Le maire de Brossard a-t-il toujours raison? Paul Leduc ignore les faits et fait passer la politique avant le reste

BROSSARD, QC, le 4 avril 2017 /CNW Telbec/ - Le maire de Brossard prétend que son interdiction des sacs en plastique minces est une réussite. Une réussite pour qui au juste?

Il s'agit peut-être d'une victoire pour Paul Leduc lui-même puisqu'il a obligé les détaillants à se conformer à l'interdiction en les menaçant de leur imposer des amendes et d'autres pénalités. Le maire mesure ainsi le succès en fonction du nombre de détaillants qui ont respecté la loi.

L'interdiction n'est toutefois pas une réussite pour l'environnement. Comment un sac qui consomme presque 500 fois plus de plastique que le sac actuel de 17 microns peut-il être mieux pour l'environnement? C'est certes avantageux pour les producteurs de résines plastiques, mais pour personne d'autre. En effet, cela signifie 500 fois plus de déchets et 500 fois plus d'émissions de gaz à effet de serre. Est-ce que le nombre de livres de plastique qui se retrouvent dans les sites d'enfouissement a diminué? La quantité de sacs en papier dans les sites d'enfouissement a-t-elle augmenté? La quantité de déchets sauvages a-t-elle baissé?

Ce n'est pas un succès du point de vue de la science. Le maire Leduc est allé trop vite, mettant en place une interdiction basée sur de la désinformation et une opinion mal fondée. Il n'a aucune preuve scientifique pour appuyer sa revendication de succès. Il aurait pu attendre que l'analyse du cycle de vie (ACV) des sacs en plastique très approfondie soit publiée dans quelques semaines. Celle-ci a été demandée par RECYC-Québec, et nous nous attendons à ce qu'elle démontre que le sac en plastique conventionnel est le meilleur choix pour l'environnement parmi tous les sacs offerts sur le marché. Mais pourquoi laisser les faits compromettre la politique, n'est-ce pas?

Ce n'est pas une victoire pour les résidents non plus. Ceux-ci doivent payer davantage pour ces sacs et sont contraints d'adopter une solution anti-environnementale.

« Le maire Leduc pense qu'il détient la vérité, alors que toutes les preuves montrent le contraire, a déclaré Marc Robitaille, porte-parole de l'ACIP et président d'Omniplast. Il fait ainsi passer la politique avant la science. Il est temps que les politiciens cessent le blanchiment écologique (greenwashing). Pourquoi monsieur Leduc n'a-t-il pas attendu les résultats de la recherche et fondé sa décision sur la science et les faits? Pourquoi la province a-t-elle pris la peine de dépenser 300 000 $ pour effectuer une étude approfondie si des politiciens comme le maire Leduc l'ignorent tout simplement? »

Le maire Leduc devrait peut-être aller rencontrer le maire de Chicago, qui a qualifié une interdiction similaire de véritable « blague » et l'a abrogée.

Ah, mais cela serait logique…

 

SOURCE Association canadienne de l'industrie des plastiques (ACIP)

Renseignements : Personne-ressource : Marc Robitaille, Omniplast et ACIP, Cellulaire : 514 710-4369; HATLEY Conseillers en stratégie : Alexandra Dionne Charest, 514 316-7084, adcharest@hatleystrategies.com

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