Le VPH ne menace pas que les femmes : les cancers de la bouche et de la gorge en forte hausse chez les hommes

La Société canadienne du cancer encourage vivement les Canadiens à faire vacciner leurs enfants contre un virus carcinogène

TORONTO, le 19 oct. 2016 /CNW/ - Les taux de cancers de la bouche et de la gorge causés par le virus du papillome humain (VPH) grimpent en flèche chez les hommes canadiens et sont sur le point de dépasser le taux de cancer du col de l'utérus chez les femmes, selon un rapport spécial diffusé aujourd'hui par la Société canadienne du cancer. Le rapport, Statistiques canadiennes sur le cancer 2016, a été produit en partenariat avec l'Agence de santé publique du Canada et Statistique Canada.

En 2016, près de 4400 Canadiens recevront un diagnostic de cancer associé au VPH et quelque 1200 Canadiens succomberont à un cancer associé au VPH. L'incidence des cancers de la bouche et de la gorge associés au VPH a fait un bond considérable de 56 % chez les hommes et de 17 % chez les femmes entre 1992 et 2012. À l'heure actuelle au Canada, les cancers de la bouche et de la gorge représentent environ le tiers de tous les cancers associés au VPH.

La Société exhorte les Canadiens à demander le vaccin anti-VPH, un moyen sûr et efficace de prévenir l'infection à l'origine des cancers.

« Ce rapport nous fournit les premières données sur le nombre de Canadiens atteints de cancers associés au VPH, précise André Beaulieu, porte-parole de la Société canadienne du cancer. Ces types de cancer sont en grande partie évitables grâce à la vaccination. En vaccinant vos enfants, vous les aidez à se protéger du cancer dans le futur. »

Le vaccin anti-VPH est facilement accessible dans le cadre de programmes en milieu scolaire financés par l'État. Il est offert aux filles d'un océan à l'autre, mais aux garçons de seulement six provinces (Alberta, Manitoba, Nouvelle-Écosse, Ontario, Île-du-Prince-Édouard et Québec, mais pas en Colombie-Britannique, au Nouveau-Brunswick, à Terre-Neuve et Labrador, en Saskatchewan et dans les territoires). La Société presse les 4 provinces et 3 territoires qui ne l'ont pas encore fait, d'étendre leurs programmes à tous les garçons.

« Plus il y aura de garçons et de filles qui recevront le vaccin, plus il y aura de cas de cancer évités. C'est aussi simple que ça », ajoute M. Beaulieu.

Le rapport d'aujourd'hui montre combien il est important de prendre des mesures préventives pour stopper plus de cancers avant qu'ils n'apparaissent. Alors que le Canada se trouve devant une hausse prévue de 40 % du nombre de cas de cancer entre 2015 et 2030 (au moins 30 % au Québec), il est essentiel de réduire les risques de cancer sur tous les fronts, qu'il s'agisse du VPH, du tabac ou de l'obésité. Selon les estimations, il est possible de prévenir près de la moitié des cancers avec un mode de vie sain et des politiques qui protègent la santé des Canadiens.

Renseignements supplémentaires sur le VPH
L'infection à VPH est la maladie transmise sexuellement la plus fréquente au Canada et dans le monde entier, et la plupart des personnes sexuellement actives en contracteront une au cours de leur vie. La majorité des personnes touchées ne savent même jamais qu'elles le sont, car la plupart des infections disparaissent en l'espace de deux ans et n'entraînent aucun symptôme physique. Cependant, certaines infections sont sérieuses et peuvent mener au cancer. Il existe plus de 100 différents types de VPH, dont environ 25 qui sont des causes connues ou présumées de cancer.

Le VPH cause :

  • tous les cancers du col de l'utérus
  • de 25 à 35 % des cancers de l'oropharynx et de la cavité buccale (bouche et gorge)
  • de 80 à 90 % des cancers de l'anus
  • 40 % des cancers du vagin et de la vulve
  • de 40 à 50 % des cancers du pénis

On sait depuis des décennies que le VPH cause le cancer du col de l'utérus, mais bon nombre de personnes ignorent qu'il cause aussi ces autres types de cancer et qu'il frappe également les hommes. Ce rapport révèle que seuls 35 % des cancers associés au VPH sont des cancers du col de l'utérus. En réalité, les cancers de la bouche et de la gorge associés au VPH sont aussi nombreux que ceux du col de l'utérus au Canada. Dans un cas sur trois, ces cancers associés au VPH sont diagnostiqués chez des hommes.

