Le registre des armes d'épaule - un outil nécessaire pour combattre la
violence contre les femmes

OTTAWA, le 3 déc. /CNW Telbec/ - À l'occasion du 20e anniversaire de la tuerie de la Polytechnique de Montréal, l'Alliance de la Fonction publique du Canada demande aux membres de Parlement de rejeter un projet de loi d'initiative parlementaire qui demande l'abolition de l'obligation d'enregistrer les carabines et les fusils de chasse et la destruction des quelque huit millions de dossiers qui composent le registre des armes à feu.

"Cet exemple extrême de violence contre les femmes restera à jamais gravé dans noter mémoire collective. À la suite de ce crime, des femmes et des hommes de partout au pays ont canalisé leur douleur vers l'action. Pourtant, 20 ans plus tard, la violence contre les femmes est encore un problème endémique", a déclaré Patty Ducharme, vice-présidente exécutive nationale de l'AFPC.

Selon John Edmunds, président national du Syndicat des employé-e-s du Solliciteur général, un élément de l'AFPC, le nombre d'homicides conjugaux commis avec une arme à feu a chuté de 50 % depuis que les gens ont l'obligation d'enregistrer leurs armes d'épaule. "Le registre des armes à feu permet aux policiers de vérifier s'il y a des armes à feu dans les lieux où ils doivent intervenir, ce qui est particulièrement important dans les cas de conflits conjugaux", souligne-t-il.

Le gouvernement fédéral conservateur appuie le projet de loi C-391 - Loi modifiant le Code criminel et la Loi sur les armes à feu (abrogation du registre des armes d'épaule). Mme Ducharme veut savoir pourquoi le gouvernement conservateur tient tant à éliminer un programme qui a prouvé son efficacité à réduire la violence contre les femmes.

L'AFPC demande à tous les ordres de gouvernement d'adopter de véritables solutions pour éliminer la violence contre les femmes. Il faut mettre en place les programmes socio-économiques qui font défaut et améliorer ceux qui existent déjà. Des mesures s'imposent à bien des égards : services de garde d'enfants, logement social, augmentation des prestations d'aide sociale, accès à la justice, programmes aidant aux femmes handicapées de surmonter les multiples obstacles auxquels elles font face, équité en emploi pour les immigrantes et les femmes racialisées, régimes de pensions convenables et sécurité pour les femmes autochtones.

"Pour échapper à la violence, les femmes ont besoin d'autonomie sur le plan économique et d'un filet de sécurité sociale", souligne Patty Ducharme.

Des membres de l'AFPC dans l'ensemble du pays participeront à des veilles à la chandelle et à d'autres activités pour souligner le 6 décembre. Ils ont aussi lancé des campagnes de lettre et rendront visite aux parlementaires qui ont voté pour le projet de loi C-391 pour leur demander de revoir leur position.

"En ce triste anniversaire de la tuerie de l'École Polytechnique, l'AFPC et ses membres veulent plus qu'une simple commémoration et des promesses vides. Nous voulons dès maintenant des mesures gouvernementales efficaces pour mettre fin à la violence contre les femmes, et ces mesures doivent comprendre le maintien du registre canadien des armes à feu."

SOURCE AFPC

Renseignements : Renseignements: ou pour obtenir une entrevue: Alain Cossette, Communications de l'AFPC, (613) 293-9210


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