L'économie du Québec est solide, mais sera moins performante que la moyenne
du pays pendant deux ans

D'autres provinces reprendront le terrain perdu en 2010

MONTRÉAL, le 28 janv. /CNW/ - Si l'économie du Québec a affiché une meilleure performance que la moyenne nationale au cours des deux dernières années, la faiblesse de certains secteurs clés fera glisser la croissance de la province sous la moyenne canadienne en 2010 et en 2011, selon un nouveau rapport de Marchés mondiaux CIBC.

"Au Québec, le déclin du PIB réel en 2009 s'est avéré moins marqué que dans les provinces du centre du Canada", remarque Warren Lovely, économiste principal, dans le dernier numéro du rapport Economic Insights de la Banque CIBC. "En fait, la croissance du Québec par rapport à celle de l'Ontario n'a jamais été aussi forte en près de deux décennies. Cela dit, si l'économie du Québec s'en tire sans trop de dommages, la province doit s'attendre à perdre son avance dans les premières phases de la reprise."

M. Lovely prévoit une croissance du PIB dans la province de 2,2 % en 2010 et de 2,7 % en 2011, juste en dessous de la moyenne nationale, qui s'établit à 2,3 % et à 3,0 %. "Comme il dépend relativement peu de l'automobile et est diversifié, le secteur de la fabrication au Québec a été moins frappé par la récession. En revanche, la foresterie est toujours en déclin, le secteur de l'aluminium doit composer avec une nouvelle capacité de production à l'échelle mondiale et le secteur du raffinage a perdu de son importance. La demande a également diminué dans l'aérospatiale."

M. Lovely fait remarquer que l'économie a profité des incitatifs fiscaux efficaces mis en place en temps voulu, et que le lancement de projets dans le secteur public a stimulé l'investissement et la création d'emplois. Comme pour d'autres régions du pays, le gouvernement continuera d'offrir son soutien à la province en 2010. "Globalement, la hausse du taux de chômage a été considérablement moindre au Québec que dans d'autres provinces", ajoute M. Lovely. "Le fait que le marché du travail y soit relativement plus solide contribue à la vigueur de la demande de biens de consommation et du marché de l'habitation. Cela dit, compte tenu du rendement antérieur de la province, il sera plus ardu d'y reprendre du terrain."

Selon les auteurs du rapport, la reprise économique ne sera pas uniforme dans l'ensemble du pays. En effet, grâce à la vigueur de ses secteurs du pétrole, de la potasse, de l'agriculture et de l'uranium, la Saskatchewan devrait afficher la meilleure croissance économique au pays en 2010, avec une augmentation de son PIB de 3,0 %. Les bonnes perspectives d'emploi continueront à encourager l'immigration, et la croissance de la population de la province devrait être supérieure à tout ce qui a été vu au cours des 30 dernières années.

L'économie de la Colombie-Britannique se classera au deuxième rang en 2010 avec une croissance de 2,8 % grâce à la vigueur de son secteur des ressources. La province verra aussi une augmentation de ses exportations, et l'expansion de ses infrastructures de transport lui permettra de tirer parti de son statut de porte vers l'Asie. Selon M. Lovely, la fin des dépenses liées à la tenue des Jeux olympiques ne constitue pas une entrave majeure. Par ailleurs, il souligne que l'harmonisation de la taxe de vente devrait favoriser l'investissement et doper la croissance de la productivité.

Il prévoit que Terre-Neuve-et-Labrador connaîtra une forte reprise cette année : son PIB augmentera de 2,6 % alors que la production de la province se remettra des difficultés auxquelles elle s'est heurtée en 2009. L'économie profitera également de la hausse des dépenses de consommation et des investissements commerciaux. Si tout va bien, la croissance de la province en 2011 devrait augmenter encore et atteindre 3,3 % grâce à d'importants projets dans le secteur de l'énergie ayant un fort potentiel de croissance à long terme.