« Le mot "éradiquer" n'a jamais été employé dans le cas d'un cancer, dit le Dr Eduardo Franco, expert de réputation internationale dans le domaine du VPH et directeur du Département d'oncologie de la Faculté de médecine de l'Université McGill. Mais les futurs historiens décriront peut-être le cancer du col de l'utérus comme une maladie qui a touché seulement les générations précédentes de Canadiennes. Pour que cet objectif soit atteint, il est impératif que les Canadiens adoptent les nouvelles avancées en matière de santé publique, lesquelles améliorent de façon importante la lutte contre le cancer et sa prévention. »

La majorité des cancers associés au VPH sont dus à deux types de celui-ci (VPH16 et VPH18). La vaccination permet de prévenir presque totalement les infections par ces deux types.

Renseignements supplémentaires sur les vaccins anti-VPH
Trois vaccins anti-VPH sont offerts au Canada. Ils confèrent tous une protection très efficace contre les types de VPH qu'ils ciblent et couvrent les types à haut risque (carcinogènes) courants 16 et 18. Les vaccins ont une efficacité maximale lorsqu'ils sont administrés avant le début de la vie sexuelle, quand la probabilité d'une infection antérieure est faible. C'est pourquoi les programmes financés par l'État s'adressent aux enfants d'âge scolaire. En outre, le système immunitaire répond mieux lorsque le vaccin est reçu à un jeune âge.

Des recherches exhaustives indiquent que les vaccins sont sûrs, qu'ils sont bien tolérés et qu'ils n'augmentent pas le risque de réactions indésirables graves. Les effets secondaires les plus fréquents sont une sensibilité, une enflure, des démangeaisons et une rougeur au point d'injection de même que l'évanouissement.

Bien que le vaccin soit accessible pour les filles canadiennes par l'entremise de programmes scolaires, le nombre d'enfants vaccinés est trop bas. Les taux de vaccination vont de 43 à 91 % au pays, et dépassent 80 % dans seulement deux provinces (Terre-Neuve et Île-du-Prince-Édouard). La Société exhorte les écoles et les professionnels de la santé à promouvoir le vaccin en tant que stratégie sûre et efficace de prévention du cancer, et exhorte les parents à signer le formulaire d'autorisation de vaccination que leurs enfants ramènent de l'école. La Société demande aussi aux provinces et aux territoires qui ne l'ont pas encore fait d'élargir leurs programmes de vaccination aux garçons.

Points saillants - Statistiques canadiennes sur le cancer 2016

  • Le cancer demeure la première cause de mortalité au Canada : 30 % des décès y sont attribuables.

  • On estime qu'il y aura 202 400 nouveaux cas de cancer - 51 900 au Québec (excluant les cas de cancer de la peau autre que le mélanome) et 78 800 décès dus au cancer au Canada (21 300 au Québec) en 2016.

  • Quatre types de cancer (poumon, sein, colorectal et prostate) représentent 50 % des nouveaux cas de cancer.

  • Les cancers du poumon, colorectal, du sein et du pancréas sont les principales causes de mortalité par cancer, celui du poumon représentant plus de 25 % de tous les décès dus à la maladie (30 % au Québec).

  • Aujourd'hui, plus de 60 % des Canadiens atteints de cancer survivent au moins cinq ans après un diagnostic de cancer (taux ajusté en fonction des autres causes de décès). Cependant, ce taux varie considérablement selon le type de cancer.

  • Les taux de cancer (ajustés en fonction de l'âge) sont relativement stables pour les nouveaux cas et diminuent pour les décès. Cependant, le nombre de nouveaux cas de cancer et de décès par cancer continue de grimper à mesure que la population canadienne s'accroît et vieillit.

  • On estime que 2 Canadiens sur 5 pourraient recevoir un diagnostic de cancer au cours de leur vie, et que 1 Canadien sur 4 sera emporté par la maladie.

  • Depuis les 30 dernières années, le taux de mortalité pour tous les cancers confondus est en baisse chez les hommes et chez les femmes sauf pour le cancer de l'utérus chez les femmes et le cancer du foie chez les deux sexes.

