Le Conseil consultatif nouvellement créé aidera à définir la stratégie fédérale contre la violence fondée sur le sexe

La ministre Hajdu chargée de l'élaboration et de la mise en œuvre de la nouvelle stratégie

OTTAWA, le 27 juin 2016 /CNW/ - L'honorable Patty Hajdu, ministre de la Condition féminine, a rencontré aujourd'hui à Ottawa les membres du Conseil consultatif nouvellement créé dont le mandat est d'appuyer l'élaboration de la stratégie du gouvernement du Canada contre la violence fondée sur le sexe.

Malgré une réduction continue du taux global de crimes violents au Canada, la violence demeure une réalité pour un grand nombre de femmes et de filles. Les statistiques montrent que celles-ci sont plus vulnérables que les hommes et les garçons à certains types de violence, notamment la violence à caractère sexuel et la violence entre partenaires intimes. La violence fondée sur le sexe touche aussi de manière disproportionnée les femmes et les filles autochtones, de même que les personnes appartenant à la communauté LGBTQ2S (personnes qui s'identifient en tant que lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, bi-spirituelles, allosexuelles) ou de genre non conforme.

Le gouvernement du Canada est déterminé à favoriser l'égalité entre les sexes ainsi qu'à assurer la sécurité et la protection des femmes et des filles. À la lumière de cet engagement, la ministre Hajdu a reçu le mandat d'élaborer une stratégie fédérale qui visera à renforcer les efforts de prévention du gouvernement fédéral dans ce domaine grâce à une approche coordonnée, axée sur la collaboration et fondée sur des données probantes.

Le Conseil consultatif servira de lieu d'échange pour la mise en commun de points de vue, de pratiques prometteuses et de résultats de recherche relativement à la violence fondée sur le sexe. Les membres du Conseil consultatif proviennent de secteurs très variés et possèdent des compétences spécialisées dans divers domaines, notamment : la prévention; les enjeux propres aux personnes appartenant à la communauté LGBTQ2S; la mobilisation des hommes et des garçons; la cyberviolence; la violence à caractère sexuel; la violence contre les personnes handicapées; la violence faite aux femmes et aux filles autochtones; et la justice pénale.

Citations

« Je compte sur les membres du Conseil consultatif pour travailler avec moi à l'élaboration de la stratégie fédérale contre la violence fondée sur le sexe. Leurs conseils nous seront essentiels pour avoir l'assurance que nos efforts portent fruit et que nous répondons adéquatement aux besoins des femmes et des filles du Canada. »

L'honorable Patty Hajdu, C.P., députée
Ministre de la Condition féminine

«Je me réjouis de pouvoir contribuer à façonner la réponse du gouvernement fédéral à la violence faite aux femmes et aux filles et faire en sorte que des voix diverses soient entendues, y compris les voix de personnes ayant survécu à des violences à caractère sexuel. »

Farrah Kahn
Coordonnatrice du soutien et de l'éducation en matière de violence à caractère sexuel, Université Ryerson

« C'est un honneur pour moi de faire partie de ce conseil d'expertes et d'experts et de partager les connaissances et les points de vue de la Fondation canadienne des femmes sur la prévention de la violence faite aux femmes et aux filles. En favorisant une approche fédérale coordonnée à la violence fondée sur le sexe, cette stratégie contribuera à assurer un meilleur soutien aux survivantes. »

Anuradha Dugal
Directrice des programmes de prévention de la violence, Fondation canadienne des femmes

« Pour prévenir la violence envers les femmes et les filles, il faut inclure les hommes et les garçons dans la discussion. Je suis fier de pouvoir contribuer à l'élaboration de cette stratégie fédérale et je travaillerai afin qu'elle tienne compte des façons de mobiliser les hommes et les garçons pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe. »

