Le marché résidentiel de la revente se termine en beauté en 2009

OTTAWA, le 15 janv. /CNW Telbec/ - Selon les statistiques publiées par l'Association canadienne de l'immeuble, l'activité du marché de la revente a atteint un sommet inégalé au mois de décembre. La demande vigoureuse au deuxième semestre de 2009, notamment au dernier trimestre, a fait bondir les ventes annuelles au-dessus des résultats atteints en 2008.

Les ventes résidentielles réalisées par le biais du Multiple Listing Service(R) (MLS(R)) des chambres immobilières canadiennes s'élevaient à 27 744 logements en décembre 2009. Cela représente une activité 72 p. 100 supérieure à celle de décembre 2008, lorsque le marché avait baissé à un niveau plancher qu'on n'avait pas vu depuis une décennie. Les marchés de l'Ontario, du Québec, de la Saskatchewan, du Nouveau-Brunswick et de Terre-Neuve-et-Labrador ont enregistré de nouveaux records pour le mois de décembre.

En décembre, les ventes résidentielles désaisonnalisées réalisées à l'échelle nationale se chiffraient à 46 805 logements, de manière à faire passer le quatrième trimestre à un sommet sans précédent. Après désaisonnalisation, au total, 137 957 maisons ont changé de main au quatrième trimestre de 2009. Cela représente une hausse de 2,6 p. 100 par rapport au record précédent enregistré au premier trimestre de 2007. Les régions de la Colombie-Britannique, de l'Ontario et du Québec ont atteint de nouveaux records trimestriels.

Au début de 2009, le marché de l'habitation était anémique à l'échelle nationale. Malgré les hausses répertoriées d'une année à l'autre aux deuxième et troisième trimestre de l'année, l'activité depuis le début de l'année accusait un retard vers la fin de septembre 2009, par rapport aux résultats de 2008. Un gain annuel de 59 p. 100 au quatrième trimestre de 2009 a fait grimper les ventes au-dessus des résultats annuels enregistrés en 2008.

"En 2009, les ventes ont été lentes à démarrer, mais elles ont terminé l'année en pleine forme", a affirmé le président de l'ACI, Dale Ripplinger. "Comme les taux d'intérêt sont toujours exceptionnellement bas, il est possible que les ventes nationales se maintiennent près des niveaux actuels au cours des prochains mois, comme c'est le cas d'ailleurs pour la petite anomalie passagère des demandes en logements provoquée chez les acheteurs de maison qui sont motivés par l'introduction imminente de la TVH en Ontario et en Colombie-Britannique."

L'activité annuelle a baissé de 10,7 p. 100 en 2009, par rapport au sommet atteint en 2007. Au total, 465 251 maisons ont changé de main par le biais des systèmes MLS(R) des chambres immobilières canadiennes en 2009. Cela représente une hausse de 7,7 p. 100 comparativement aux résultats de 2008, et le quatrième plus haut niveau annuel enregistré à ce jour.

En décembre, le prix moyen résidentiel s'élevait à 337 410 $ à l'échelle nationale, soit une hausse de 19 p. 100 d'une année à l'autre. En un an, le prix moyen a augmenté de cinq pour cent et établi un record à 320 333 $. Le prix moyen a en fait établi de nouveau records annuels dans la plupart des marchés locaux en 2009, ainsi que dans toutes les provinces, sauf celle de l'Alberta.

En décembre, la hausse importante du prix moyen national en un an montre jusqu'à quel point il était dégonflé vers la fin de 2008 en raison de l'activité très anémique des marchés canadiens les plus dispendieux. Par ailleurs, le prix moyen était gonflé à l'échelle nationale en raison de la reprise de l'activité au printemps et à l'automne de 2009. À ce moment-là, le prix moyen a grimpé à des niveaux sans précédent à l'échelle nationale, et ce, en dépit des records établis dans une poignée de petits marchés locaux.

La part d'activité déployée par les marchés plus dispendieux dans l'établissement du prix moyen à l'échelle nationale a repris une tendance vers la normale récemment. Les prix moyens records dans la plupart des régions font maintenant hausser le prix moyen national à de nouveaux sommets.

