Le Conseil du patronat estime que le Québec continue à vivre au-dessus de ses moyens et que l'instauration d'un cran arrêt est incontournable

MONTRÉAL, le 28 nov. 2013 /CNW Telbec/ - Le Conseil du patronat du Québec se montre très déçu par la mise à jour économique et financière présentée aujourd'hui par le ministre des Finances et de l'Économie, M. Nicolas Marceau. Non seulement l'équilibre budgétaire ne sera pas atteint en 2013-2014, mais plus encore, le gouffre financier s'agrandira au cours du même exercice, puisque le déficit sera de 2,5 milliards $, soit un milliard de plus que l'an dernier.

Tout en soulignant les efforts réels déployés pour limiter la croissance dépenses publiques, le Conseil du patronat ne peut que déplorer l'incapacité du gouvernement à rencontrer ses promesses pour 2013-2014. Il critique aussi sévèrement le report de l'objectif de deux années, d'autant plus que le gouvernement a fait plusieurs annonces de nouvelles dépenses additionnelles.

« Force est d'admettre qu'en dépit des nombreuses promesses faites au cours de la dernière année par le gouvernement en faveur d'une rigueur budgétaire accrue et d'une plus grande prospérité, ce dernier n'a pas réussi à atteindre son objectif d'équilibrer les finances publiques tout en mettant en place des mesures pour stimuler davantage les investissements. La mise à jour économique et financière dévoilée aujourd'hui constitue donc une démonstration que le Québec vit plus que jamais au-dessus de ses moyens et doit mettre en place une nouvelle façon de faire à cet effet », a déclaré le président du Conseil du patronat, M. Yves-Thomas Dorval.

Du point de vue du Conseil du patronat, la mise à jour économique et financière met en lumière plusieurs problématiques structurelles majeures par rapport à la situation financière et économique du Québec, que l'organisme a rappelé à plusieurs occasions au cours des derniers mois, notamment dans le cadre du dévoilement de son Bulletin de la prospérité du Québec 2013 :

  • Une dette publique beaucoup plus élevée par rapport à celle d'autres provinces, ainsi qu'une fiscalité globale plus lourde pour les entreprises et les particuliers, réduisant d'autant la marge de manœuvre du gouvernement et hypothéquant sérieusement la qualité de vie des générations futures;
  • Un panier de services et de programmes sociaux plus généreux qu'ailleurs, appelé à croître sans cesse au fur et à mesure qu'apparaissent de nouveaux enjeux à l'ordre du jour gouvernemental, ce qui menace la capacité de payer des contribuables et rend de plus en plus difficile l'atteinte de l'équilibre budgétaire;
  • Un contrôle des dépenses publiques qui ne tient pas compte de la nécessité de revoir les domaines d'intervention et les missions fondamentales de l'État;
  • Un environnement d'affaires imprévisible et globalement peu favorable à la création de richesse, dans lequel on ne cesse d'alourdir le fardeau réglementaire et administratif des entreprises, de décourager à long terme l'investissement et de limiter la hausse des revenus du gouvernement.

À ces problématiques s'ajoutent des enjeux incontournables dans un proche avenir qui rendront les perspectives futures encore plus difficiles au niveau des finances publiques : le vieillissement démographique accéléré de la population, le poids des régimes de retraite publics et les besoins d'investissement dans les infrastructures de transport, de la santé et de l'éducation, ainsi que municipales. Par ailleurs, soulignons que le paiement de la dette a pu bénéficier au cours des dernières années de taux d'intérêt extrêmement bas, alors qu'il est fortement prévisible que ces mêmes taux se mettent à augmenter, alourdissant d'autant cet important poste de dépenses.

On comprendra qu'en plus de devoir changer radicalement la perception négative des investisseurs à l'égard du Québec, afin de créer plus richesse et générer par conséquent plus de revenus, le gouvernement du Québec n'a plus le choix de revoir l'intervention publique en mettant en place un mécanisme de cran d'arrêt quant à la création de nouvelles dépenses qui ne seraient pas compensées par des réductions équivalentes dans des programmes ou des services existants. Ce mécanisme, tel que l'a proposé le Conseil du patronat à plusieurs reprises depuis 2009, apparaît maintenant incontournable.

« Plus que jamais aujourd'hui, le Québec doit envisager un changement culturel majeur quant à l'intervention de plus en plus marquée de l'État dans la société et au rapport qu'entretiennent les Québécois de façon générale avec la création de richesse. Nous devons cesser, comme société, de vivre continuellement à crédit et de pelleter nos responsabilités sur le dos des générations futures. Il faut plutôt faire preuve de leadership et procéder à des choix stratégiques et nécessaires afin de vivre selon nos moyens tout en assurant une prospérité durable qui contribuera à la qualité de vie de l'ensemble des citoyens », de conclure M. Dorval.

Regroupant plusieurs des plus grandes entreprises du Québec, le Conseil du patronat du Québec réunit également la vaste majorité des associations patronales sectorielles, en faisant ainsi la seule confédération patronale du Québec.

SOURCE : Conseil du patronat du Québec

Renseignements :

Renseignements et entrevues : 

Patrick Lemieux
Conseiller principal - Communications
Cell. : 438 886 9804


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