L'entrepreunariat québécois en déclin, selon la FCEI - Des actions à prendre
à court terme pour soutenir les PME

MONTRÉAL, le 20 mai /CNW Telbec/ - "Les PME sont le poumon de l'économie québécoise. Pourtant, le rôle qu'elles occupent est trop souvent ignoré et nombre d'orientations gouvernementales nuisent à leur développement. C'est pourquoi la FCEI a effectué une étude dont le principal objectif est de resituer les PME comme les moteurs de l'activité économique québécoise et de montrer l'urgence de relancer, par une action structurante du gouvernement, l'entrepreunariat sur des bases solides." Tels sont les propos de madame Martine Hébert, vice-présidente, Québec, de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) en rendant publique l'étude de la FCEI "Regards sur les entreprises québécoises : Enjeux et perspectives sur la croissance des PME".

De petites entreprises mais...

L'étude de la FCEI trace d'abord un portrait statistique des PME, qui démontre hors de tout doute l'importance des petites entreprises au Québec : 95 % des entreprises au Québec ont moins de 50 employés. "Le Québec est donc une pépinière de PME. Les petites et les moyennes entreprises (moins de 500 employés) fournissent plus de la moitié des emplois et sont plus stables en temps de récession. Voilà pour l'aspect positif. Mais de l'autre côté, le nombre d'entreprises par 1000 habitants nous place sous la moyenne canadienne et ceux qui partent en affaires sont moins enclins à créer des emplois. Il y a là un coup de barre à donner si nous souhaitons un maintien de notre capacité collective de créer de la richesse.", a indiqué madame Hébert.

Selon madame Audrey Azoulay, analyste principale des politiques à la FCEI et auteure de la recherche, la vulnérabilité des PME québécoises s'illustre aussi par la part très importante du nombre de faillites commerciales dans le total canadien et un taux de survie sur 5 ans plus faible qu'en Ontario. "Il y a nettement un déclin entrepreunarial au Québec, qui s'aggrave par un environnement d'affaires peu propice aux petites entreprises, une taxation élevée et une réglementation qui coûte annuellement 7 milliards de dollars à ces créateurs de richesse. Les entrepreneurs sont animés par la volonté d'être leur propre patron et sont marqués par un fort besoin de réalisation, ainsi que par la nécessité de construire et d'innover." L'entrepreneur québécois a un besoin d'indépendance féroce, mais consacre chez 71 % d'entre eux près de 50 heures/semaine au travail.

Si le fardeau réglementaire décourage les plus audacieux des entrepreneurs québécois, le fardeau fiscal des entreprises demeure le plus lourd au Canada. Alors que le Québec compte pour 20 % de l'économie canadienne, en 2009, le Québec prélevait 51 % du total canadien des taxes sur la masse salariale, sans oublier qu'il est toujours bon dernier à l'échelle canadienne en terme de compétitivité fiscale.

Une croissance économique fragilisée

Bien que les entrepreneurs ont su passer à travers la dernière récession en limitant les dégâts en terme de pertes d'emplois, la reprise économique ne signifie pas qu'il y a une amélioration de la compétitivité, ni des conditions d'affaires. "Dans les faits, le Québec n'est pas en mode création de richesse; l'accroissement du PIB pendant la récession est en grande partie dû au fait que le poids des dépenses publiques dans les PIB est passé de 26 % en 2007 à 28 % en 2009. Pour résumer, c'est le principe "Acheter aujourd'hui et payez plus tard" que l'on applique puisqu'on investit aujourd'hui en pelletant la dette à demain", a fait valoir madame Hébert.

En conséquence, la FCEI propose trois recommandations au gouvernement :

    
    - Il importe d'assurer l'efficacité et la cohérence des actions de l'État
    - Il faut desserrer l'étau qui asphyxie les PME et créer un climat
      favorable aux affaires
    - Il est nécessaire de favoriser la création de nouvelles entreprises.
    

L'étude de la FCEI "Regard sur les entrepreneurs québécois : Enjeux et perspectives sur la croissance des PME" est disponible sur le site de la FCEI, www.fcei.ca

    
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    La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) représente
    les intérêts des PME auprès de gouvernements. Elle regroupe 105 000 PME
    au Canada, dont 24 000 au Québec. La FCEI est non partisane et son
    financement provient uniquement de l'adhésion de ses membres.
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SOURCE Fédération canadienne de l'entreprise indépendante

Renseignements : Renseignements: Marie Vaillant, directrice des communications, (514) 861-3234, cellulaire: (514) 919-9535


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