Le Conseil du patronat félicite Pauline Marois, qui devient la première femme première ministre du Québec, et lui demande de rassurer rapidement les gens d'affaires pour éviter un ralentissement potentiel des investissements privés

MONTRÉAL, le 4 sept. 2012 /CNW Telbec/ - Le Conseil du patronat offre ses sincères félicitations à tous les députés élus à l'Assemblée nationale. Il félicite en particulier la chef du Parti québécois, Pauline Marois, qui devient la première femme première ministre du Québec. Le Conseil tient à souligner également l'engagement de tous les candidats s'étant présentés à cette élection qui, même s'ils n'ont pas tous remporté un siège, ont contribué par leur implication à la vitalité de notre démocratie québécoise. Il se réjouit en outre de la participation importante des électeurs québécois à cet important exercice démocratique.

« D'emblée, on peut rappeler l'appui des gens d'affaires à certaines orientations qui ont été avancées par plusieurs partis, y compris le Parti québécois, au cours de la campagne électorale, en ce qui a trait à l'amélioration de notre système d'éducation et de formation, à la modernisation de l'offre de transport, à la relève entrepreneuriale ainsi qu'au désir exprimé d'équilibrer le budget le plus rapidement possible, a déclaré le président du Conseil du patronat, M. Yves-Thomas Dorval. Force est de reconnaître toutefois que plusieurs propositions en matière de réglementation, de finances publiques et de fiscalité inquiètent au plus haut point la communauté des affaires. C'est pourquoi j'exhorte madame Marois à rencontrer les gens d'affaires le plus rapidement possible afin de les rassurer quant au maintien de conditions économiques gagnantes pour le Québec. Je lance également cette invitation aux représentants des autres partis politiques faisant partie de l'opposition. Il est important en effet qu'ils connaissent les préoccupations des gens d'affaires pour les guider, au cours des mois à venir, dans leurs prises de position à l'Assemblée nationale. »

Au nombre des préoccupations en matière de réglementation, on s'inquiète tout particulièrement des changements proposés à la Charte de la langue française et de leurs répercussions majeures, tant sur les petites entreprises que sur les coûts de fonctionnement reliés à un élargissement de la loi. Il en va de même pour les modifications projetées aux lois du travail avec, entre autres, un renforcement éventuel des dispositions anti-travailleurs de remplacement, ce à quoi les employeurs s'opposeraient vigoureusement.

On remarque également l'absence de disposition visant à accroître l'efficacité et l'équité du régime de santé et de sécurité du travail, entièrement financé par les employeurs, et l'absence de propositions concrètes visant à résoudre les enjeux de la plus haute importance reliés aux régimes de pension à prestations déterminées, tant dans le secteur privé que dans le secteur public.

Sur le plan des finances publiques, il est certain que le Québec ne dispose pas de la marge de manœuvre financière nécessaire pour payer toutes les dépenses associées aux différentes promesses électorales. Cela, en particulier, dans un contexte où il est fort probable que les revenus projetés ne se concrétiseront pas. Parmi ces promesses, on pense, entre autres, l'annulation de l'augmentation prévue des droits de scolarité universitaire et des tarifs d'électricité, ainsi que l'abolition de la contribution santé. Une fiscalité accrue imposée à ceux qui génèrent le plus de richesse - que ce soit les contribuables plus aisés ou les entreprises - constitue également un risque réel de ralentissement de l'investissement, en particulier en ce qui concerne les changements envisagés aux redevances sur les ressources naturelles.

« Avec une dette publique très importante et dans une situation économique mondiale extrêmement préoccupante, il va de soi que le Québec n'a certes pas les moyens de se priver de quelque investissement que ce soit et, ainsi, prendre du recul par rapport aux économies concurrentes. Dans ce contexte, il m'apparaît clair que le gouvernement doit revoir plusieurs de ses propositions et les soumettre systématiquement à une analyse économique et stratégique afin d'en mesurer les impacts », de conclure M. Dorval.

Le Conseil du patronat du Québec tient finalement à remercier le premier ministre sortant, Jean Charest, et les membres de son équipe au cours de la dernière décennie. Parmi les notes positives du gouvernement sortant, on se souviendra notamment de son orientation quant au retour à l'équilibre budgétaire ainsi que de ses décisions qui ont contribué substantiellement à ce que le Québec affiche une meilleure performance économique que la plupart des autres États comparables pendant la récession mondiale de 2008.

Regroupant plusieurs des plus grandes entreprises du Québec, le Conseil du patronat du Québec réunit également la vaste majorité des associations patronales sectorielles, en faisant ainsi la seule confédération patronale du Québec.


SOURCE : CONSEIL DU PATRONAT DU QUEBEC

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Vice-président - Communications
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