Le RCLALQ procède au dévoilement d'un nouveau nom pour la Régie du logement :
la Régie du lentement

MONTRÉAL, le 9 févr. /CNW Telbec/ - Le Regroupement des comités logement et associations des locataires du Québec (RCLALQ) a procédé ce matin dans six villes du Québec, Hull, Québec, Montréal, Rimouski, Trois-Rivières et Valleyfield, au dévoilement d'un nouveau nom pour la Régie du logement. "Ce changement de nom est motivé par des raisons sérieuses" a soutenu, France Emond, porte-parole du RCLALQ ; "il reflète la réalité de milliers de locataires en attente d'une audience."

En rebaptisant la Régie du logement par la Régie du lentement, les comités logement ont voulu attirer l'attention sur les délais à la Régie qui, pour les locataires, atteignent en moyenne seize mois. "Quand les délais d'audience sont supérieurs à la durée d'un bail, cela équivaut à nier aux locataires le droit à un logement sécuritaire et en bon état d'habitabilité" a expliqué Mme Emond. Pour rétablir la justice sans délai, le RCLALQ revendique que toutes les causes urgentes, celles impliquant la santé et la sécurité, soient entendues dans un délai de 72 heures et que toutes les autres causes soient entendues sur la base du "premier arrivé, premier servi" et ce, à l'intérieur de 3 mois.

De plus, le RCLALQ a dénoncé les inégalités dans le traitement des demandes à la Régie. "Pourquoi les causes en non-paiement de loyer bénéficient-elles d'un traitement accéléré?" a demandé madame Emond, brandissant le dernier rapport annuel de gestion de la Régie du logement. "C'est vraiment décourageant! Les locataires aux prises avec des problèmes de chauffage, de vermine ou de moisissures doivent attendre et attendre pour enfin obtenir une audience alors que l'incapacité de payer le loyer peut entraîner l'éviction en six semaines" s'est indignée madame Emond. Les organismes en défense des droits des locataires, de partout au Québec, unissent leurs voix pour dénoncer ce système de justice à deux vitesses, allant même jusqu'à clamer que la Régie du logement serait devenue une agence de recouvrement pour les propriétaires.

Le RCLALQ rappelle qu'en 2000, la Régie entendait toutes les causes en trois mois. En 2009, les délais moyens pour les causes générales sont de seize mois. De tels délais constituent un déni de justice. D'ailleurs, les locataires n'ont pas à faire les frais du manque de financement à la Régie du logement. Le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, monsieur Laurent Lessard, devrait profiter de la préparation du prochain budget pour rappeler au ministre des Finances qu'il est plus que temps d'investir pour la justice.

SOURCE Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ)

Renseignements : Renseignements: France Emond, (514) 521-7114, (514) 781-2220


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