Todd Minerson
Directeur, Campagne du ruban blanc

Les faits en bref

  • La violence demeure un obstacle important à l'égalité des sexes au Canada.
  • Au cours des trois prochains mois, la ministre Hajdu rencontrera des expertes, experts, militantes et militants d'un peu partout au pays, ce qui aidera le gouvernement fédéral à élaborer des politiques et des programmes solides et efficaces, fondés sur des données probantes.
  • Deux sondages numériques seront publiés sur le site Web de Condition féminine Canada plus tard au cours de l'été: l'un s'adressera aux expertes, experts, militantes et militants; l'autre s'adressera aux survivantes et survivants et à toute personne qui voudrait partager son point de vue.
  • La création du Conseil consultatif formé de spécialistes en matière de violence fondée sur le sexe représente une première étape pour la ministre. Le Conseil fournira des avis au gouvernement sur le processus de dialogue et guidera par la suite l'élaboration de la stratégie.

Produit associé

  • Document d'information - Membres du Conseil consultatif sur la stratégie fédérale contre la violence fondée sur le sexe (membres actuels)

 

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DOCUMENT D'INFORMATION

CONSEIL CONSULTATIF SUR LA STRATÉGIE FÉDÉRALE CONTRE LA VIOLENCE FONDÉE SUR LE SEXE

  1. Amélie Aubut, avocate militaire au Cabinet du Juge-avocat général, Ottawa (Ontario)
    Expertise: droits de la personne

    Amélie Aubut est avocate au Cabinet du Juge-avocat général. Elle a pratiqué auparavant dans les domaines des litiges civils et commerciaux au cabinet Norton Rose Fulbright et a été chargée de cours à l'Université d'Ottawa et à l'Université McGill.

  2. Tod Augusta-Scott, Bridges Institute, Truro (Nouvelle-Écosse)
    Expertise: hommes qui commettent des abus, soutien aux personnes survivantes, justice réparatrice, recherche

    Tod Augusta-Scott (M.Serv.Soc.) est connu internationalement pour son travail dans le domaine de la violence familiale, de la justice réparatrice et de la thérapie par le récit. Depuis 1994, il est le coordonnateur de Bridges, un institut de counseling, de recherche et de formation dans le domaine de la violence familiale. Il a enseigné au département de service social de l'Université Dalhousie et travaillé à titre de superviseur clinique en justice réparatrice à la Commission des droits de la personne de la Nouvelle-Écosse. Il travaille actuellement auprès des Forces canadiennes. Tod publie et donne des exposés au Canada et ailleurs dans le monde. Son manuel de groupe pour l'intervention auprès d'agresseurs a été officiellement adopté par trois ministères provinciaux - au Nouveau-Brunswick, à Terre-Neuve-et-Labrador et dans les Territoires du Nord-Ouest. En 2013, il s'est vu décerner le Prix d'excellence pour service insigne de l'Association canadienne des travailleurs sociaux. Il prépare actuellement un documentaire sur la violence familiale et la justice réparatrice qui s'intitulera A Better Man.

  3. Brenda Belak, Pivot Legal Society, Vancouver (Colombie-Britannique)
    Expertise: système judiciaire/juridique, droits de la personne, travail du sexe, violence faite aux femmes autochtones

    Brenda Belak est avocate responsable de la campagne de promotion des droits des travailleuses et travailleurs du sexe de la Pivot Legal Society, un organisme sans but lucratif misant sur la réforme du droit et les litiges stratégiques pour promouvoir les droits des personnes marginalisées. Brenda milite en faveur de la décriminalisation de l'industrie du sexe au Canada, et ce, dans l'objectif de promouvoir la sécurité et les droits fondamentaux des travailleuses et travailleurs du sexe. Auparavant, elle militait pour les droits de la personne en Asie du Sud‑est, menait des travaux de recherche et plaidait à l'échelle internationale contre la violation des droits de la personne et les atteintes à l'environnement dans le contexte de la guerre civile au Myanmar. Elle a également dénoncé la violence sexuelle contre les femmes dans les zones de conflit, le travail forcé et la traite des personnes. Elle a écrit un ouvrage sur la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) et sur les droits fondamentaux des femmes au Myanmar. Elle a été la principale responsable de la rédaction du premier projet de loi de ce pays sur la violence contre les femmes. Brenda a pratiqué le droit autochtone en Colombie-Britannique et siégé à la Commission d'enquête sur les femmes autochtones disparues. Elle pense que le réel changement social commence et se termine par les personnes les plus touchées par l'injustice.