À propos des Statistiques canadiennes sur le cancer 2016

Le rapport Statistiques canadiennes sur le cancer 2016 a été préparé grâce à un partenariat entre la Société canadienne du cancer, l'Agence de santé publique du Canada, Statistique Canada ainsi que les registres du cancer provinciaux et territoriaux. Pour en savoir plus sur les Statistiques canadiennes sur le cancer 2016, visitez le cancer.ca/statistiques.

Fiche d'information : VPH

Fiche d'information : Statistiques générales sur le cancer 2016

Renseignements supplémentaires sur le VPH et les vaccins anti-VPH.

À propos de la Société canadienne du cancer
La Société canadienne du cancer est un organisme bénévole national, à caractère communautaire, dont la mission est l'éradication du cancer et l'amélioration de la qualité de vie des personnes touchées par le cancer. Grâce à nos donateurs et à nos bénévoles, la Société est l'organisme qui a le plus d'impact, sur le plus de cancers, dans le plus de collectivités au Canada. Pour plus d'information, visitez cancer.ca ou appelez sans frais notre Service bilingue d'information sur le cancer au 1 888 939-3333 (ATS : 1 866 786-3934).

Fiche d'information médias no 1 : Statistiques canadiennes sur le cancer
Sujet particulier : cancers associés au VPH (cancers à VPH)

Le rapport Statistiques canadiennes sur le cancer 2016 a été diffusé aujourd'hui par la Société canadienne du cancer, en collaboration avec l'Agence de santé publique du Canada et Statistique Canada. Il comprend un chapitre sur un sujet particulier : les cancers associés au VPH au Canada.

Aperçu

Le rapport révèle que le taux d'incidence des cancers de la bouche et de la gorge associés au virus du papillome humain (VPH) a augmenté de 56 % chez les hommes et de 17 % chez les femmes en l'espace de 20 ans (1992-2012). Le risque de cancer de la bouche ou de la gorge associé au VPH chez les hommes canadiens est plus de quatre fois supérieur à celui que courent les femmes. Une explication possible serait que les hommes sont plus susceptibles de contracter des infections buccales à VPH et mettent plus de temps à les éliminer que les femmes. Si la récente tendance se maintient, le taux de cancers de la bouche et de la gorge associés au VPH chez les hommes dépassera bientôt le taux de cancer du col de l'utérus chez les femmes.

En 2016, près de 4400 Canadiens apprendront qu'ils sont atteints d'un cancer associé au VPH. Selon les estimations, il s'agira d'un cancer de la bouche ou de la gorge dans environ le tiers des cas. Les cancers du col de l'utérus représenteront un autre tiers des cas.

Points saillants

Le VPH est associé à de nombreux types de cancer chez les deux sexes

  • En 2012, un cancer associé au VPH a été diagnostiqué chez 3760 Canadiens. On prévoit que ce nombre frôlera les 4400 en 2016. Près de 1200 Canadiens mourront d'un cancer associé au VPH cette année.
    • En 2012, un cancer associé au VPH a été diagnostiqué chez 830 Québécois. Selon les estimations, il s'agira d'un cancer de la bouche ou de la gorge dans environ 330 des cas. Les cancers du col de l'utérus représenteront un autre 290 des cas.

  • Les cancers du col de l'utérus représentaient 35 % des cancers associés au VPH; différentes parties du corps étaient touchées dans le reste des cas (65 %).

  • Il y a eu à peu près autant de nouveaux cas de cancers de la bouche et de la gorge associés au VPH que de cas de cancer du col de l'utérus.

  • Dans 1 cas sur 3, les cancers associés au VPH sont survenus chez des hommes.

Le vaccin anti-VPH joue un rôle crucial dans la prévention du cancer, l'une des grandes priorités de la Société canadienne du cancer

  • Deux types de VPH à haut risque (types 16 et 18) causent 70 % des cancers du col de l'utérus, en plus d'une forte proportion des cancers du vagin, de la vulve, de l'anus, du pénis et de la bouche/gorge associés au VPH. Les vaccins anti-VPH préviennent les infections dues à ces deux types de VPH.

  • Bien qu'à l'heure actuelle les vaccins ne soient pas approuvés pour la prévention des cancers de la bouche et de la gorge, le VPH 16 est présent dans quelque 90 % des cas de cancer de la bouche ou de la gorge associés au VPH, et des données d'études cliniques récentes montrent que la vaccination contre le VPH prévient la vaste majorité des infections à l'origine de ces cancers.

