Le marché résidentiel canadien recule en février

OTTAWA, le 15 mars 2013 /CNW/ - Selon les statistiques publiées aujourd'hui par l'Association canadienne de l'immeuble (ACI), l'activité du marché résidentiel a accusé une baisse à l'échelle nationale en février 2013, par rapport au mois précédent, par suite de la hausse enregistrée en janvier.

Faits saillants :

  • Les ventes résidentielles ont chuté de 2,1 % à l'échelle nationale, de janvier à février.
  • Les ventes réelles (non corrigées des variations saisonnières) étaient de 15,8 % inférieures aux résultats atteints en février 2012.
  • Le nombre de maisons nouvellement inscrites a chuté de 1,2 % de janvier à février.
  • Le marché résidentiel canadien reste fermement en position d'équilibre.
  • Le prix moyen des maisons a baissé de 1 % au pays d'une année à l'autre, en février.
  • L'IPP MLS® a augmenté de 2,7 % en février, soit son plus faible gain depuis mars 2011.

Les ventes de maisons conclues par le biais des systèmes MLS® des chambres et associations immobilières et d'autres systèmes d'inscription coopératifs au Canada étaient en baisse de 2,1 % d'un mois à l'autre, en février 2013. La baisse mensuelle a renversé la légère hausse répertoriée en janvier et les ventes sont demeurées légèrement en dessous des niveaux atteints au cours des derniers mois. L'activité constatée à l'échelle nationale a maintenu le cap aux niveaux actuels depuis qu'elle s'est mise à ralentir en août dernier, dans le sillage du resserrement des règles et lignes directrices hypothécaires.

Les ventes résidentielles ont repris dans un peu moins de la moitié des marchés locaux, de janvier à février; cependant, les légers reculs notés dans les très grands marchés du Grand Toronto et du Grand Montréal, alliés aux reculs importants constatés dans le vaste marché du Grand Vancouver et le marché intermédiaire de Winnipeg, ont fait pencher la balance en position négative à l'échelle canadienne.

« La reprise des ventes dans certains des marchés canadiens les plus importants et les plus coûteux, un peu comme ce qu'ont vécu certains marchés à la suite des modifications apportées précédemment aux règles hypothécaires, ne s'est pas matérialisée jusqu'ici », a déclaré le président de l'ACI, Wayne Moen. « Cela dit, le ralentissement de plusieurs grands marchés a été compensé par l'activité notée dans plusieurs des marchés plus petits et moins abordables qui ont été moins touchés par le resserrement des règles hypothécaires l'année dernière. Cela sert à rappeler que l'immobilier s'effectue à l'échelle locale. Les acheteurs et propriétaires-vendeurs auraient intérêt à consulter leur agent ou courtier immobilier afin de mieux comprendre l'évolution du marché où ils résident ou songent à résider. »

Les ventes réelles (non corrigées des variations saisonnières) étaient de 15,8 % inférieures aux ventes recensées en février 2012. Près de 80 % des marchés locaux ont affiché une baisse des ventes d'une année à l'autre en février, à l'exception notable d'Edmonton. « Février 2012 comptait une journée de vente de plus, en raison de l'année bissextile. Toutefois, a déclaré l'économiste en chef de l'ACI, Gregory Klump, la baisse constatée d'une année à l'autre en février 2013, est surtout attribuable à la demande, qui marque un écart important comparativement à 2012. L'essoufflement du marché immobilier s'est produit par suite du resserrement des règles et lignes directrices hypothécaires qui sont entrées en vigueur à la mi-juillet l'année dernière, et a entraîné une chute des ventes, surtout au mois d'août. L'activité du marché est demeurée au ralenti depuis, sans toutefois donner de signe d'une dégradation additionnelle. Jusqu'à tard cet été, les comparaisons d'une année à l'autre aux six premiers mois de 2012 afficheront de toute évidence une baisse importante, mais sans nécessairement qu'il y ait davantage de dégradation. Les comparaisons sur douze mois continueront plutôt à refléter l'ombre projetée par les hausses des ventes recensées avant le resserrement des prêts hypothécaires l'été dernier. La tendance mensuelle depuis cette date montre des tendances plutôt stables au niveau de la demande et des prix. »

Le nombre de maisons nouvellement inscrites a chuté de 1,2 % d'un mois à l'autre en février, ce qui fait que les nouvelles inscriptions ont atteint leur plus bas niveau depuis novembre 2010. Les nouvelles inscriptions sont en baisse, tandis que la demande est en perte de vitesse. Par conséquent, le marché résidentiel est resté en position d'équilibre et a restreint le nombre de maisons à vendre.

