Le gouvernement Harper investit dans des initiatives de lutte contre l'itinérance axées sur l'approche Logement d'abord à Saskatoon

SASKATOON, le 16 mars 2015 /CNW/ - Le gouvernement Harper versera plus de 465 000 $ à deux organismes locaux afin de financer des projets ayant pour but de prévenir et de combattre l'itinérance à Saskatoon, a annoncé aujourd'hui la secrétaire parlementaire du ministre des Ressources naturelles et députée de Saskatoon-Rosetown-Biggar, Kelly Block, au nom de la ministre d'État au Développement social, l'honorable Candice Bergen.

Dans le cadre de la Stratégie des partenariats de lutte contre l'itinérance (SPLI), l'organisme The Lighthouse Supported Living Inc. recevra plus de 150 000 $ afin d'embaucher et de former une personne à temps plein responsable de la recherche de logements pour aider ses clients à trouver un logement sécuritaire. L'organisme recevra également 55 000 $ pour effectuer des rénovations dans son établissement de services d'aide à la vie autonome.

Également dans le cadre de la SPLI, le Saskatoon Indian and Métis Friendship Centre recevra plus de 223 000 $ pour embaucher un coordonnateur et deux employés de soutien pour aider ses clients à trouver un logement sécuritaire et abordable. Le centre recevra également plus de 35 000 $ pour effectuer des rénovations, ce qui lui permettra d'élargir ses services. 

En 2014, Mme Block a annoncé que, dans le cadre de la SPLI, le gouvernement verserait plus de 5,6 millions de dollars sur cinq ans au Saskatoon Housing Initiatives Partnership, afin de soutenir la mise en œuvre de Logement d'abord, une approche éprouvée, fondée sur des données probantes et visant à mettre un terme à l'itinérance. Le financement annoncé aujourd'hui est fourni par l'intermédiaire du Saskatoon Housing Initiatives Partnership.

L'approche Logement d'abord est le fondement de la SPLI renouvelée du gouvernement. Cette approche vise à aider les sans-abri à se stabiliser de façon durable, d'abord en les installant dans un logement permanent, puis en leur offrant un soutien supplémentaire pour la gestion des problèmes sous-jacents, comme la toxicomanie et les troubles de santé mentale. L'objectif ultime consiste à faire en sorte que ces personnes deviennent des membres autonomes et à part entière de la société. 

Par l'intermédiaire de la SPLI, le gouvernement du Canada travaille avec d'autres ordres de gouvernement, des collectivités et des organismes afin de mettre au point des solutions de portée locale pour lutter contre l'itinérance et d'investir à cet égard. Récemment, le gouvernement a annoncé le renouvellement de la SPLI, réservant pour les besoins de cette dernière près de 600 millions de dollars sur cinq ans, soit jusqu'en mars 2019.  

Les faits en bref

  • L'approche Logement d'abord est entrée en vigueur le 1er avril 2014, et elle sera mise en œuvre progressivement dans l'ensemble du pays au cours des deux prochaines années à l'aide de cibles de financement précises et en fonction de la capacité et des ressources des diverses collectivités.
  • Le 8 avril 2014, la Commission de la santé mentale du Canada (CSMC) a publié le rapport final du projet At Home/Chez soi. Il constituait la plus importante étude du genre et a démontré clairement que Logement d'abord est un moyen efficace de réduire l'itinérance.
  • Au cours de l'étude de la CSMC, en moyenne 73 % des participants au groupe Logement d'abord sont demeurés dans un logement stable, comparativement à 32 % des participants au groupe qui a reçu les soins habituels.
  • L'étude a aussi montré que l'approche Logement d'abord constitue un bon investissement, qui peut entraîner des économies considérables. Dans le cas des participants qui utilisaient le plus les services d'urgence et les services sociaux, chaque montant de 10 $ investi a donné lieu à des économies moyennes de 21,72 $ pour le gouvernement. 
  • Depuis le lancement de la SPLI en avril 2007, près de 35 000 Canadiens sans abri ou vulnérables à l'itinérance ont eu l'occasion de recevoir de l'éducation et de la formation; plus de 34 000 ont obtenu de l'aide pour se trouver un emploi, et près de 6 000 nouveaux lits en refuge ont été créés.

