Le Journal de l'Association Médicale Canadienne publie les lignes de directrices du GÉCSSP sur le dépistage de la déficience cognitive chez les aînés

La ligne directrice recommande de ne pas dépister la déficience cognitive chez les adultes de 65 ans et plus

OTTAWA, le 30 nov. 2015 /CNW/ - Le Groupe d'étude canadien sur les soins de santé préventifs (GÉCSSP) a publié ses recommandations pour les médecins et les responsables des politiques canadiens sur le dépistage de la déficience cognitive chez les adultes âgés de 65 ans et plus. Ces recommandations ont été publiées aujourd'hui dans le Journal de l'Association Médicale Canadienne (JAMC).

La déficience cognitive est un terme pouvant décrire un simple état de déficience cognitive légère (DCL) caractérisé par des troubles de la mémoire survenant dans le cadre du processus normal de vieillissement, mais aussi des troubles plus sévères de la mémoire et des déficits cognitifs provenant de la démence, et qui entravent le fonctionnement quotidien.

La ligne directrice, élaborée par le GÉCSSP, un organisme indépendant de spécialistes possédant une expertise dans les soins primaires et de prévention, recommande de ne pas faire le dépistage systématique la déficience cognitive chez les adultes asymptomatiques de 65 ans et plus invoquant comme raisons: un manque d'études cliniques en faveur du dépistage; l'inefficacité des traitements; et un taux élevé de faux positifs. Cette nouvelle ligne directrice est disponible sur le site Web: www.canadiantaskforce.ca dans les mises à jour des lignes directrices antérieures développées par GÉCSSP (2001). Un document FAQ pour les médecins est aussi disponible sur le site Web du GÉCSSP.

"Bien que les médecins devraient rester attentifs aux patients présentant des symptômes de déficience cognitive qui peuvent nécessiter une exploration plus approfondie, nous recommandons fortement de ne pas faire de dépistage systématique de la déficience cognitive chez les adultes asymptomatiques âgés de 65 ans et plus" a déclaré le Dr. Kevin Pottie, président du groupe de travail des lignes directrices GÉCSSP.

Depuis 2001, le GÉCSSP a émis des recommandations contre le dépistage de la déficience cognitive chez les adultes âgés de 65 ans et plus (où la déficience cognitive n'a pas été identifiée comme une préoccupation spécifique). Cette recommandation est réaffirmée par cette mise à jour des recommandations qui, à leur tour, sont compatibles avec les autres lignes directrices canadiennes et les recommandations internationales telles que les recommandations 2014 du ministère de la Santé de Colombie-Britannique, les recommandations 2011 du National Institute for Health and Care Excellence (NICE) de la Grande-Bretagne et les recommandations 2014 du Preventive Services Task Force des États-Unis (USPSTF).

Le GÉCSSP n'a trouvé aucun essai évaluant les avantages ou les inconvénients du dépistage de la déficience cognitive. Cependant, les recherches disponibles montrent que souvent les outils de dépistage actuellement disponibles pour dépister la déficience cognitive légère diagnostiquent, à tort, une déficience cognitive chez certains patients. Environ une personne sur huit à dix utilisant le Mini Mental State Examination [MMSE] et une personne sur quatre utilisant l'outil Montréal Cognitive Assessment [MoCA] sont faussement diagnostiquées - une erreur pouvant conduire à des dommages d'ordre psychosocial tels que manque d'indépendance, stress et dépression.

Selon les conclusions du GÉCSSP, même lorsqu'une déficience cognitive légère est diagnostiquée à raison, les données disponibles montrent que le traitement pharmacologique n'est pas efficace, et le traitement non pharmacologique (par ex : l'exercice, l'entraînement cognitif, et les soins de réadaptation) ne produit que de petits avantages, cliniquement insignifiants.

Conclusions du GECSSP :

Dépistage
Un examen des données disponibles met en évidence qu'aucun essai clinique randomisé n'a évalué les avantages et les inconvénients du dépistage de la déficience cognitive.

Traitements pharmacologiques

  • L'examen systématique mené par le GÉCSSP a mis en évidence que les inhibiteurs de la cholinestérase ne réussissent pas à améliorer le comportement ou la fonction cognitive dans le contexte de la déficience cognitive légère.
  • Un examen des données par Le "Preventive Services Task Force des États-Unis" (USPSTF) a trouvé un avantage minime et probablement cliniquement non-significatif à court terme des inhibiteurs de la cholinestérase [donépézil (Aricept), rivastigmine (Exelon), et galantamine (Reminyl)] sur la fonction globale et cognitive chez les patients présentant une DCL ou une démence légère à modérée.

Traitements Non-pharmacologiques

  • Les données disponibles suggèrent que les traitements non pharmacologiques tels que l'exercice, l'entraînement cognitif, et les soins extensifs de réadaptation, peuvent produire de petits avantages mais, bien que présents, ils ne semblent pas être suffisamment grands pour être cliniquement significatifs.

Les compléments alimentaires ou les vitamines

  • Un examen systématique a conclu que les compléments alimentaires ou les vitamines n'améliorent pas la cognition.

Inconvénients

  • Les résultats de l'examen des éléments de preuve mettent en évidence un manque d'essais de qualité évaluant les avantages et les inconvénients du dépistage pour les troubles cognitifs, et l'absence de traitement efficace pour la déficience cognitive légère.

"Les conclusions du GÉCSSP ont identifié plusieurs axes de recherche," a déclaré le Dr Kevin Pottie, président du groupe de travail sur les lignes directrices du GÉCSSP. "Il est clair que nous avons besoin d'outils de dépistage plus précis et de traitements, mais aussi d'approches préventives qui amélioreraient les résultats cliniques sur la déficience cognitive."

Pour le rapport complet et les détails sur les conclusions et recommandations du GÉCSSP et les outils d'application des connaissances s'y référant, veuillez visiter: www.canadiantaskforce.ca

A propos du Groupe d'étude canadien sur les soins de santé préventifs
Le Groupe d'étude canadien sur les soins de santé préventifs a été créé pour élaborer des lignes directrices de pratique clinique qui soutiennent les médecins de soins primaires et de soins de santé préventifs. Le mandat du GÉCSSP est d'élaborer et de diffuser des lignes directrices de pratique clinique pour les soins primaires et préventifs, basé sur l'analyse systématique des preuves scientifiques.

 

SOURCE Le Groupe d'étude canadien sur les soins de santé préventifs

Renseignements : Pour plus de renseignements ou pour planifier une interview avec un membre du Groupe de travail, veuillez contacter : Jennifer Field, H+K Strategies, 613-786-9956, jennifer.field@hkstrategies.ca

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