  4. Dillon Black, Coalition d'Ottawa contre la violence faite aux femmes, Ottawa (Ontario)
    Expertise: personnes allosexuelles, prévention, lutte contre l'oppression, cyberviolence, jeunesse

    Dillon Black milite pour mettre fin à la violence contre les personnes de genre non conforme et refuse les étiquettes de genre. Féministe qui conjugue travail social et création de contenus médiatiques, Dillon s'investit avec passion dans la mobilisation des jeunes et le renforcement des capacités, qui sont des outils de développement communautaire ayant une fonction amplificatrice et transformatrice.

    Dillon participe aux efforts locaux de lutte contre la violence et perçoit les cadres communautaires anti-oppressifs fondés sur la résilience comme des piliers de son travail. Dillon siège au conseil d'administration de Queering 613 et coordonne actuellement un projet de prévention et d'élimination de la cyberviolence réalisé par la Coalition d'Ottawa contre la violence faite aux femmes et financé par Condition féminine Canada. De plus, Dillon poursuit actuellement des études supérieures à l'école de travail social de l'Université Carleton.

  5. Bonnie Brayton, Réseau d'action des femmes handicapées du Canada
    Expertise: droits des femmes handicapées

    Bonnie Brayton est directrice générale nationale de DAWN-RAFH Canada (Réseau d'action des femmes handicapées du Canada) depuis mai 2007. DAWN Canada a ses bureaux à La Maison Parent-Roback, un collectif féministe du Québec à Montréal.

    DAWN Canada œuvre à l'avancement des droits des femmes handicapées depuis près de 30 ans au Canada et ailleurs dans le monde. Bonnie est aussi présidente de Coup de Balai - Clean Sweepers, une organisation d'économie sociale offrant des services de soins à domicile aux personnes handicapées et aux personnes âgées dans sa communauté à Montréal. De plus, elle est membre du Conseil d'administration de l'Alliance féministe pour l'action internationale. En 2014, dans le cadre des célébrations du 150e anniversaire de la Conférence de Charlottetown, Bonnie a été nommée Visionnaire, l'une de 23 femmes au Canada à recevoir cette distinction. En janvier 2015, elle a été désignée par le magazine Canadian Living l'une des 40 Canadiennes agentes du changement au pays.

  6. Jeremy Dias, Canadian Centre for Gender and Sexual Diversity
    Expertise: personnes allosexuelles, jeunes

    Jeremy est né et a grandi à Edmonton, jusqu'à son déménagement à Sault Ste. Marie, en Ontario, où il a fréquenté l'école secondaire. Il y a également fondé et coordonné le groupe pour jeunes allosexuels de Sault Ste. Marie. Après avoir déclaré son orientation sexuelle lors de ses études secondaires, Jeremy a été victime de discrimination extrême de la part d'élèves et de dirigeants de l'école. À l'âge de 17 ans, il a intenté une poursuite contre l'école et le conseil scolaire et à 21 ans, il a obtenu le deuxième plus important règlement en matière de droits de la personne au Canada. Jeremy s'est servi de cet argent pour créer la Bourse Jeremy Dias et fonder le Centre canadien de la diversité des gendres et de la sexualité, qui favorise la tolérance par le truchement de la formation et d'initiatives telles que la Journée internationale du rose.