Les nouvelles inscriptions ont chuté d'environ 60 % à l'échelle locale en février; cela représente la plus importante baisse enregistrée dans les régions du Grand Toronto, du Grand Montréal, du Grand Vancouver et de Saskatoon.

Compte tenu de la baisse des ventes et des nouvelles inscriptions, le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions à l'échelle nationale a très peu changé, ayant atteint 50,2 % en février par rapport à 50,7 % en janvier. Le ratio est demeuré plutôt constant en sept mois. Selon le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions qui se situe entre 40 % et 60 %, environ 60 % des marchés locaux étaient équilibrés en février.

Le nombre de mois d'inventaire est une autre importante mesure de l'équilibre entre l'offre et la demande de logements. Le nombre de mois en inventaire désigne le nombre de mois qu'il faudrait compter pour vendre l'inventaire actuel au taux de ventes actuel. Ce nombre avait très peu changé en février.

À l'échelle nationale, le nombre de mois d'inventaire se situait à 6,8 mois à la fin de février 2013, soit une hausse par rapport aux 6,6 mois enregistrés à la fin de janvier.

Au pays, le prix moyen réel (non corrigé des variations saisonnières) des maisons vendues en février 2013 se situait à 368 895 $, soit de 1 % de moins que les résultats obtenus au cours du même mois l'année précédente. Les ventes étaient à la baisse par rapport à l'année précédente dans le marché relativement coûteux du Grand Vancouver, et cela continue à faire baisser le prix moyen national. Si l'on exclut le Grand Vancouver (qui représente actuellement à peine 6 % du marché national) du calcul du prix moyen national, cela donne une hausse annuelle de 1,3 %.

Contrairement au prix moyen, l'Indice des prix des propriétés MLS® (IPP MLS®) n'est pas touché par les fluctuations qui surviennent dans la composition des ventes; il est donc un meilleur indicateur des tendances du prix des propriétés au Canada.

Les indices composés et globaux de l'IPP MLS® ont augmenté de 2,7 % d'une année à l'autre en février.

C'était la dixième fois en autant de mois que les hausses de prix d'une année à l'autre se sont affaiblies, et que le taux de croissance était le plus lent depuis mars 2011.

D'une année à l'autre, le prix des maisons unifamiliales à un étage et à deux étages a baissé de 4,2 % et 2,9 % respectivement, et celui des appartements, de 0,8 %. Par contre, la croissance des prix d'une année à l'autre s'est accélérée pour le cinquième mois d'affilée dans le secteur des maisons en rangée, atteignant 2,4 %.

La progression la plus rapide de l'IPP MLS® a eu lieu à Calgary (8,0 % en 12 mois), de sorte que la hausse était la plus importante dans cette ville depuis le printemps 2010.

La croissance des prix s'est également modérée dans la région du Grand Toronto (3,2 % en 12 mois) et la vallée du Fraser (0,4 % en 12 mois), tandis qu'elle s'est accélérée quelque peu dans la région du Grand Montréal (2,7 %).

Dans le Grand Vancouver, l'IPP MLS® s'est détérioré davantage, affichant une chute de 3,3 % d'une année à l'autre en février.

VOUS ÊTES PRIÉS DE NOTER que les renseignements que renferme le présent communiqué de presse comprennent à la fois les données sur les principaux marchés et sur les ventes MLS® réalisées à l'échelle nationale le mois précédent.

L'ACI tient à signaler que le prix moyen s'avère pratique pour déterminer les tendances au cours d'une période de temps, mais qu'il ne révèle pas les prix réels dans les centres regroupant des quartiers très différents, ni ne tient-il compte des différences de prix d'une région géographique à l'autre. Les renseignements statistiques que renferme la présente analyse comprennent toutes les catégories de logements.

Le système MLS® est un système de commercialisation coopératif exploité seulement par les chambres immobilières canadiennes aux fins d'assurer la diffusion maximum des propriétés à vendre.

L'Association canadienne de l'immeuble (ACI), l'une des plus importantes associations commerciales canadiennes à vocation unique, représente les intérêts de plus de 106 000 courtiers et agents immobiliers, qui relèvent de plus de 90 chambres et associations immobilières.

Plus de renseignements sont affichés au http://crea.ca/fr/statistics.

SOURCE : Association canadienne de l'immeuble

Renseignements :

Pierre Leduc, Relations auprès des médias
L'Association canadienne de l'immeuble
No de tél. : 613-237-7111 ou 613-884-1460
Courriel : pleduc@crea.ca


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