Le gouvernement Charest abandonnerait le projet de loi 16 - Le SFPQ se
réjouit et demande à nouveau une charte déclarant la laïcité de l'État
québécois

QUÉBEC, le 22 oct. /CNW Telbec/ - La présidente générale du Syndicat de la fonction publique du Québec, Lucie Martineau, accueille avec satisfaction la nouvelle publiée ce matin dans le journal La Presse, à l'effet que le gouvernement de Jean Charest laisserait mourir le projet de loi 16 favorisant l'action de l'administration à l'égard de la diversité culturelle. Lors de son passage au début octobre devant la commission chargée d'étudier le projet de loi, la présidente générale du SFPQ avait mis en garde la ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, madame Yolande James, d'aller de l'avant avec son projet de loi. Madame Martineau avait insisté sur le fait qu'il devait être abandonné et placé sur la même tablette que le rapport de la Commission Bouchard-Taylor. "Le bon sens a parlé. Les critiques à l'endroit de ce projet de loi étaient nombreuses et un gouvernement qui se dit à l'écoute de ses citoyens se devait de faire marche arrière", indique Lucie Martineau.

Le projet de loi 16 présente un problème de fond pour le SFPQ, car il renverse les rôles. Plutôt que ce soit aux nouveaux arrivants de s'intégrer à la société québécoise, c'est la terre d'accueil qui doit s'ouvrir davantage à la diversité. Le Syndicat réitère sa position, telle que défendue devant la Commission Bouchard-Taylor, à l'effet qu'on ne doit pas consentir à des groupes de citoyens, des accommodements déraisonnables pour des motifs religieux. "Nous nous opposerons toujours à ces mesures, poursuit Lucie Martineau. Ces accommodements ébranlent un des fondements de la société québécoise, soit celui du droit à l'égalité des sexes." Le SFPQ réitère qu'il est grand temps que le gouvernement adopte des mesures législatives pour enchâsser définitivement les rapports entre l'État et les différentes communautés culturelles. "Le gouvernement du Québec doit maintenant plancher sur une charte de la laïcité. C'est nécessaire pour assurer une fois pour toutes le principe de l'égalité hommes - femmes en proclamant la neutralité de l'État", rappelle Madame Martineau.

Décision de la Cour suprême

Concernant la décision rendue par la Cour suprême ce matin, qui renverse la Loi 104 adoptée en 2002 pour bloquer l'accès à l'école anglaise, le SFPQ est d'avis que le gouvernement Charest doit se doter au plus vite d'une législation appropriée pour assurer la primauté du français. Par le fait même, le Syndicat déplore que l'on passe actuellement sous silence le problème de la bilinguisation de la fonction publique soulevé dans les médias, au printemps de 2008 et en septembre 2009. D'ailleurs, six organismes contreviennent toujours à la Politique gouvernementale relative à l'emploi et à la qualité de la langue française dans l'administration publique, soit la SAAQ, Services-Québec, l'Office de la protection du consommateur, la Commission de l'accès à l'information et le Directeur de l'État civil. "Nous tenons à rappeler que la Loi 101 reconnaît que le français est la langue de l'administration publique et que le gouvernement dispose de tous les moyens pour mettre fin à cette situation", conclut madame Martineau.

SOURCE Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec

Renseignements : Renseignements: Éric Lévesque, Responsable des relations avec les médias, (418) 623-2424, poste 338, Cell.: (418) 564-4150

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