Citations

« Nous sommes heureux de nouer un partenariat avec le Saskatoon Housing Initiatives Partnership et d'autres organismes locaux afin de mettre en œuvre l'approche Logement d'abord à Saskatoon. Notre objectif est d'aider les personnes qui se sortent de l'itinérance à chercher et à obtenir un emploi, afin que ces personnes puissent faire profiter nos collectivités de leurs nombreux talents et de toutes leurs aptitudes. »
- L'honorable Candice Bergen, ministre d'État au Développement social

« Le gouvernement est fier d'appuyer le Saskatoon Housing Initiatives Partnership et ses partenaires, l'organisme The Lighthouse Supported Living et le Saskatoon Indian and Métis Friendship Centre, ainsi que tous les efforts qu'ils déploient à Saskatoon. Avec un toit au-dessus de leur tête, tous les Canadiens peuvent prospérer pendant que nous travaillons ensemble à trouver des solutions pour venir à bout de l'itinérance. »
- Kelly Block, secrétaire parlementaire du ministre des Ressources naturelles et députée de
Saskatoon-Rosetown-Biggar

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Document d'information

Stratégie des partenariats de lutte contre l'itinérance

La Stratégie des partenariats de lutte contre l'itinérance (SPLI) est un programme communautaire unique qui vise à prévenir et à réduire l'itinérance en offrant un financement et des services de soutien directs à 61 collectivités désignées dans toutes les provinces et tous les territoires, de même qu'à des collectivités autochtones, rurales et éloignées partout au Canada, afin de les aider à lutter contre l'itinérance.

Dans son Plan d'action économique de 2013, le gouvernement a renouvelé la SPLI en lui accordant un financement total de près de 600 millions de dollars sur cinq ans, jusqu'en mars 2019. La Stratégie renouvelée est axée sur l'approche Logement d'abord.

Jusqu'à récemment, on misait généralement sur la gestion de crise pour aborder l'itinérance - non seulement au Canada, mais dans nombre de pays développés. Ce modèle s'appuie fortement sur les refuges et autres interventions d'urgence. En général, les personnes sans abri doivent d'abord participer à une série de traitements et démontrer leur sobriété avant qu'on ne leur offre un logement. Cette approche est coûteuse et inefficace à long terme.

En effet, sans logement stable, il est beaucoup plus difficile de suivre des programmes de traitement et de gérer les problèmes de santé mentale et physique. Ces personnes se retrouvent souvent dans des centres d'hébergement d'urgence, des refuges, à l'hôpital ou en prison et font appel à un éventail d'autres services d'intervention en cas de crise, ce qui coûte très cher.

L'approche Logement d'abord, pour sa part, vise à fournir immédiatement un logement aux personnes sans abri, avant de leur fournir le soutien nécessaire pour les aider à stabiliser leur vie. Les expériences menées dans d'autres pays ont démontré que cette approche est très prometteuse. 

En 2008, sous le leadership du premier ministre Stephen Harper, le gouvernement a versé 110 millions de dollars à la Commission de la santé mentale du Canada pour mener sa propre étude de référence. Les résultats ont révélé que Logement d'abord :

  • met rapidement un terme à l'itinérance et entraîne d'autres résultats positifs pour la qualité de vie;
  • représente un investissement financier sensé qui peut entraîner des économies considérables. Chez les participants qui avaient le plus souvent recours aux services d'urgence et aux services sociaux, chaque tranche de 10 $ investis a mené à des économies moyennes de 21,72 $ pour le gouvernement;
  • fonctionne à long terme. En moyenne 73 % des participants du groupe Logement d'abord sont demeurés dans un logement stable tout au long de l'étude, comparativement à 32 % des participants du groupe ayant reçu les soins habituels.

Dans l'ensemble, les participants à l'étude étaient moins susceptibles d'avoir des démêlés avec la justice, et ceux qui ont reçu un logement et des services de soutien ont présenté davantage de signes de rétablissement que les autres.

Modèle de l'entité communautaire

Le financement de la SPLI est attribué aux collectivités admissibles au moyen du modèle de l'entité communautaire, sauf dans les cas de financement accordé à des collectivités rurales et éloignées du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest, où Service Canada est responsable de la mise en œuvre. Au Québec, la SPLI est mise en œuvre dans le cadre d'une entente Canada-Québec qui respecte les compétences et les priorités des deux gouvernements en matière de lutte contre l'itinérance.

