Le gouvernement libéral refuse de faire une nouvelle tentative pour défendre le consensus québécois

QUÉBEC, le 30 mars 2015 /CNW Telbec/ - Le député de Chicoutimi et chef de l'opposition officielle, Stéphane Bédard, ainsi que le député de Verchères et porte-parole en matière d'affaires intergouvernementales canadiennes, Stéphane Bergeron, ont dénoncé la passivité du premier ministre, qui a refusé de tenter une nouvelle fois d'obtenir de Stephen Harper les données du registre fédéral des armes à feu concernant le Québec.

« Les Québécois ont financé en partie le registre fédéral des armes à feu; il est inacceptable qu'ils paient une autre fois pour récolter des données qui l'ont déjà été. Nous demandons au gouvernement libéral de faire pression, s'il n'est pas trop tard, sur Stephen Harper. Il est déplorable que le premier ministre Couillard ait refusé de le faire aujourd'hui. Pourquoi agit-il ainsi? Est-ce par peur de se faire dire non? », a demandé Stéphane Bédard.

« Le fédéralisme coopératif ne fonctionne pas; nous en avons une nouvelle preuve avec cette décision de la Cour suprême. Les juges dissidents ont aussi affirmé qu'ils ne pouvaient faire abstraction de l'intention déclarée du législateur fédéral de nuire à l'autre ordre de gouvernement. La Cour dit aussi qu'au-delà de la légalité, c'est une question politique; s'il le souhaite, Ottawa peut encore remettre les données au Québec », a-t-il ajouté.

L'Assemblée nationale réaffirme le consensus québécois
Stéphane Bergeron se réjouit quant à lui que l'Assemblée nationale ait réaffirmé le consensus québécois dénonçant l'intention fédérale de détruire les données du registre. Il demande au gouvernement libéral de joindre la parole aux actes, et au premier ministre Stephen Harper de reculer sur sa décision.

« L'attitude du premier ministre Philippe Couillard manque de cohérence; contrairement au jugement de la Cour suprême, qui stipule qu'il s'agit d'abord d'une question politique, il se réfugie derrière l'aboutissement de la procédure juridique pour ne pas entreprendre cette ultime démarche auprès de son homologue fédéral, puis il se lève à l'Assemblée nationale pour soutenir une motion qui l'enjoint à le faire. Qu'est-ce qui explique sa valse‑hésitation? Son devoir, en tant que premier ministre du Québec, est pourtant de défendre haut et fort notre intérêt supérieur, qui se traduit dans les consensus québécois; dans le cas du registre des armes à feu, l'Assemblée nationale vient de le réaffirmer », a conclu Stéphane Bergeron.

La motion adoptée unanimement se lit comme suit :

 


« Que l'Assemblée nationale dénonce l'intention du gouvernement fédéral de détruire les données du registre des armes à feu, et ce, contre la volonté du Québec;




Qu'elle rappelle que ce registre a été financé partiellement par les taxes et les impôts des Québécois;




Qu'elle demande au premier ministre Stephen Harper de reculer sur sa décision et d'ordonner le transfert immédiat des données au gouvernement du Québec, afin qu'il puisse mettre en place son propre registre. »

 

SOURCE Aile parlementaire du Parti Québécois

Renseignements : Antonine Yaccarini, Attachée de presse, Aile parlementaire du Parti Québécois, 418 643-2743


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