L'endettement des ménages canadiens augmente, principalement en raison de la hausse de l'emprunt hypothécaire moyen, selon la Banque CIBC

La dette hypothécaire compte pour les deux tiers du total des emprunts des ménages, et cette proportion continue de s'accroître

TORONTO, le 16 sept. 2015 /CNW/ - L'endettement des ménages canadiens augmente de plus en plus rapidement, et cette tendance découle en grande partie des emprunts hypothécaires qui, au cours de la dernière année, ont compté pour 80 % de l'accumulation du crédit des ménages canadiens, peut-on lire dans un nouveau rapport de Marchés mondiaux CIBC.

‎La hausse de l'endettement hypothécaire est essentiellement attribuable à une augmentation de l'emprunt hypothécaire moyen plutôt qu'à une progression des achats de maison. Cette augmentation est plus marquée à Toronto et à Vancouver où le coût du logement progresse plus rapidement que dans le reste du pays, où un atterrissage en douceur est déjà en cours.

« Le principal problème des marchés en pleine ébullition de Toronto et de Vancouver est que la hausse des prix se poursuit de façon asymétrique depuis les dix dernières années, c'est-à-dire que le prix des propriétés les plus chères augmente plus rapidement que celui des résidences plus abordables », explique Benjamin Tal, économiste en chef adjoint à la Banque CIBC et auteur du rapport.

Cette progression asymétrique s'observe surtout à Vancouver où, au cours de la dernière décennie, le prix des maisons dans la fourchette de prix supérieure a progressé près de quatre fois plus que celles dans la fourchette de prix inférieure.

« Nos recherches donnent à penser que cette situation pourrait avoir des conséquences majeures pour les propriétaires qui veulent acheter une maison d'une catégorie supérieure et qui constatent maintenant qu'ils n'ont pas les moyens d'acheter dans ce segment du marché immobilier », ajoute M. Tal. « Qui plus est, la hausse du prix moyen des résidences masque un écart grandissant entre la montée en flèche des prix des maisons individuelles et la progression relativement modeste de ceux des copropriétés. »

M. Tal souligne également que la hausse du nombre de copropriétés dont la construction est terminée mais qui ne sont pas encore vendues à Toronto que la Banque du Canada signalait dans son rapport du mois de juin était le résultat de facteurs techniques, comme des différences dans le calendrier de déclaration de la SCHL et des fournisseurs du secteur privé, et qu'elle ne révélait aucun problème de fond sur le marché. M. Tal fait remarquer que des observations plus récentes montrent un déclin notable de cet indicateur, tendance qui se poursuivra probablement au cours des prochains mois.

Comme on peut le lire également dans le rapport, il n'y a eu aucune accélération appréciable du rythme de croissance du crédit durant les derniers mois, ce qui indique que la baisse récente du taux directeur de la Banque du Canada, lequel s'établit maintenant à un creux record, n'a pas fait augmenter les emprunts personnels. Selon le rapport, bien que le niveau global d'endettement des ménages canadiens affiche une tendance à la hausse, les taux de défaillance continuent de décliner et se situent actuellement à leur plus bas niveau depuis 2009.

« Même si les Canadiens sont plus endettés, il est évident que la vaste majorité d'entre eux acquittent leurs factures à temps », déclare M. Tal. « Le taux de défaillance des prêts hypothécaires continue de baisser - il se situe en deçà de 0,3 %, et celui de l'Ontario est le plus faible au pays, à 0,15 % - alors que Toronto demeure l'un des marchés où le prix des maisons est le plus élevé au Canada. Il en va de même en Alberta, où la volatilité du marché du travail dans le secteur de l'énergie n'a pas eu d'incidence sur la capacité des ménages à rembourser leurs dettes. »

M. Tal ajoute que bien que la proportion des dettes des consommateurs liées aux sommes empruntées sur les cartes de crédit augmente lentement, le taux de défaillance de l'ensemble du crédit à la consommation, dont les cartes de crédit, les marges de crédit et les emprunts à terme, est en baisse. « L'accélération récente de l'activité liée aux cartes de crédit signifie en partie que les Canadiens ne transfèrent pas autant de dettes sur cartes de crédit à d'autres portefeuilles de crédit. »

Le rapport complet de Marchés mondiaux CIBC est publié à l'adresse suivante : http://research.cibcwm.com/economic_public/download/hca-150916.pdf (en anglais)

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SOURCE Marchés Mondiaux CIBC

Renseignements :

Benjamin Tal, économiste en chef adjoint, Marchés mondiaux CIBC inc., 416 956-3698, benjamin.tal@cibc.ca, ou Kevin Dove, chef, Communications externes, Banque CIBC, 416 980-8835, kevin.dove@cibc.com


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