  7. Nathalie Duhamel, Regroupement québécois des centres d'aide contre les agressions à caractère sexuel, Montréal (Québec)
    Expertise: violence sexuelle, soutien aux personnes survivantes, prévention, travail du sexe, populations diverses

    Nathalie Duhamel est coordonnatrice du Regroupement québécois des CALACS (les centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel), un organisme féministe sans but lucratif qui se consacre à soutenir ses membres pour qu'ils puissent mieux aider les femmes et adolescentes agressées sexuellement. Les centres membres du Regroupement interviennent directement auprès des femmes et des adolescentes victimes d'une agression sexuelle, offrent des services d'accompagnement lors du processus judiciaire et animent des programmes de prévention dans les écoles. Les CALACS travaillent aussi à sensibiliser le public à la violence sexuelle.

  8. Anuradha Dugal, Fondation canadienne des femmes, Montréal (Québec)
    Expertise: prévention, diversité, recherche, traite de personnes, jeunesse, cyberviolence, violence sexuelle

    Depuis six ans, Anuradha Dugal est directrice des Programmes de prévention de la violence à la Fondation canadienne des femmes. Elle a aussi siégé au conseil d'administration de l'organisme (de 2002 à 2007) et présidé son comité de prévention de la violence. Elle est actuellement responsable de toutes les stratégies nationales concernant la violence faite aux femmes et aux filles et de la prévention de la violence chez les adolescentes et adolescents, y compris la traite. Dans ces domaines, elle supervise le travail concernant l'octroi de subventions, la mobilisation des connaissances, l'amélioration des programmes, les rassemblements ainsi que la création de coalitions et les politiques. Engagée dans diverses causes sociales (violence faite aux femmes et aux filles, violence entre adolescentes et adolescents, égalité entre les sexes, agriculture urbaine et développement durable), Anuradha siège au groupe consultatif du projet Making Women Count du Centre canadien de politiques alternatives et au conseil d'administration de la fondation Un toit pour tous de Royal LePage.

  9. Farrah Khan, Université Ryerson, Toronto (Ontario)
    Expertise: violence sexuelle, immigrantes, violence motivée par « l'honneur », violence sur les campus

    Forte de plus de 15 années d'expérience en matière de lutte contre la violence fondée sur le sexe, Farrah Khan jouit d'une réputation nationale comme conseillère, éducatrice et artiste. Elle coordonne le programme de sensibilisation à la violence sexuelle et de soutien aux victimes d'agression sexuelle de l'Université Ryerson et copréside la Table ronde de l'Ontario sur la lutte contre la violence faite aux femmes. Partout en Amérique du Nord, Farrah offre de la formation relative à la lutte contre la violence faite aux femmes, y compris la violence sexuelle, la violence commise au nom de «l'honneur» et les mariages forcés. Elle est titulaire d'une maîtrise en travail social de l'Université de Toronto. Elle a reçu le prix Vital People de la Toronto Community Foundation, le prix Michele Landsberg de la Fondation canadienne des femmes et le prix Women Who Inspire du Conseil canadien des femmes musulmanes.

  10. Paul Lacerte, campagne Moosehide, Victoria (Colombie-Britannique) 
    Expertise: violence faite aux femmes et aux filles autochtones

    Paul Lacerte milite depuis plus de 20 ans à améliorer le sort des peuples autochtones. Il est le créateur de la campagne Moose Hide qui a débuté en 2011. Il s'agit d'un mouvement populaire pour les hommes autochtones et non autochtones qui s'opposent à la violence faite aux femmes et aux enfants autochtones. Dans le cadre de cette campagne annuelle, les hommes portent un écusson de peau d'orignal pour symboliser leur engagement à honorer, à respecter et à protéger les femmes et enfants.