L'existence de nouveaux intrants économiques, accompagnée d'une reprise des prix des produits de base, suscite un retour des investissements en Alberta. Mais la frilosité des consommateurs laisse croire que la reprise sera lente en 2010, avec une augmentation du PIB de 2,4 %. La croissance devrait cependant atteindre 4,2 % d'ici 2011, soit le meilleur taux au pays, tout juste devant la Saskatchewan.

En Ontario, durement touchée, la reconstitution des stocks permettra au PIB de croître plus rapidement que le PIB canadien moyen en 2010 pour la première fois depuis que le dollar canadien a commencé à sérieusement s'apprécier. Cette reprise pourrait cependant être temporaire puisque la surévaluation du dollar canadien et le retour à une croissance anémique aux États-Unis devraient peser lourdement sur l'économie de la province. Par ailleurs, l'harmonisation de la taxe de vente et les réductions de l'impôt des entreprises doperont la compétitivité et permettront de créer des emplois. L'intérêt porté aux secteurs émergents, comme l'énergie verte, devrait aussi rapporter des dividendes. L'Ontario profitera aussi de façon disproportionnée de la croissance du secteur bancaire canadien.

Le Manitoba est sorti relativement indemne de la récession, et sa croissance a été supérieure à la moyenne nationale pour une quatrième année de suite en 2009. Comme la province a moins de rattrapage à faire, sa croissance devrait être tout juste égale à la moyenne nationale avec 2,3 % en 2010 et grimpera à 3,1 % en 2011.

Les Maritimes ne pourront probablement pas répéter leur solide performance des dernières années, mais leurs gains, sans être spectaculaires, seront tout de même honnêtes en 2010-2011.

    
    PIB réel
    -------------------------------------------------------------------------
    Variation       PIB en             Prévisions de la Banque CIBC
    annuelle en %     2008     ----------------------------------------------
                                      2009             2010             2011
    -------------------------------------------------------------------------
    C.-B.             0,0             -2,2              2,8              3,4
    -------------------------------------------------------------------------
    Alberta           0,0             -2,6              2,4              4,2
    -------------------------------------------------------------------------
    Sask.             4,2             -1,7              3,0              4,1
    -------------------------------------------------------------------------
    Man.              2,0             -0,2              2,3              3,1
    -------------------------------------------------------------------------
    Ont.             -0,5             -3,5              2,4              2,8
    -------------------------------------------------------------------------
    Qué               1,0             -1,4              2,2              2,7
    -------------------------------------------------------------------------
    N.-B.             0,0             -0,7              2,2              2,8
    -------------------------------------------------------------------------
    N.-É.             2,2             -0,4              2,1              2,6
    -------------------------------------------------------------------------
    Î.-P.-É.          0,5             -0,5              1,8              2,4
    -------------------------------------------------------------------------
    T-N.-L.           0,5             -3,5              2,6              3,3
    -------------------------------------------------------------------------
    Canada            0,4             -2,5              2,3              3,0
    -------------------------------------------------------------------------
    États-Unis        0,4             -2,5              2,8              2,4
    -------------------------------------------------------------------------
    Source : Banque CIBC, Statistique Canada
    

Vous pouvez consulter le rapport intégral de Marchés mondiaux CIBC à : http://research.cibcwm.com/economic_public/download/sjan10.pdf

Le secteur des services bancaires de gros de la Banque CIBC offre une gamme complète de produits de crédit intégré et de marchés des capitaux, de services bancaires d'investissement et de services de banque d'affaires à des clients des marchés financiers clés en Amérique du Nord et partout dans le monde. Nous proposons également des solutions novatrices et des services consultatifs dans un vaste éventail de secteurs et nous fournissons des études de premier ordre à notre clientèle d'investisseurs constituée de sociétés, de gouvernements et d'institutions.

SOURCE Marchés mondiaux CIBC

Renseignements : Renseignements: Warren Lovely, économiste principal, Marchés mondiaux CIBC, (416) 594-8041, warren.lovely@cibc.ca, ou Kevin Dove, Communications et affaires publiques, (416) 980-8835, kevin.dove@cibc.ca


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