  • Les trois vaccins offerts au Canada sont extrêmement efficaces contre les types de VPH qu'ils ciblent. Ils ont une efficacité maximale lorsqu'ils sont administrés avant le début de la vie sexuelle active, quand la probabilité d'une infection antérieure est faible. C'est pourquoi les programmes financés par l'État s'adressent à des jeunes.

  • Des recherches exhaustives indiquent que les vaccins sont sûrs et bien tolérés. Les effets secondaires les plus courants sont une sensibilité, une enflure et une rougeur au point d'injection, de même qu'une sensation d'ébriété, des étourdissements, des nausées, des maux de tête ou de la fièvre.

  • Des études montrent que les programmes de vaccination contre le VPH ont déjà permis de réduire les lésions précancéreuses du col de l'utérus chez les Canadiennes.

La Société canadienne du cancer réclame la vaccination contre le VPH, pour les hommes et pour les femmes, afin d'aider à les protéger du cancer.

  • Les filles et les garçons de 9 ans et plus peuvent recevoir le vaccin anti-VPH pour réduire leur risque d'être atteints de cancers associés aux VPH.

  • Nous exhortons les parents de faire vacciner leurs filles et leurs garçons dans le cadre des programmes de vaccination gratuite dans les écoles, lorsqu'ils y ont accès. Le vaccin contre les infections par les VPH fait partie du calendrier de vaccination du Programme québécois d'immunisation. Le vaccin est offert gratuitement aux filles, et, depuis le 1er septembre 2016, aux garçons de la 4e année du primaire.

  • La Société demande que les programmes de vaccination contre le VPH soient étendus aux garçons dans les 4 provinces et territoires qui n'ont pas encore de programme en milieu scolaire pour les garçons, soit la Colombie-Britannique, la Saskatchewan, le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve ainsi que les trois territoires canadiens.

La Société continuera de jouer un rôle clé dans la réduction du fardeau des cancers associés au VPH :

  • En finançant les meilleurs projets de recherche au Canada pour trouver plus de réponses sur les cancers associés au VPH, plus particulièrement sur ceux de la bouche et de la gorge. Dans les 15 dernières années, nous avons investi 4 M$ dans des recherches de calibre mondial sur les cancers associés au VPH. Dès les années 1990, subventionné par la Société canadienne du cancer, le Dr Eduardo Franco, expert de réputation internationale dans le domaine du VPH et directeur du Département d'oncologie de la Faculté de médecine de l'Université McGill, a montré que le VPH était la cause principale du cancer du col de l'utérus.
  • En demandant au nom des Canadiens, dans le cadre d'activités de défense de l'intérêt public, que les programmes de vaccination contre le VPH soient étendus aux garçons dans les provinces qui n'ont pas encore de programme en milieu scolaire pour les garçons.

  • En sensibilisant les parents aux programmes de vaccination et en fournissant de l'information pour ceux qui souhaitent faire vacciner leurs enfants.

  • En encourageant les personnes non admissibles au vaccin anti-VPH financé par l'État à discuter avec leur professionnel de la santé de la pertinence de ce vaccin pour elles.

Renseignements supplémentaires sur le VPH

En 2012, 3760 Canadiens ont reçu un diagnostic de cancer associé au VPH, et le nombre devrait grimper à 4375 en 2016. Plus de 40 types de VPH peuvent infecter la région anogénitale, dont la peau du pénis, la vulve et l'anus, la muqueuse du vagin, le col de l'utérus et le rectum. Ils peuvent aussi infecter la muqueuse de la bouche et la gorge, notamment l'oropharynx (y compris la base de la langue et les amygdales).

C'est en 2006 que le premier vaccin prophylactique contre le VPH a été lancé au Canada. Depuis, les cancers associés au VPH et leur prévention ont attiré de plus en plus d'attention. Toutefois, sauf pour le cancer du col de l'utérus, il existait peu de données sur les cancers associés au VPH au Canada. Il est important de mesurer le fardeau de ces cancers dans la population pour plusieurs raisons, entre autres pour planifier et évaluer la prévention.

À propos des Statistiques canadiennes sur le cancer

Le rapport Statistiques canadiennes sur le cancer est une publication annuelle qui donne des estimations du fardeau du cancer au Canada pour l'année courante. Le rapport de 2016 est la 30e édition des Statistiques canadiennes sur le cancer. Il a été préparé grâce à un partenariat entre la Société canadienne du cancer, l'Agence de santé publique du Canada, Statistique Canada ainsi que les registres du cancer provinciaux et territoriaux.