La tendance des prix est comparable à celle du prix moyen pondéré à l'échelle nationale, mais cette dernière est moins spectaculaire. Le prix moyen pondéré à l'échelle nationale compense les fluctuations des ventes à l'échelle provinciale en tenant compte du nombre proportionnel de logements qui appartiennent à des propriétaires privés. En 2009, il était en hausse de 3,6 p. 100.

En 2009, le prix moyen résidentiel dans les principaux marchés canadiens était en hausse de 5,5 p. 100, à 348 840 $ d'une année à l'autre. À l'exemple du prix moyen national, la tendance des prix est comparable à celle du prix moyen pondéré des marchés principaux, mais elle est moins spectaculaire, le prix moyen pondéré ayant augmenté de 2,3 p. 100 comparativement à 2008.

La forte demande en logements et les gains des prix moyens affichés attirent davantage de propriétaires-vendeurs au marché. Les nouveaux mandats inscrits aux systèmes MLS(R) des chambres d'un bout à l'autre du pays ont augmenté à un niveau sans précédent au mois de décembre, à 33 090 propriétés résidentielles. Cela représente un gain de 4,8 p. 100 par rapport à décembre 2008, c'est-à-dire le premier gain annuel en douze mois. Les nouveaux mandats désaisonnalisés ont augmenté de 4,7 p. 100 en décembre 2009 par rapport au mois précédent.

La récente tendance à la hausse des nouveaux mandats n'a pas encore compensé la baisse importante du nombre de mandats au cours du premier semestre de 2009. Par conséquent, en 2009 les nouveaux mandats étaient en baisse de 12,6 p. 100 par rapport au sommet annuel enregistré en 2008.

Malgré la récente hausse des nouveaux mandats, la forte demande sur le marché résidentiel de la revente continue à faire baisser les inventaires. À la fin de décembre 2009, les systèmes MLS(R) des chambres immobilières canadiennes comptaient 154 264 maisons à vendre, soit un recul de 22 p. 100 comparativement aux résultats de l'année précédente.

À l'échelle nationale, compte tenu de la désaisonnalisation, on comptait 4,1 mois d'inventaire en décembre 2009, soit le plus bas niveau en plus de deux ans.

Le nombre réel de mois d'inventaire (non corrigé des variations saisonnières) s'élevait à 5,6 mois en décembre 2009, c'est-à-dire le plus bas niveau depuis 2005, et bien inférieur au même mois en 2008 (12,3 mois). Bien que cela représente une légère hausse par rapport à novembre (cinq mois), il est normal de voir une hausse à ce temps-ci de l'année, puisque habituellement, la demande prend un recul par rapport à la demande au cours des mois d'automne et d'hiver. Le nombre de mois en inventaire désigne le nombre de mois qu'il faudrait compter pour vendre l'inventaire actuel au taux de ventes actuel.

"Les dernières statistiques de l'ACI provoqueront sûrement les rumeurs de spéculation habituelles", a fait remarquer l'économiste en chef de l'ACI, Gregory Klump. "Les plus sages reconnaissent que la plupart des hausses survenues récemment révèlent des facteurs temporaires qui pourraient s'effacer d'ici l'été prochain."

"La baisse exceptionnelle de l'activité il y a un an et la reprise par la suite, notamment aux échelons supérieurs du marché immobilier, font prolonger la période de comparaison d'une année à l'autre", affirme-t-il. "Au deuxième semestre de 2010, les hausses des prix accuseront probablement un recul important, puisqu'un an se sera écoulé depuis la baisse et le redressement." Klump a ajouté que "Si selon les prévisions, le nombre de logements sur le marché s'accroît davantage, le marché perdra de la vitesse. Le marché devrait donc reprendre l'équilibre et les hausses de prix seront plus modestes au cours du deuxième semestre de l'année. Cependant, il est peu probable que la demande en logements baisse de façon aussi massive que le recul dont nous avons été témoins vers la fin de 2008 et au début de 2009, et il est aussi peu probable de voir une montée en flèche des inventaires."

SOURCE Association canadienne de l'immeuble

Renseignements : Renseignements: Alyson Fair, L'Association canadienne de l'immeuble, Tél: (613) 237-7111 x 2284


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