Les « investissements » dans les énergies vertes sont en réalité des dépenses aux frais des contribuables et des consommateurs

MONTRÉAL, le 13 nov. 2013 /CNW Telbec/ - En réaction à la sortie récente d'un rapport de l'Institut Pembina et d'Équiterre sur l'exploitation des sables bitumineux et leur impact sur l'économie canadienne, l'Institut économique de Montréal (IEDM) tient à rappeler que les « investissements » réclamés par ces organismes dans les énergies vertes sont en réalité des dépenses puisque les énergies en question ne sont pas rentables.

« Le terme 'investissement' implique un rendement sur l'argent investi, ce qui n'est pas le cas pour la plupart des énergies vertes. Les subventions aux énergies vertes vont en effet à une industrie qui fournit, en retour, une énergie plus chère. Donc, tant le contribuable en amont que le consommateur en aval y perdent au change », de souligner Jean-François Minardi, analyste des politiques publiques à l'IEDM.

Au Québec, les subventions aux éoliennes ont occasionné des pertes sèches annuelles de l'ordre de 695 millions $. L'Institut Fraser estime, pour sa part, que les subventions ontariennes aux éoliennes engendrent une perte annuelle d'environ 200 millions $.  De plus, la loi ontarienne de 2009 sur les énergies vertes s'est traduite par une facture de 1,1 milliard $ selon le vérificateur général de la province. En Europe, les « solutions vertes » produisant de l'électricité coûteuse se voient également de plus en plus contestées.

« Le Canada ne tire presque aucun bénéfice de ses dépenses en énergies vertes, de rappeler M. Minardi. La technologie actuelle ne permet pas d'entrevoir une solution de remplacement à court terme aux hydrocarbures ou autres énergies traditionnelles dans de nombreux secteurs d'activités. »

Les politiques préconisées par les groupes écologistes sont davantage des solutions pour commercialiser des énergies coûteuses, inefficaces et susceptibles de devenir désuètes suite aux innovations technologiques. Une transition durable et à long terme vers les énergies renouvelables se produira lorsque les énergies vertes deviendront moins coûteuses que les sources alternatives.

Ce que l'Institut Pembina ne dit pas dans son rapport, c'est que sa proposition entraînera un coût pour tous. Déjà, les Canadiens paient différentes taxes sur le carburant en tant que consommateurs en plus de payer les subventions aux énergies inefficaces par leurs impôts en tant que contribuables. L'IEDM a publié plusieurs notes sur le sujet qui sont disponibles sur son site.

L'Institut économique de Montréal est un organisme de recherche et d'éducation indépendant, non partisan et sans but lucratif. Par ses études et ses conférences, l'IEDM alimente les débats sur les politiques publiques au Québec et au Canada en proposant des réformes créatrices de richesse et fondées sur des mécanismes de marché.

SOURCE : Institut économique de Montréal

Renseignements :

Demandes d'entrevues : Jasmin Guénette, vice-président, Institut économique de Montréal / Tél. : 514-273-0969 p.2231 / Cell. : 514-603-8746 / Courriel : jguenette@iedm.org


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