À propos de la Société canadienne du cancer

La Société canadienne du cancer est un organisme bénévole national, à caractère communautaire, dont la mission est l'éradication du cancer et l'amélioration de la qualité de vie des personnes touchées par le cancer. Pour en savoir plus sur le cancer, visitez notre site Web cancer.ca ou appelez notre Service d'information sur le cancer, un service gratuit et bilingue, au 1 888 939-3333.

Fiche d'information médias no 2 : Statistiques canadiennes sur le cancer 2016

Le cancer au Canada : les faits en bref

La Société canadienne du cancer a fait paraître aujourd'hui les Statistiques canadiennes sur le cancer 2016, en collaboration avec l'Agence de la santé publique du Canada et Statistique Canada.

Estimation des nouveaux cas et des décès

En 2016 :

  • On estime qu'il y aura 202 400 nouveaux cas de cancer au Canada - 51 900 au Québec (exclusion faite des cas de cancer de la peau autre que le mélanome).
  • On estime qu'il y aura 78 800 décès causés par le cancer (21 300 au Québec).

En moyenne, toutes les heures, 23 personnes apprennent qu'elles ont le cancer et environ neuf personnes meurent de la maladie.

  • La moitié (50 %) des cas nouvellement diagnostiqués seront des cancers de la prostate, du sein, du poumon et colorectaux.

  • En 2016, près de 70 % des nouveaux cas de cancer et près de 62 % des décès par cancer toucheront des Canadiens de 50 à 79 ans. C'est chez les Canadiens de 60 à 69 ans qu'on enregistrera la plus forte proportion de nouveaux cas de cancer (28 %, soit 56 400 cas) et chez ceux de 80 ans ou plus que les décès par cancer seront les plus nombreux (34 %, soit 26 900).

Le nombre de nouveaux cas de cancer et de décès par cancer continue de croître à mesure que la population canadienne augmente et vieillit.

Cancer de la prostate

  • Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les Canadiens (21 % de l'ensemble des nouveaux cas de cancer chez les hommes).

  • En 2015, on estime qu'environ 21 600 Canadiens (4700 Québécois) recevront un diagnostic de cancer de la prostate et qu'environ 4000 mourront de cette maladie (860 au Québec). 

  • Le taux d'incidence du cancer de la prostate et le taux de mortalité due à ce cancer sont tous les deux à la baisse. Le taux de mortalité a subi un recul important de 3,1 % par année entre 2003 et 2012, ce qui est vraisemblablement attribuable à une amélioration du traitement.

Cancer du sein

  • Le cancer du sein demeure le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les Canadiennes (26 % de l'ensemble des nouveaux cas de cancer chez les femmes).

  • En 2016, on estime qu'environ 25 700 Canadiennes (6300 Québécoises) recevront un diagnostic de cancer du sein et qu'environ 4900 mourront de cette maladie (1300 Québécoises).

  • Le taux de mortalité a diminué de 44 % depuis le sommet de 1987. Ces dernières années (2003-2012), il a baissé en moyenne de 2,6 % par année. Ces réductions sont attribuées à un diagnostic plus précoce grâce au dépistage par mammographie, et à l'accessibilité de traitements plus efficaces. Le taux de mortalité par cancer du sein est actuellement à son niveau le plus bas depuis 1950.

  • De 1987 à 2012, on estime que plus de 32 000 décès par cancer du sein ont été évités grâce à une amélioration des traitements et au recours plus fréquent au dépistage par mammographie.

Cancer du poumon

  • Le cancer du poumon demeure la principale cause de décès par cancer tant chez les hommes que chez les femmes (30 % des décès liés au cancer au Québec).

  • En 2016, on estime qu'environ 28 400 Canadiens (8600 Québécois) recevront un diagnostic de cancer du poumon et qu'environ 20 800 mourront de cette maladie (6500 au Québec).

  • Le cancer du poumon tue plus de Canadiens que les cancers du sein, de la prostate et colorectal réunis.

  • Plus de 85 % des cancers du poumon sont causés par le tabagisme. Les autres causes sont le radon, l'exposition à l'amiante, la pollution atmosphérique, certaines pneumopathies, les antécédents familiaux de cancer du poumon et l'exposition à certains produits chimiques en milieu de travail.