  11. Harriet MacMillan, professeure, département de psychiatrie et sciences neurocomportementales, Université McMaster, Hamilton (Ontario)
    Expertise: violence contre les femmes et les enfants

    Harriet MacMillan est psychiatre et pédiatre. Elle mène des travaux de recherche dans le domaine de la violence familiale. Elle enseigne au département de psychiatrie et de sciences neurocomportementales et au département de pédiatrie de l'Université McMaster, en plus de travailler au Offord Centre for Child Studies. De 1993 à 2004, Harriet était directrice fondatrice du Child Advocacy and Assessment Program (CAAP) à l'hôpital pour enfants McMaster, un programme multidisciplinaire visant à réduire le fardeau de la souffrance associée à la violence familiale. Elle poursuit son travail auprès des patientes et des patients à titre d'employée active du CAAP. Ses recherches se concentrent sur l'épidémiologie de la violence contre les enfants et les femmes; elle a réalisé des essais cliniques aléatoires permettant d'évaluer l'efficacité d'approches de prévention de la maltraitance de l'enfant et de la violence conjugale. Harriet est cochercheuse principale de PreVail, un Centre de développement de la recherche sur le genre, la santé mentale et la violence au cours de la vie, financé par les Instituts de recherche en santé du Canada, et elle est responsable du projet de développement de lignes directrices pancanadiennes de la santé publique sur la violence familiale (projet VEGA - Violence Evidence Guidance Action).

  12. Nneka MacGregor, Women at the Centre, Toronto (Ontario)
    Expertise: système judiciaire/juridique, soutien aux personnes survivantes, femmes immigrantes, recherche

    Nneka MacGregor est une survivante et militante qui travaille avec des organismes et des gouvernements à mettre fin à la violence faite aux femmes. Elle est directrice générale du Women's Centre for Social Justice (centre de femmes pour la justice sociale, aussi connu sous le nom de Women at the Centre), qu'elle a cofondé. Unique en son genre, cet organisme sans but lucratif a été créé par des survivantes pour les survivantes de violence fondée sur le sexe. Nneka conçoit et anime des séances de formation à l'intention d'organismes et de groupes variés, afin de promouvoir une meilleure compréhension du problème de la violence fondée sur le sexe. Elle prône la défense des droits des survivantes, tant sur le plan personnel que politique, et cherche des façons d'amener les hommes et les garçons à participer aux initiatives visant à mettre fin à la violence faite aux femmes.

  13. Lise Martin, Réseau canadien des maisons d'hébergement pour femmes, Ottawa (Ontario)
    Expertise: aide aux survivantes, recherche, continuum des réactions à la violence

    Lise Martin est directrice générale du Réseau canadien des maisons d'hébergement pour femmes. Lise a orchestré le travail de collaboration de 23 organisations, qui a débouché sur le Modèle de plan d'action national du Canada sur la violence faite aux femmes et aux filles. En juin 2015, le Réseau a mis au point et lancé hebergementfemmes.ca, un outil en ligne permettant aux femmes de trouver un refuge partout au Canada. Depuis sa création il y a trois ans, le Réseau a produit Les maisons s'expriment, une enquête annuelle réalisée auprès des maisons d'hébergement. Auparavant, Lise était directrice générale de l'Institut canadien de recherche sur les femmes ainsi que de la conférence Monde des Femmes de 2011.

  14. Dre Ruth Elwood Martin, membre du corps professoral clinicien de la School of Population and Public Health de l'Université de la Colombie‑Britannique
    Expertise: santé publique, femmes incarcérées

    Médecin de famille, Ruth Elwood Martin est reconnue comme une pionnière dans la défense des femmes incarcérées. En 1994, elle a commencé sa pratique de médecine familiale dans les établissements correctionnels du Canada et elle est considérée aujourd'hui comme la référence en matière de recherche sur la santé des femmes incarcérées au Canada. Soucieuse du bien-être des jeunes enfants de mères incarcérées, Ruth a rédigé des lignes directrices pour l'implantation d'unités mères-enfants dans les établissements correctionnels canadiens. Elle continue de pratiquer la médecine familiale à temps partiel dans les cliniques des centres correctionnels de la Colombie-Britannique et elle a aidé à créer au sein de l'Université de la Colombie-Britannique un centre de collaboration pour la santé et l'éducation carcérales, afin d'alimenter une collaboration entre le milieu universitaire, la collectivité et les établissements correctionnels. En 2015, elle a reçu un Prix du Gouverneur général en commémoration de l'affaire « personne ».

