L'économie de Toronto affichera le meilleur taux de croissance parmi les régions métropolitaines en 2017

L'économie de Hamilton reste stable, tandis que celle d'Ottawa-Gatineau se renforce

OTTAWA, le 25 mai 2017 /CNW/ - L'économie de Toronto devrait progresser de 2,7 % en 2017, soit le taux de croissance le plus élevé des 13 régions métropolitaines de recensement couvertes par l'édition du printemps 2017 de la Note de conjoncture métropolitaine du Conference Board du Canada. Ailleurs en Ontario, l'économie d'Ottawa-Gatineau devrait afficher sa croissance la plus forte en sept ans, alors que celle de Hamilton devrait continuer de reposer sur une assise solide.

« Même si l'on s'attend à un ralentissement de la croissance économique en 2017, Toronto enregistrera tout de même le meilleur taux de croissance économique au Canada cette année », déclare Alan Arcand, directeur associé du Centre des études municipales du Conference Board du Canada. « L'économie de Hamilton devrait croître de 2,0 % cette année, prolongeant ainsi la succession de gains de 2 % ou plus amorcée en 2014. Par ailleurs, le dynamisme économique observé à Ottawa-Gatineau propulsera la croissance à 2,3 % grâce à l'expansion du secteur public et aux perspectives prometteuses du tourisme, soutenues par l'afflux des touristes qui prendront part aux festivités et aux activités du 150e anniversaire de la Confédération dans la capitale nationale. »

Faits saillants

  • Le PIB réel de Toronto devrait faire un bond de 2,7 % en 2017 et de 2,5 % en 2018.
  • La croissance économique restera stable à Hamilton, où le PIB réel devrait augmenter de 2,0 % en 2017 et en 2018.
  • On prévoit que l'économie d'Ottawa-Gatineau, profitant de l'essor du tourisme favorisé par les célébrations du 150e anniversaire de la Confédération canadienne, croîtra de 2,3 % cette année.

Toronto
L'économie de Toronto a très bien démarré l'année, éperonnée essentiellement par un marché du logement en pleine expansion. De fait, les mises en chantier ont atteint le taux annuel désaisonnalisé de 46 800 unités au premier trimestre, soit bien au-delà du taux moyen sur dix ans d'environ 36 000 unités. Le marché de la revente a été tout aussi vigoureux. Toutefois, on prévoit un ralentissement de l'activité dans le secteur du logement d'ici à la fin de l'année, occasionné en partie par l'adoption de nouvelles mesures par le gouvernement ontarien visant à freiner la croissance des prix de l'immobilier et à rendre les logements plus abordables.   

Dans ce contexte, il ne faut pas s'étonner de voir que c'est le secteur de la finance, des assurances et de l'immobilier qui affichera la plus forte croissance de l'industrie, même si le rythme de l'expansion devrait ralentir à 3,3 % cette année contre 5,2 % en 2016. Ailleurs, l'activité manufacturière devrait faiblir, provoquant ainsi un tassement de la croissance - qui demeurera par ailleurs honorable - dans le secteur des transports et de l'entreposage. Par contre, l'activité dans le secteur des services personnels est en voie de s'accélérer cette année, grâce notamment au nombre accru de touristes que la baisse du dollar canadien fait affluer.

Du côté de la construction, la croissance de la production devrait s'essouffler après avoir évolué à un rythme effréné ces deux dernières années, mais elle s'établira tout de même au taux vigoureux de 2,9 %. Les mises en chantier sont en passe d'atteindre en moyenne 40 800 unités en 2017, soit une hausse de 4,5 % par rapport à 2016. L'activité dans le secteur de la construction sera soutenue également par bon nombre de projets privés à vocation non résidentielle et de projets d'infrastructure publique.

Stimulée par ces excellentes perspectives, l'économie torontoise continuera de créer des emplois. De fait, la croissance de l'emploi devrait atteindre 1,9 % cette année, soit bien au-delà de la moyenne nationale de 1 %. Cette conjoncture favorable du marché du travail continuera d'attirer les nouveaux arrivants - on s'attend à ce que la population de la région métropolitaine augmente de 1,8 % ou 112 000 habitants cette année.    

