Le Parti Québécois veut protéger l'accès aux cliniques d'avortement

QUÉBEC, le 24 févr. 2016 /CNW Telbec/ - La porte-parole du Parti Québécois en matière de condition féminine, Carole Poirier, a déposé, ce matin, le projet de loi no 595, Loi visant à protéger l'accès aux établissements où se pratiquent des interruptions volontaires de grossesse, afin de permettre aux femmes d'avoir accès en toute sécurité aux services d'interruption volontaire de grossesse, et ce, dans le respect de leur dignité et de leur vie privée.

La députée souhaite l'appui de la ministre responsable de la Condition féminine, Lise Thériault, ainsi que des partis d'opposition afin de faire adopter ce projet de loi rapidement. « Malheureusement, de nombreuses patientes et plusieurs employés des cliniques d'avortement sont victimes d'intimidation au Québec. Il s'agit d'un frein à l'accès libre et éclairé des femmes à ce droit qu'est l'avortement », a affirmé Carole Poirier.

« Le projet de loi no 595 vise à garantir aux femmes le droit à leur vie privée et à leur dignité, ainsi que celui de recevoir des soins de santé de façon personnalisée et sécuritaire. L'objectif est également de garantir aux propriétaires des immeubles le droit de jouir de leur propriété, ce qui comprend notamment celui d'y accéder sans entrave et celui de permettre à leurs locataires d'en profiter paisiblement. Enfin, plus spécifiquement, le projet de loi créerait des périmètres de sécurité inviolables autour des 47 services d'avortement, publics ou privés, que compte le Québec », a ajouté la députée d'Hochelaga-Maisonneuve.

D'autres juridictions, ainsi que de multiples paliers de gouvernement dans le monde, ont adopté une législation similaire, notamment l'Australie, le Canada, l'Afrique du Sud et les États-Unis. Il y a 20 ans, la Colombie‑Britannique a renforcé l'accès aux cliniques d'avortement avec sa Loi sur l'accès aux services d'avortement, que les tribunaux ont jugée conforme à la liberté d'expression. Soulignons d'ailleurs qu'en août 2015, la Cour supérieure du Québec a précisé que la liberté d'expression des manifestants anti‑choix était limitée par les droits des patientes. Cette liberté ne peut causer de préjudices « sérieux et irréparables », comme celui d'empêcher les femmes de recevoir des soins dans un contexte serein, ou encore de dégrader le milieu de travail du personnel.

Rappelons également que 15 organismes ont appuyé la démarche de la députée d'Hochelaga-Maisonneuve : la Clinique médicale Fémina, la Clinique de l'Alternative, la clinique Morgentaler, Action Canada for Sexual Health and Rights, l'Association des obstétriciens gynécologues du Québec, le Centre de santé des femmes de la Mauricie, le Centre de santé des femmes de Montréal, la Clinique des femmes de l'Outaouais, le Comité de vigilance IVG du Québec, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, la Fédération des femmes du Québec, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, la Fédération des médecins spécialistes du Québec, la Fédération du Québec pour le planning des naissances et la Fédération nationale pour l'avortement (NAF Canada).

« Le ministre Barrette nous a déjà signifié son appui. Souhaitons qu'il puisse convaincre sa collègue responsable de la Condition féminine, Lise Thériault, d'appeler rapidement le projet de loi, pour qu'il soit adopté avant l'été », a conclu Carole Poirier.

 

SOURCE Aile parlementaire du Parti Québécois

Renseignements : SOURCE : Antonine Yaccarini, Directrice adjointe aux relations avec les médias, Aile parlementaire du Parti Québécois, 418 643-2743


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