  15. Todd Minerson, directeur général de la Campagne du ruban blanc, Toronto (Ontario)Expertise: prévention, mobilisation des hommes et des garçons

    Todd Minerson est directeur général de la Campagne du ruban blanc, le plus vaste mouvement d'hommes et de garçons luttant contre la violence faite aux femmes dans le monde. Depuis 20 ans, Todd travaille dans le domaine de la justice entre les sexes, de la prévention du VIH/sida, de la lutte contre la pauvreté, de l'itinérance, de l'accès au logement et des jeunes à risque. De plus, Todd est membre de la Table ronde de l'Ontario sur la lutte contre la violence faite aux femmes. Il vient également de terminer un mandat auprès du Groupe consultatif mondial de la société civile d'ONU Femmes. Il est actuellement vice-président de l'alliance mondiale MenEngage, un réseau composé de 600 ONG provenant de 40 pays qui se consacre à la justice entre les sexes en mobilisant les hommes et les garçons.

  16. Yvonne Niego, sous‑ministre adjointe, ministère de la Justice, Nunavut
    Expertise: services policiers, système de justice

    Yvonne Niego a grandi à Baker Lake, au Nunavut, le centre géographique du Canada situé dans la région de l'Arctique de l'Est appelée « Kivalliq ». Yvonne a d'abord été recrutée par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) pour occuper un emploi d'été, en 1989. En 1991, elle a été assermentée à titre d'agent de la GRC et, en 1993, grâce au Programme de valorisation des gendarmes autochtones, elle devenait la première Inuite du Nunavut à faire partie de la GRC à titre de membre régulière. Elle a commencé sa carrière à Iqaluit et a travaillé pendant plusieurs années dans sa ville natale, Baker Lake. Elle a également occupé plusieurs fonctions hors du corps policier, au sein des gouvernements territorial et municipal.

    Yvonne a ensuite obtenu un poste à la Direction des services de police communautaires, contractuels et autochtones, au quartier général de la GRC, à Ottawa. Dès son retour à Iqaluit, elle a été promue au rang de sous-officier responsable des services de police communautaires du Nunavut, où elle supervisait toutes les initiatives de police communautaire, y compris la sécurité des armes à feu et la sensibilisation aux drogues. Elle est également une négociatrice chevronnée en situation de crise. Depuis quelques années, Yvonne siège à titre de bénévole au conseil du YWCA Agvvik Society, responsable des maisons d'hébergement pour femmes à Iqaluit. En septembre 2015, elle a pris sa retraite de la GRC et a été nommée sous-ministre adjointe au ministère de la Justice du gouvernement du Nunavut.

  17. Kim Stanton, avocate, directrice juridique du Fonds ontarien d'aide à l'emploi pour les jeunes (FAEJ)
    Expertise: droit des Autochtones, droits de la personne et droit administratif

    Kim Stanton est une avocate canadienne qui milite pour les droits des femmes. Sa pratique juridique est axée sur le droit constitutionnel et le droit des Autochtones, tandis que son travail universitaire a porté sur les commissions de vérité et les enquêtes publiques. Kim est directrice juridique du Fonds d'action et d'éducation juridiques pour les femmes (FAEJ), un organisme national sans but lucratif qui a recours aux tribunaux, à la réforme du droit et à l'éducation publique pour promouvoir et protéger les droits des femmes et des filles à l'égalité au Canada.

 

 

SOURCE Condition féminine Canada

Renseignements : Nadège Adam, Directrice des communications, Cabinet de la ministre de la Condition féminine, 819-997-2494; Nanci-Jean Waugh, Directrice générale Communications et affaires publiques, Condition féminine Canada, 819-420-6810


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