les Canadiens. Nous voulons simplement que le gouvernement reconnaisse la valeur de notre dangereux travail à la table de négociation. »

Au mois de décembre dernier, le Conseil du Trésor a demandé la conciliation. Bien que le syndicat participe à ce processus, il croit que les la négociation directe demeure la meilleure façon de trouver une entente. À la suite d'une demande de la part du syndicat, une séance de négociation directe avec le Conseil du Trésor est maintenant prévue pour la semaine prochaine.

SOURCE : CSN

Renseignements :

Lyle Stewart, Service des communications CSN, 514 796-2066.


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