Hamilton
Selon nos prévisions, l'économie de Hamilton croîtra à un taux stable - 2,0 % - tant en 2017 qu'en 2018. Le marché du logement de la région s'est aussi retrouvé en pleine effervescence en raison notamment du débordement de la demande émanant de Toronto et d'autres régions avoisinantes. Par conséquent, le secteur de la finance, des assurances et de l'immobilier devrait afficher l'une des meilleures performances de tous les secteurs cette année. Même si elles se limiteront à environ 2 700 unités cette année, les mises en chantier se situeront dans la moyenne des dix dernières années. Toutefois, grâce à la vigueur de l'investissement dans l'infrastructure et de l'investissement non résidentiel, la production totale du secteur de la construction est en voie de s'accroître au rythme de 1,2 % en 2017.    

La croissance économique sera stimulée également par deux secteurs axés sur les exportations - la fabrication et le tourisme -, qui continueront de bénéficier de la dépréciation du dollar canadien et d'une consommation soutenue aux États-Unis. La production manufacturière devrait afficher une croissance projetée de 1,3 % en 2017, tandis que dans le secteur des services personnels, qui comprend l'hébergement, la restauration, ainsi que les arts, les divertissements et les loisirs, la production devrait augmenter de 2,1 %.

Entretemps, après avoir accusé une contraction au cours de trois des cinq dernières années, les transports et l'entreposage, forts d'une expansion de 2,1 %, devraient former l'un des secteurs qui contribueront le plus à l'économie de Hamilton. Ce secteur devra son redressement aux investissements massifs dans le Port de Hamilton et à la décision de plusieurs compagnies aériennes d'accroître leurs options de vols en partance de l'aéroport international John C. Munro de Hamilton.

La croissance de l'emploi devrait s'accélérer cette année : 2 600 nouveaux emplois nets devraient voir le jour contre 1 400 seulement en 2016. Cette hausse devrait faire reculer le taux de chômage dans la région métropolitaine et favoriser du même coup une croissance solide de la consommation des ménages. 

Ottawa-Gatineau
Stimulée par le dégel de l'embauche dans son secteur de l'administration publique si important et par la vigueur de l'activité touristique, la région d'Ottawa-Gatineau verra la croissance de son PIB réel atteindre 2,3 % en 2017, sa plus forte depuis 2010. En 2016, l'emploi dans l'administration publique, qui représente le cinquième de l'emploi total, a connu sa croissance la plus rapide en sept ans, et une nouvelle hausse est attendue en 2017. Par conséquent, la production du secteur devrait bondir de 2,5 % cette année.

C'est dans le secteur des services personnels qu'on observera la hausse de la production la plus forte en 2017, soit 4,3 %. Cette croissance sera stimulée par les dépenses liées au tourisme, alors que les visiteurs se multiplieront dans la capitale dans le cadre des festivités du 150e anniversaire du Canada et que la ville sera l'hôte de plusieurs événements sportifs dont la 105e Coupe Grey et un match de la LNH en plein air. De son côté, le secteur des services aux entreprises, qui englobe l'activité axée sur les technologies de pointe, devrait enregistrer une expansion de 2,4 % cette année, après être resté pratiquement inchangé en 2016.

Le secteur de la construction d'Ottawa devrait profiter d'une vigueur généralisée, alimentée notamment par les travaux d'aménagement du réseau de train léger sur rail. La phase 1 du réseau, au coût de 2,1 G$, constitue le plus grand projet d'infrastructure de l'histoire de la ville. Les mises en chantier devraient s'accroître légèrement pour atteindre 7 250 unités cette année, alors que la diminution des stocks d'appartements invendus encourage les constructeurs d'habitations neuves à lancer de nouveaux chantiers. Dans l'ensemble, la production du secteur de la construction devrait augmenter de 2,0 % cette année.  

Les prévisions pour Ottawa-Gatineau ayant été établies avant les inondations du printemps, elles ne tiennent pas compte de l'impact de celles-ci. Il convient de noter que les dommages causés par les catastrophes naturelles n'entrent pas dans le calcul du PIB, sauf sous la forme de perte de production ou d'interruption des achats. La reconstruction, en revanche, si. Par conséquent, les inondations sont susceptibles d'engendrer une activité économique additionnelle à mesure que les services publics nettoieront les zones sinistrées et que les ménages répareront leur maison et remplaceront leurs meubles, véhicules et autres.

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SOURCE Le Conference Board du Canada

Renseignements : Juline Ranger, directrice, Communications, Le Conference Board du Canada, Tél. : 613-526-3090, poste 431, Courriel : corpcomm@conferenceboard.ca; ou, Natasha Jamieson, Relations avec les médias, Le Conference Board du Canada, Tél. : 613-526-3090, poste 307, Courriel : corpcomm@conferenceboard.ca.

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