  • Chez les femmes :
    • En 2016, on estime qu'environ 14 400 Canadiennes (4200 Québécoises ou 29 % du nombre de cas au pays) recevront un diagnostic de cancer du poumon et que 9800 mourront de cette maladie (3000 au Québec ou 30 % des décès par cancer du poumon au pays).
    • Le taux d'incidence du cancer du poumon avait été à la hausse depuis au moins les années 1960, mais s'est récemment stabilisé (entre 2006 et 2010).
    • De même, le taux de mortalité chez les femmes s'était accru, mais s'est récemment stabilisé (entre 2006 et 2012).

  • Chez les hommes :
    • En 2016, on estime qu'environ 14 000 Canadiens (4400 Québécois ou 31 % du nombre de cas au pays) recevront un diagnostic de cancer du poumon et que 10 900 mourront de cette maladie (3500 au Québec ou 32 % des décès par cancer du poumon au pays).
    • Les taux d'incidence de cancer du poumon et de mortalité due à ce cancer ont commencé à se stabiliser dans la deuxième moitié des années 1980 après plusieurs décennies d'augmentation, et diminuent depuis.
    • Les taux d'incidence ont régressé de 1,7 % par année entre 2001 et 2010 et les taux de mortalité, de 2,3 % par année entre 2003 et 2012.

Les différences entre les hommes et les femmes s'expliquent par le recul du tabagisme, qui s'est amorcé au début des années 1960 chez les hommes et beaucoup plus tard chez les femmes, soit dans les années 1980.

On estime qu'entre 1989 et 2012, plus de 31 500 décès par cancer du poumon ont été évités, en raison de la baisse du taux de mortalité depuis 1988.

Cancer colorectal

  • En 2016, on estime qu'environ 26 100 Canadiens (6700 Québécois) recevront un diagnostic de cancer colorectal et que 9300 mourront de cette maladie (1550 au Québec).
    • Environ 11 600 femmes au Canada (3000 au Québec) recevront un diagnostic de cancer colorectal et environ 4300 (1200 au Québec) mourront de cette maladie,
    • Environ 14 500 hommes au Canada (3700 au Québec) recevront un diagnostic de cancer colorectal et environ 5000 (1350 au Québec) mourront de cette maladie.

  • De 2001 à 2010, le taux d'incidence a décru de 0,7 % par année chez les hommes et de 0,6 % par année chez les femmes.

  • Le taux de mortalité a poursuivi son mouvement à la baisse, tant chez les hommes que chez les femmes : le recul annuel a été de 2,3 % chez les hommes entre 2004 et 2012 et de 2,0 % chez les femmes entre 2003 et 2012. Cette diminution s'explique vraisemblablement par l'amélioration des traitements, comme la chimiothérapie, et le recours plus fréquent à des tests de dépistage plus accessibles.

Le rapport Statistiques canadiennes sur le cancer 2016 est préparé grâce au partenariat entre la Société canadienne du cancer, l'Agence de la santé publique du Canada, Statistique Canada et les registres du cancer provinciaux et territoriaux.

Tous les taux d'incidence et de mortalité sont ajustés en fonction de l'âge de la population canadienne en 2011. Pour en savoir plus sur les Statistiques canadiennes sur le cancer 2016, visitez cancer.ca/statistiques.

La Société canadienne du cancer est un organisme bénévole national, à caractère communautaire, dont la mission est l'éradication du cancer et l'amélioration de la qualité de vie des personnes touchées par le cancer. Grâce à nos donateurs et à nos bénévoles, la Société est l'organisme qui a le plus d'impact, sur le plus de cancers, dans le plus de collectivités au Canada. Forts des progrès réalisés, nous travaillons avec les Canadiens afin de changer le cancer pour toujours. Pour plus d'information, visitez cancer.ca ou appelez sans frais notre Service bilingue d'information sur le cancer au 1 888 939-3333 (ATS : 1 866 786-3934).

SOURCE Canadian Cancer Society (National Office)

Renseignements : Pour une demande d'entrevue : Marie Josée LeBlanc, Société canadienne du cancer, mjleblanc@quebec.cancer.ca, 514 255-5151, poste 22499; André Beaulieu, Porte-parole et conseiller principal, communications, Société canadienne du cancer, abeaulieu@quebec.cancer.ca

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