Le gouvernement aurait pu prévenir les fermetures d'usines : un syndicat
demande la création d'un groupe de travail

OTTAWA, le 17 sept. /CNW Telbec/ - Les fermetures annoncées dans six usines canadiennes annoncées aujourd'hui par AbitibiBowater "sont un désastre d'une gravité historique pour des communautés dont ces usines ont été un pilier pour l'industrie forestière canadienne", affirme Gaétan Ménard, secrétaire-trésorier du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier.

Les fermetures pour une durée indéfinie de trois usines canadiennes et de quatre machines à papier à d'autres usines affectent plus de 1 500 membres de 11 sections locales du SCEP.

Gaétan Ménard affirme que les membres syndiqués aujourd'hui sont "fâchés contre la compagnie et cyniques à l'égard de leurs gouvernements."

"Ces fermetures auraient pu être prévenues, estime-t-il. Le gouvernement canadien n'avait qu'à mettre en place un programme de garanties de prêts pour les compagnies forestières contraintes d'être placées sous la protection de la LACC en raison de la crise du crédit. Or, de toute évidence, lorsqu'il s'agit de notre industrie forestière, même devant un désastre économique d'une telle ampleur, le gouvernement choisit d'ignorer la réalité."

"Les gouvernements qui n'ont rien fait pour prévenir cette situation et qui ne feront rien aujourd'hui sauf d'exprimer des platitudes insignifiantes à propos des marchés ont perdu leur droit moral de gouverner", avance Gaétan Ménard.

Les fermetures représentent aussi "la fin des machinations corporatives d'AbitibiBowater et la tentative de bâtir un empire sur des dettes", affirme Gaétan Ménard. "Cette compagnie a exploité les forêts pour faire l'acquisition de compagnies productives, mais a échoué à réinvestir. Aujourd'hui, les travailleurs et les collectivités en paient le prix."

Gaétan Ménard dit que la compagnie va aussi utiliser les dispositions de la LACC pour refuser de verser des milliers de dollars par personne en indemnités de départ qui sont dues et qu'elle va reléguer les travailleurs en derniers sur la liste des créanciers. " C'est une humiliation totale et un coup très dur infligés à nos membres, car le gouvernement conservateur considère que les banquiers méritent davantage que la main-d'œuvre canadienne."

"S'il reste une once de décence à ce gouvernement, il devrait suivre la voie du premier ministre de Terre-Neuve, Danny Williams, et offrir les indemnisations dues à ces travailleurs", affirme-t-il.

Le syndicat demande qu'un groupe de travail fédéral-provincial soit créé avec une participation syndicale dans chacune des collectivités touchées par les fermetures afin de s'assurer que la capacité de production des usines fermées ne soit pas détruite et pour chercher un nouveau propriétaire en mesure d'assumer ses responsabilités.

"Si on leur donne une chance, les Canadiens vont surmonter le choc, la colère et le cynisme suscités par les annonces d'AbitibiBowater et vont lutter pour rebâtir l'industrie forestière", avance Gaétan Ménard. "Il n'y a pas d'autres solutions de rechange pour les communautés forestières du Canada que de mettre l'accent sur le développement durable et le traitement à valeur ajoutée de nos ressources naturelles renouvelables."

SOURCE Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier

Renseignements : Renseignements: Gaétan Ménard, (819) 775-6980 (cellulaire)

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