Le gouvernement du Canada soutient les Canadiens vulnérables à Saskatoon

SASKATOON, le 16 avril 2015 /CNW/ - Le gouvernement Harper a financé des projets qui contribueront à prévenir et à combattre l'itinérance à Saskatoon. La secrétaire parlementaire du ministre des Ressources naturelles et députée de Saskatoon-Rosetown-Biggar, Kelly Block, en a fait l'annonce aujourd'hui au nom de la ministre d'État au Développement social, l'honorable Candice Bergen.

Dans le cadre de la Stratégie des partenariats de lutte contre l'itinérance (SPLI), Crocus Co-op a reçu plus de 116 000 $ pour réparer et rénover son installation, qu'elle utilise pour offrir des services et des programmes de soutien aux personnes ayant une maladie mentale. De plus, l'organisme Saskatoon Food Bank and Learning Centre recevra 95 000 $ pour l'achat d'un camion réfrigéré de cinq tonnes qui lui permettra de collecter et de distribuer des vivres.

En 2014, Mme Block avait annoncé que le gouvernement avait consenti plus de 5,6 millions de dollars en cinq ans au Saskatoon Housing Initiatives Partnership, au titre de la SPLI, afin que l'organisme mette en œuvre Logement d'abord, une approche éprouvée fondée sur des données probantes visant à mettre un terme à l'itinérance. Le financement annoncé aujourd'hui est fourni par l'entremise du Saskatoon Housing Initiatives Partnership.

Logement d'abord est la pierre angulaire de la SPLI renouvelée du gouvernement. Cette initiative vise à stabiliser à long terme la vie des sans-abri, en commençant par leur fournir un logement permanent, puis en les aidant à régler les problèmes sous-jacents, comme la toxicomanie ou la santé mentale. L'objectif est de faire en sorte que ces personnes deviennent autonomes et soient des membres actifs de la société.

Par l'intermédiaire de la SPLI, le gouvernement du Canada travaille avec d'autres ordres de gouvernement, des collectivités et des organismes afin de mettre au point des solutions de portée locale pour lutter contre l'itinérance et d'investir à cet égard. Récemment, le gouvernement a annoncé le renouvellement de la SPLI, réservant pour les besoins de cette dernière près de 600 millions de dollars en cinq ans, soit jusqu'en mars 2019.

L'annonce faite aujourd'hui est un exemple de ce que fait le gouvernement pour aider les Canadiens. Afin d'aider les familles qui travaillent sans relâche, le gouvernement bonifie aussi la Prestation universelle pour la garde d'enfants, instaure une baisse d'impôt pour les familles et améliore la déduction pour frais de garde d'enfants et le crédit d'impôt pour la condition physique des enfants.

Les faits en bref

  • Depuis le lancement de la SPLI en avril 2007, près de 35 000 Canadiens sans abri ou vulnérables à l'itinérance ont profité des activités de sensibilisation et de formation et plus de 34 000 ont obtenu de l'aide pour trouver un emploi, tandis que plus de 6 000 nouvelles places ont été créées dans des refuges.
  • Dans le cadre du Plan d'action économique de 2014, le gouvernement mise sur les efforts déployés et les partenariats établis précédemment afin de mettre en œuvre l'approche Logement d'abord partout au Canada. Cette approche fondée sur des données probantes vise à stabiliser à long terme la vie des sans-abri, en commençant par leur fournir un logement permanent, puis en les aidant à régler les problèmes sous-jacents, comme la toxicomanie ou la santé mentale. Cette approche s'est avérée la plus efficace pour lutter contre l'itinérance.
  • La Prestation universelle pour la garde d'enfants passerait de 100 à 160 $ par mois (pouvant aller jusqu'à 1 920 $ par an) pour les enfants de moins de 6 ans. Les parents recevraient en outre une nouvelle prestation de 60 $ par mois (pour un montant maximal de 720 $ par année) pour chaque enfant âgé de 6 à 17 ans.

