Le promoteur evenko doit laisser les journalistes travailler

MONTRÉAL, le 20 août 2014 /CNW Telbec/ - La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) dénonce le contrôle de l'information qu'a tenté d'exercer le promoteur evenko lors du festival de musique électronique ÎleSoniq qui s'est déroulé le week-end dernier, à Montréal.

Le promoteur a interdit l'accès au site à des journalistes qui s'apprêtaient à couvrir les nombreuses arrestations de spectateurs pour possession de substances illicites, le 17 août. Ce faisant, evenko s'est fait l'arbitre des choix rédactionnels des médias de masse. C'est d'autant plus inacceptable que l'événement se déroulait dans un lieu public: le parc Jean-Drapeau.

Selon la journaliste de Radio-Canada Julie Marceau, evenko n'a pas voulu lui fournir d'accréditation. Pourtant, le promoteur avait donné à un affectateur de Radio-Canada une approbation verbale permettant à la journaliste de couvrir l'événement.

La raison du refus d'evenko? Julie Marceau n'est pas une journaliste culturelle. Sa collègue du module culturel, Tanya Lapointe, avait en effet eu accès au site sans problème auparavant. La suite des événements démontre qu'il s'agit là d'un faux prétexte.

Après avoir argumenté avec Caroline Audet, porte-parole d'evenko, Julie Marceau s'est fait dire qu'elle pouvait accéder au site seulement pour couvrir l'événement musical, et non les arrestations.

La FPJQ juge cette situation inacceptable. Tenter de taire l'existence des arrestations dans la couverture médiatique constitue un contrôle abusif de l'information qui entrave la liberté de presse. Les journalistes ne sont pas les relationnistes d'evenko. Ce promoteur n'a pas à décider quel journaliste peut couvrir un événement et encore moins dicter la ligne éditoriale des médias. Les journalistes doivent pouvoir traiter les sujets qui sont d'intérêt public sans avoir à subir de telles tactiques déloyales.

Contactée par la FPJQ, la porte-parole d'evenko, Caroline Audet, a nié avoir refusé l'accès à la journaliste pour une question éditoriale. Elle affirme plutôt que Radio-Canada n'avait pas rempli la demande d'accréditation dans les délais prévus, et ce malgré plusieurs relances d'evenko.  Toutefois, elle confirme qu'elle aurait peut-être déployé plus d'efforts pour faire accréditer Julie Marceau si cette dernière avait cherché à couvrir l'événement plutôt que les arrestations.

Pour la FPJQ, ces explications ne sont guère convaincantes. La Fédération demande au groupe evenko de cesser d'entraver le travail des journalistes. Leur rôle n'est pas de faire de la publicité déguisée pour le groupe, en ne rapportant que les aspects positifs d'un événement, mais de rendre compte aussi des aspects négatifs, dans un souci d'intérêt public.

 

SOURCE : FEDERATION PROFESSIONNELLE DES JOURNALISTES DU QUEBEC

Renseignements : Brian Myles, vice-président de la FPJQ : 514 262-2860;FPJQ, 514 522-6142


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