En vertu du modèle de l'entité communautaire, le gouvernement fédéral confie à un organisme communautaire, qui est souvent l'administration municipale de la collectivité, le soin de choisir et d'administrer les projets locaux approuvés dans le cadre de la SPLI. Toutes les demandes de financement doivent passer par l'entité communautaire. De plus, toutes les demandes de financement sont évaluées et recommandées à l'entité communautaire par un comité consultatif communautaire ou régional, composé d'un vaste éventail d'intervenants communautaires.

Mise en œuvre de la Stratégie des partenariats de lutte contre l'itinérance renouvelée

La SPLI renouvelée est mise en application par l'intermédiaire des trois volets de financement ci-dessous, lesquels prévoient l'octroi d'un financement aux collectivités canadiennes afin de les appuyer dans la lutte contre l'itinérance. Dans le cadre de la SPLI renouvelée, l'approche Logement d'abord sera mise en œuvre graduellement et comportera des objectifs de financement précis et tenant compte de la capacité et des ressources variées des collectivités.

1)     Collectivités désignées

Un total de 61 collectivités dans l'ensemble du Canada (y compris au Québec) qui ont un problème important d'itinérance ont été choisies pour recevoir un soutien continu afin de régler ce problème. Ces collectivités - principalement des centres urbains - reçoivent un financement qui doit être égalé par des fonds provenant d'autres sources. Les projets financés doivent soutenir les priorités cernées au moyen d'un processus de planification communautaire.

  • À compter du 1er avril 2015, les plus grandes collectivités désignées devront investir au moins 65 % des fonds versés par la SPLI pour le volet Collectivités désignées dans des activités de type Logement d'abord.
  • À compter du 1er avril 2016, les autres collectivités désignées recevant au moins 200 000 $ en financement de la SPLI devront investir au moins 40 % des fonds versés par la SPLI pour le volet Collectivités désignées dans des activités de type Logement d'abord.
  • Les collectivités désignées qui toucheront moins de 200 000 $ en financement de la SPLI ou qui sont situées dans le Nord seront encouragées à mettre en œuvre des projets de type Logement d'abord, mais elles ne seront pas tenues d'atteindre des objectifs précis.

2)     Itinérance chez les Autochtones

Dans le cadre du volet de financement Itinérance chez les Autochtones, les responsables de la SPLI s'associent à des groupes autochtones pour veiller à ce que les services offerts répondent aux besoins uniques des sans­abri autochtones vivant hors réserve en région urbaine et rurale.

  • À partir du 1er avril 2016, les collectivités qui recevront plus de 200 000 $ en financement de la SPLI devront investir au moins 40 % des fonds versés par la SPLI pour le volet Itinérance chez les Autochtones dans des activités de type Logement d'abord.
  • Les collectivités recevant moins de 200 000 $ en financement dans le cadre du volet Itinérance chez les Autochtones de la SPLI seront encouragées à mettre en œuvre des projets de type Logement d'abord, mais elles ne seront pas tenues d'atteindre des objectifs précis.

Il convient de noter que les besoins uniques de tous les membres des Premières Nations ainsi que de tous les Inuit, Métis et Indiens non inscrits sont pris en compte, et que les Autochtones vivant hors réserve qui sont sans abri ou vulnérables à l'itinérance peuvent également accéder aux services prévus dans le cadre des volets de financement Collectivités désignées et Itinérance dans les collectivités rurales et éloignées.

3)     Itinérance dans les collectivités rurales et éloignées

Le volet de financement Itinérance dans les collectivités rurales et éloignées de la SPLI finance des projets dans les régions rurales et éloignées du Canada à l'extérieur des 61 collectivités désignées.

  • Ce volet a comporté l'adoption d'une approche à deux niveaux s'appuyant sur la population rurale. La priorité est donnée aux projets dans des collectivités de 25 000 personnes ou moins (niveau 1).
  • Afin de maximiser l'accès au financement de la SPLI pour le plus grand nombre possible de collectivités partout au pays, des activités peuvent aussi être financées dans de grandes collectivités non désignées de plus de 25 000 personnes (niveau 2), selon la disponibilité des fonds.

 

SOURCE Plan d'action économique du Canada

Renseignements : Bureau des relations avec les médias, Emploi et Développement social Canada, 819-994-5559, média@hrsdc-rhdcc.gc.ca

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