Citations

« Nous sommes heureux de travailler en partenariat avec le Saskatoon Housing Initiatives Partnership et d'autres organisations locales à la mise en œuvre de l'approche Logement d'abord à Saskatoon. Notre objectif est d'aider les personnes qui sortent d'une situation d'itinérance à chercher un emploi et l'obtenir, afin qu'elles puissent faire profiter nos collectivités de leurs nombreux talents et de toutes leurs aptitudes. »
- L'honorable Candice Bergen, ministre d'État au Développement social

« Notre gouvernement est fier de soutenir le Saskatoon Housing Initiatives Partnership et ses partenaires, Crocus Co­op et le Saskatoon Food Bank and Learning Centre, et tout le travail qu'ils réalisent ici à Saskatoon. Tous les Canadiens peuvent prospérer, à condition d'avoir d'abord un logement. C'est pourquoi nous travaillons ensemble à éliminer l'itinérance. »
- Kelly Block, secrétaire parlementaire du ministre des Ressources naturelles et députée de Saskatoon-Rosetown-Biggar

« On dit souvent que le recours aux banques alimentaires est lié à la précarité du logement et à l'itinérance. Le camion réfrigéré est donc une manière de s'assurer que l'on peut donner des produits frais. Crocus offre un soutien essentiel aux personnes ayant une maladie mentale. Les travaux de rénovation ont amélioré la sécurité de l'édifice et permettent à Crocus d'être mieux à même d'utiliser un espace auparavant inutilisable en raison de problèmes de toiture. »
- Shaun Dyck, directeur exécutif, Saskatoon Housing Initiatives Partnership

Liens connexes

Stratégie des partenariats de lutte contre l'itinérance
Logement d'abord
Aider les familles à prospérer

Document d'information

Stratégie des partenariats de lutte contre l'itinérance

La Stratégie des partenariats de lutte contre l'itinérance (SPLI) est un programme communautaire unique qui vise à prévenir et à réduire l'itinérance en offrant un financement et des services de soutien directs à 61 collectivités désignées dans toutes les provinces et tous les territoires, de même qu'à des collectivités autochtones, rurales et éloignées partout au Canada, afin de les aider à lutter contre l'itinérance.

Dans son Plan d'action économique de 2013, le gouvernement a renouvelé la SPLI en lui accordant un financement total de près de 600 millions de dollars sur cinq ans, jusqu'en mars 2019. La Stratégie renouvelée est axée sur l'approche Logement d'abord.

Jusqu'à récemment, on misait généralement sur la gestion de crise pour aborder l'itinérance - non seulement au Canada, mais dans nombre de pays développés. Ce modèle s'appuie fortement sur les refuges et autres interventions d'urgence. En général, les personnes sans abri doivent d'abord participer à une série de traitements et démontrer leur sobriété avant qu'on ne leur offre un logement. Cette approche est coûteuse et inefficace à long terme.

En effet, sans logement stable, il est beaucoup plus difficile de suivre des programmes de traitement et de gérer les problèmes de santé mentale et physique. Ces personnes se retrouvent souvent dans des centres d'hébergement d'urgence, des refuges, à l'hôpital ou en prison et font appel à un éventail d'autres services d'intervention en cas de crise, ce qui coûte très cher.

L'approche Logement d'abord, pour sa part, vise à fournir immédiatement un logement aux personnes sans abri, avant de leur fournir le soutien nécessaire pour les aider à stabiliser leur vie. Les expériences menées dans d'autres pays ont démontré que cette approche est très prometteuse.

En 2008, sous le leadership du premier ministre Stephen Harper, le gouvernement a versé 110 millions de dollars à la Commission de la santé mentale du Canada pour mener sa propre étude de référence. Les résultats ont révélé que Logement d'abord :

  • met rapidement un terme à l'itinérance et entraîne d'autres résultats positifs pour la qualité de vie;
  • représente un investissement financier sensé qui peut entraîner des économies considérables. Dans le cas des participants qui avaient le plus souvent recours aux services d'urgence et aux services sociaux, le gouvernement a réalisé des économies moyennes de 21,72 $ par tranche de 10 $ investis;
  • fonctionne à long terme. En moyenne 73 % des participants du groupe Logement d'abord sont demeurés dans un logement stable tout au long de l'étude, comparativement à 32 % des participants du groupe ayant reçu les soins habituels.

Dans l'ensemble, les participants à l'étude étaient moins susceptibles d'avoir des démêlés avec la justice, et ceux qui ont reçu un logement et des services de soutien ont présenté davantage de signes de rétablissement que les autres.

Modèle de l'entité communautaire

Le financement de la SPLI est attribué aux collectivités admissibles au moyen du modèle de l'entité communautaire, sauf dans les cas de financement accordé à des collectivités rurales et éloignées du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest, où Service Canada est responsable de la mise en œuvre. Au Québec, la SPLI est mise en œuvre dans le cadre d'une entente Canada-Québec qui respecte les compétences et les priorités des deux gouvernements en matière de lutte contre l'itinérance.

