Le gouvernement doit déposer sa cible de réduction des gaz à effet de serre en vue de la Conférence de Paris

QUÉBEC, le 13 avril 2015 /CNW Telbec/ - Le député de Jonquière et porte-parole de l'opposition officielle en matière de développement durable et d'environnement, Sylvain Gaudreault, le député de Marie-Victorin et porte-parole en matière d'énergie et de ressources naturelles, Bernard Drainville, et la députée de Vachon et porte-parole en matière d'électrification des transports, Martine Ouellet, déplorent que le gouvernement du Québec tarde à prendre le leadership sur le plan de la lutte contre les changements climatiques, soulignant qu'il a le devoir de faire écho aux 25 000 personnes qui ont marché, samedi, dans les rues de Québec.

À la veille du Sommet de Québec sur les changements climatiques, le Parti Québécois demande donc au gouvernement de déposer sa cible de réduction des gaz à effet de serre (GES), en vue de la Conférence de Paris de décembre, qui couvrira la période 2020-2030. Les États avaient jusqu'au 31 mars pour dévoiler leurs intentions relatives à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Au 9 avril 2015, 34 pays - dont les 28 de l'Union européenne, les États‑Unis et la Russie - l'avaient fait. « Où est le Québec? Le ministre de l'Environnement, David Heurtel, semble attendre que le Canada, un cancre en matière de lutte contre les changements climatiques, se décide un jour à agir dans le dossier et à se positionner. Or, le Canada a clairement renoncé à jouer un rôle positif dans les négociations internationales. Par conséquent, c'est au Québec à montrer la voie », a déclaré Sylvain Gaudreault.

Le gouvernement du Québec sera dans l'impasse s'il n'intègre pas sa future cible post-2020 à une stratégie d'affranchissement du pétrole à long terme. Rappelons que le secteur de l'énergie représente 71 % des émissions de GES. « Il faut considérer le coût environnemental des différentes sources d'énergie, et mieux encadrer les décisions reliées à l'aménagement du territoire, aux infrastructures de transport et aux normes de construction des bâtiments. Le gouvernement doit agir concrètement pour mener le Québec vers une économie sans pétrole », a indiqué Bernard Drainville.

Au sein du secteur de l'énergie, les transports représentent de loin le principal émetteur de GES : il est responsable de 45 % des émissions. « En seulement un an et demi au pouvoir, le Parti Québécois a déposé une stratégie d'électrification des transports et une stratégie nationale de mobilité durable, deux initiatives ambitieuses pour faire du Québec un leader dans le domaine environnemental. Depuis avril 2014, obnubilé par l'austérité, le gouvernement libéral a littéralement abandonné ces stratégies. Ce manque de vision nuira à la réputation du Québec en tant que leader dans la lutte contre les changements climatiques », a ajouté Martine Ouellet.

Enfin, le député de Jonquière demande de nouveau au ministre David Heurtel d'appeler le projet de loi 390, visant à asseoir la primauté de la compétence environnementale du Québec. « Il est fondamental que le Québec reprenne le leadership sur le plan de la lutte contre les changements climatiques sans attendre le Canada, mais il doit également s'assurer que son territoire ne devienne pas une autoroute pour l'exportation des sables bitumineux du Canada », a conclu Sylvain Gaudreault.

 

SOURCE Aile parlementaire du Parti Québécois

Renseignements : Antonine Yaccarini, Attachée de presse, Aile parlementaire du Parti Québécois, 418 643-2743


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