Le secteur canadien du transport routier n'atteindra probablement pas sa cible de réduction d'émissions de GES de 80 % d'ici 2050

OTTAWA, le 12 nov. 2015 /CNW/ - À la veille de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Paris, un nouveau rapport du Conférence Board du Canada conclut qu'il est peu probable que le Canada parvienne à réduire de 80 % ses émissions de GES au niveau de 1990 d'ici à 2050. Même en tenant compte d'une réduction des distances parcourues par véhicule, d'une amélioration du rendement énergétique et d'une plus grande pénétration des véhicules à technologies de substitution dans le marché, le Canada est loin de son objectif de 80 % d'ici 2050.

« Le Canada a progressé en matière de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre et continuera de le faire pendant la prochaine décennie », affirme Len Coad, directeur de recherche, Politiques publiques, au Conference Board du Canada. Le problème, c'est que nous ne bougeons pas assez vite. Le Canada ne pourra pas seulement compter sur les solutions technologiques pour atteindre son objectif de 80 % d'ici 2050. Le pays doit avoir une approche coordonnée qui complète l'accent mis sur les progrès technologiques et mettre en place des initiatives pour changer la façon dont nous utilisons le transport et réduire la demande de transport routier ».

« Le rapport souligne la nécessité de se fixer des objectifs réalistes de réduction des GES et d'établir des plans clairs et pratiques pour les atteindre sans compromettre notre capacité de se déplacer ou entraver notre économie », déclare Peter Boag, président de l'Association canadienne des carburants. « La consommation de carburant efficace et responsable est à la fois un défi et une opportunité. Nous devons tous prendre des décisions éclairées sur l'endroit où nous vivons et travaillons, sur nos modes de déplacement, et sur le montant que nous sommes prêts à payer pour nos choix de transport ».

FAITS SAILLANTS

  • Des progrès ont été réalisés en matière de réduction d'émissions de gaz à effet de serre (GES), mais il est peu probable que le Canada atteigne une réduction de 80 % de ses émissions de GES dans le transport routier par rapport au niveau de 1990 d'ici 2050, ce qui nécessiterait une baisse d'environ 117 Mt de CO2e par rapport au niveau de 2013.
  • Les émissions dues au transport ont compté pour près de la moitié de l'augmentation des émissions de GES du Canada de 1990 à 2013, les déplacements sur la route représentant la plus grande part de ces émissions.
  • Des initiatives volontaires et réglementaires ont certes réduit les émissions liées au transport des passagers et des marchandises, mais les émissions attribuables au transport routier augmentent en raison du nombre croissant de voitures sur la route et de la préférence des Canadiens pour les véhicules utilitaires légers.

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat a suggéré aux pays développés de réduire leurs émissions de 80 % par rapport au niveau de 1990 afin de limiter le réchauffement planétaire à 2 °C. Cependant, les émissions canadiennes dues au transport routier étaient 40 % plus élevées en 2013 qu'en 1990. De 1990 à 2013, les émissions provenant du transport ont compté pour près de la moitié de la croissance des niveaux d'émission totaux du Canada, le transport routier représentant la plus large part des émissions liées au transport. Une réduction de 80 % des émissions attribuables au transport routier au Canada par rapport au niveau de 1990 nécessiterait une baisse d'environ 117,5 mégatonnes (Mt) d'équivalent en dioxyde de carbone (CO2e) par rapport au niveau de 2013.

Le rapport, intitulé Une route longue et difficile : réduire les émissions de GES dans le secteur canadien du transport routier d'ici 2050, analyse le potentiel de réduction d'émissions selon diverses technologies et tendances d'utilisation des véhicules. Dans les conditions actuelles, on assisterait à une baisse régulière des niveaux d'émissions provenant du transport routier jusqu'en 2025, d'après les conclusions du rapport. Après cette date, les niveaux d'émissions devraient grimper de près de 12 % par rapport aux niveaux actuels. Même en tenant compte d'une réduction des distances parcourues par véhicule, d'une amélioration du rendement énergétique et d'une plus grande pénétration des véhicules à technologies de substitution dans le marché, les premiers résultats demeurent similaires. Les émissions diminuent de façon constante jusqu'en 2025. Au-delà, le taux de réduction stagne, les émissions totales provenant du transport routier tombant à 86 millions de tonnes en 2050, soit seulement 12 % sous le niveau de 1990, qui était de 97,7 Mt. Une pénétration plus grande des véhicules à technologie de substitution dans le marché, des changements dans les modes de transport et une amélioration de la planification des transports pourraient se traduire par une réduction supplémentaire de 9,7 à 15,0 Mt, d'après le rapport, ce qui porterait les réductions canadiennes de GES de 57,0 à 51,7 Mt en deçà de l'objectif de 80 % d'ici 2050.

« Le défi est de taille pour les Canadiens, qui devront complètement repenser leurs habitudes de déplacement s'ils veulent atteindre même un objectif de réduction de 50 % des émissions liées au transport routier », ajoute M. Coad.

Voici quelques recommandations pouvant aider le Canada à se rapprocher d'une cible de réduction de 80 % des émissions de GES attribuables au transport routier :

  • Progrès continus en matière d'amélioration de la performance et du rendement énergétique des véhicules
  • Adoption subséquente de technologies de substitution pour les véhicules, tels que les véhicules hybrides, les voitures électriques rechargeables, le gaz naturel et les biocarburants.
  • Réussir à faire sortir les gens de leurs voitures et à leur faire utiliser d'autres modes de transport
  • Envisager d'autres modes de transport émettant peu de carbone pour le transport des marchandises, comme le transport ferroviaire ou maritime
  • Réduire la demande en matière de transport

Financé par l'Association canadienne des carburants, ce rapport est offert gratuitement dans la cyberbibliothèque du Conference Board du Canada.

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SOURCE Le Conference Board du Canada

Renseignements : Sean Burgess, relations avec les médias, Le Conference Board du Canada, Tél. : 613-526-3090, poste 221, Courriel : corpcomm@conferenceboard.ca; Juline Ranger, directrice des communications, Le Conference Board du Canada, Tél. : 613-526-3090, poste 431, Courriel : corpcomm@conferenceboard.ca.


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