En vertu du modèle d'entité communautaire, le gouvernement fédéral charge un organe communautaire, souvent l'administration municipale d'une communauté, de sélectionner et de gérer les projets de la SPLI dans sa région. Toutes les demandes de financement doivent passer par l'entité communautaire. De plus, toutes les demandes de financement sont évaluées et recommandées à l'entité communautaire par un comité consultatif communautaire ou régional, composé d'un vaste éventail d'intervenants communautaires.

Mise en œuvre de la Stratégie des partenariats de lutte contre l'itinérance renouvelée

La SPLI renouvelée est mise en application par l'intermédiaire des trois volets de financement ci-dessous, lesquels prévoient l'octroi d'un financement aux collectivités canadiennes afin de les appuyer dans la lutte contre l'itinérance. Dans le cadre de la SPLI renouvelée, l'approche Logement d'abord sera mise en œuvre graduellement et comportera des objectifs de financement précis et tenant compte de la capacité et des ressources variées des collectivités.

1) Collectivités désignées

Un total de 61 collectivités dans l'ensemble du Canada (y compris au Québec) qui ont un problème important d'itinérance ont été choisies pour recevoir un soutien continu afin de régler ce problème. Ces collectivités - principalement des centres urbains - reçoivent un financement qui doit être égalé par des fonds provenant d'autres sources. Les projets financés doivent soutenir les priorités cernées au moyen d'un processus de planification communautaire.

  • À compter du 1er avril 2015, les plus grandes collectivités désignées devront investir au moins 65 % des fonds versés par la SPLI pour le volet Collectivités désignées dans des activités de type Logement d'abord.
  • À compter du 1er avril 2016, les autres collectivités désignées recevant au moins 200 000 $ en financement de la SPLI devront investir au moins 40 % des fonds versés par la SPLI pour le volet Collectivités désignées dans des activités de type Logement d'abord.
  • Les collectivités désignées qui toucheront moins de 200 000 $ en financement de la SPLI ou qui sont situées dans le Nord seront encouragées à mettre en œuvre des projets de type Logement d'abord, mais elles ne seront pas tenues d'atteindre des objectifs précis.

Remarque : Des discussions sont en cours au sujet de l'accord Canada-Québec sur la Stratégie des partenariats de lutte contre l'itinérance de 2014-2019.

2) Itinérance chez les Autochtones

Dans le cadre du volet de financement Itinérance chez les Autochtones, les responsables de la SPLI s'associent à des groupes autochtones pour veiller à ce que les services offerts répondent aux besoins uniques des sans‑abri autochtones vivant hors réserve en région urbaine et rurale.

  • À compter du 1er avril 2016, les collectivités recevant plus de 200 000 $ en financement de la SPLI devront investir au moins 40 % des fonds versés par la SPLI pour le volet Itinérance chez les Autochtones dans des activités de type Logement d'abord.
  • Les collectivités qui toucheront moins de 200 000 $ en financement dans le cadre du volet Itinérance chez les Autochtones de la SPLI seront encouragées à mettre en œuvre des projets de type Logement d'abord, mais elles ne seront pas tenues d'atteindre des objectifs précis.

Il convient de noter que les besoins uniques de tous les membres des Premières Nations ainsi que de tous les Inuit, Métis et Indiens non inscrits sont pris en compte, et que les Autochtones vivant hors réserve qui sont sans abri ou vulnérables à l'itinérance peuvent également accéder aux services prévus dans le cadre des volets de financement Collectivités désignées et Itinérance dans les collectivités rurales et éloignées.

3) Itinérance dans les collectivités rurales et éloignées

Le volet de financement Itinérance dans les collectivités rurales et éloignées de la SPLI finance des projets dans les régions rurales et éloignées du Canada à l'extérieur des 61 collectivités désignées.

  • Ce volet a comporté l'adoption d'une approche à deux niveaux s'appuyant sur la population rurale. La priorité est donnée aux projets dans des collectivités de 25 000 personnes ou moins (niveau 1).
  • Afin de maximiser l'accès au financement de la SPLI pour le plus grand nombre possible de collectivités partout au pays, des activités peuvent aussi être financées dans de grandes collectivités non désignées de plus de 25 000 personnes (niveau 2), selon la disponibilité des fonds.

 

SOURCE Emploi et Développement social Canada

Renseignements : Bureau des relations avec les médias, Emploi et Développement social Canada, 819-994-5559, media@hrsdc-rhdcc.gc.ca; Suivez-nous sur Twitter


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