Le Québec dans nos verres - Le Regroupement le Québec dans nos verres interpelle le premier ministre Couillard de respecter ses engagements à l'égard de l'industrie viticole d'ici.

LAC BROME, QC, le 10 nov. 2015 /CNW Telbec/ - Le Regroupement « le Québec dans nos verres » interpelle aujourd'hui le premier ministre Couillard en lui demandant, dans une lettre, de respecter ses promesses d'assouplir les conditions de commercialisation de l'alcool au Québec.

Malgré les promesses et les engagements répétés, le dossier n'a pas ou à peu près pas progressé, depuis le dépôt du projet de loi 395 en juin 2013.

« Comme il y a plusieurs ministères et organismes d'impliqués, les obstacles abondent et les points de vue divergent, d'où la nécessité d'en appeler à Monsieur Couillard pour débloquer le dossier et amener le Québec là où la plupart des états en Amérique du Nord sont rendus» a déclaré Léon Courville, président de l'Association des vignerons de Brome-Missisquoi.

« Depuis que j'œuvre dans le domaine du vin, les accords internationaux ont toujours été invoqués, d'une façon pointilleuse, pour bloquer tout changement » note par ailleurs Charles-Henri de Coussergues. Pour sa part, Mme Karine Duplessis a fait état de cette situation dans un article récent de La Presse*.

Le Regroupement profite de son intervention d'aujourd'hui pour également rendre publique une analyse effectuée par Me Bernard Colas, spécialiste en droit commercial international. L'analyse de Me Colas conclut : « Il nous apparait que l'ajout de la fonction de promotion des boissons alcooliques du Québec, prévu au Projet et l'introduction d'un nouveau permis de fabrication de boissons alcooliques ne semblent pas contrevenir aux Accords commerciaux. L'élargissement à certains marchés, peut quant à lui soulever des questions de discrimination à l'égard des producteurs étrangers de boissons alcooliques. Cependant et compte tenu des éléments évoqués dans notre avis, il nous apparait peu probable que ces mesures fassent l'objet d'un arbitrage en vertu d'un Accord commercial. »

Rien de surprenant donc, dans ces conclusions, puisque trois autres provinces, où est produit du vin, dérogent aux accords de façon formelle pour favoriser les producteurs locaux sans qu'il y ait eu de représailles ou de contestation. La Nouvelle-Écosse a même inscrit ses dérogations dans sa législation!

''La création d'un permis artisanal pour la distillation aurait un effet d'entrainement significatif pour l'économie québécoise et son rayonnement international'' a tenu à souligner M. Nicolas Duvernois. ''Permettre aux brasseurs artisans de vendre leur bière « pour emporter » ajouterait à l'impact économique en diversifiant leur revenu, en particulier pour les brasseurs situés en région, qui voient leur achalandage diminuer drastiquement à l'extérieur de la saison touristique'' a renchéri M. Tremblay.

« Depuis mes débuts dans cette industrie, les progrès et la qualité de nos produits sont exceptionnels. Il est temps pour la législation québécoise de reconnaitre les progrès du secteur et de moderniser la législation » a tenu à souligner Michel Jodoin. En effet ajoute-t-il, « il ne s'agit pas de favoriser une industrie mais bien de la rendre concurrentielle face aux produits étrangers souvent fortement subventionnés »

Porte-Parole :
Léon Courville, Léon Courville vigneron
Charles-Henri de Coussergues, l'Orpailleur
Nicolas Duvernois, Pur Vodka
Michel Jodoin, Michel Jodoin
Frédérick Tremblay, MicroBrasserie Charlevoix

* http://affaires.lapresse.ca/economie/quebec/201510/16/01-4910918-vins-quebecois-quebec-contreviendrait-a-sept-accords-internationaux.php

NB : Le texte de la lettre adressée à Monsieur Couillard se retrouve sur: facebook.com/qcdansnosverres

L'industrie viticole québécoise en chiffre

Un sondage récent mené par le Regroupement montre que 9 québécois sur 10 sont favorables à la vente en direct en épicerie des vins québécois.

La contribution économique de l'industrie des alcools est significative et créatrice d'emplois nombreux et en région. Une étude réalisée par la Canadian Vintners Association fait état de retombées de 31$ par bouteille de vin produite au Canada. Une parcelle de vigne de 20 hectares seulement supporte plus de 15 emplois équivalents temps-plein.

Les demandes législatives du Regroupement

  1. Ajouter au mandat de la SAQ l'objectif de voir à la promotion des alcools produits au Québec. Compte tenu de son statut de monopole et de son importance, on ne peut pas laisser au gré des dirigeants le soin d'interpréter leurs objectifs au gré du temps.
  2. Permettre la distribution en direct en épicerie des vins produits au Québec
  3. Ajouter la classe de permis artisanal de distillerie avec la permission de vendre sur place les alcools produits.
  4. Permettre aux brasseurs artisans de vendre la bière « pour emporter »
  5. Permettre aux restaurants ''apportez votre vin'' de vendre les vins produits au Québec.

 

SOURCE Regroupement Le Québec dans nos verres

Renseignements : Relations médias : Guy Leroux, Leroux Prud'homme Communications, cell : 514-993-1729

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Regroupement Le Québec dans nos verres

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