Le Chef national et la présidente du Conseil des femmes de l'Assemblée des Premières Nations s'expriment à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes

OTTAWA, le 25 nov. 2015 /CNW/ - Dans le cadre de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, le Chef national de l'Assemblée des Premières Nations (APN), Perry Bellegarde, et la présidente du Conseil des femmes de l'APN, Thérèse Villeneuve, ont déclaré que la sécurité des femmes et des filles autochtones doit être une priorité immédiate pour tous les Canadiens.

« Le droit à la vie, à la sécurité et à une existence exempte de discrimination doit s'appliquer aux personnes les plus vulnérables, et la protection de la vie des femmes et des filles autochtones doit être une priorité immédiate pour les Premières Nations, pour tous les gouvernements et pour l'ensemble des Canadiens », a dit le Chef national de l'APN, Perry Bellegarde. « Nous entendons les statistiques, mais il est temps de comprendre exactement ce qu'elles signifient. Plus de 1 200 personnes parmi nos mères, nos sœurs, nos tantes et nos filles nous ont été arrachées à cause de la violence. Nous devons commencer à collaborer dès maintenant avec les familles des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées, avec les organismes autochtones ainsi qu'avec le gouvernement fédéral et les provinces dans le but de mener une enquête nationale et d'élaborer un plan d'action à l'échelle du Canada pour mettre un terme à la violence dans ce pays. »

Statistique Canada a révélé aujourd'hui que le taux d'homicide des femmes autochtones est six fois plus élevé que celui des femmes non autochtones. Le gouvernement du Canada a annoncé que des efforts sont en cours pour mettre sur pied une enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées au Canada. L'APN appuie la tenue d'une telle enquête, à l'instar des autres organismes autochtones, des groupes de femmes et des trois quarts des Canadiens. 

« Tous les jours, les femmes et les filles autochtones du Canada font face à des obstacles qui accentuent leur vulnérabilité, comme des pénuries de logements et de refuges ou encore un manque d'accès à une éducation de qualité ou à des places en garderie pour leurs enfants », a indiqué la présidente du Conseil des femmes de l'APN, Thérèse Villeneuve. « Une enquête nationale s'impose pour faire la lumière sur ces enjeux et sur d'autres causes fondamentales de violence. Une telle enquête nous aidera aussi à aborder ces questions d'une manière qui trouvera écho chez nos peuples et dans leurs collectivités. Nous continuons d'exhorter le nouveau gouvernement fédéral à collaborer avec les familles des femmes autochtones disparues et assassinées, avec les organismes représentant les Autochtones et avec les organismes de femmes pour définir les paramètres de l'enquête nationale et pour la mener à terme. La voix des femmes doit être entendue. »

L'APN, de concert avec des familles et des organismes autochtones, a établi qu'une enquête nationale devrait avoir les objectifs suivants :

  • mener un examen ouvert et transparent des facteurs socio-économiques, politiques et historiques qui augmentent la vulnérabilité des femmes autochtones d'un bout à l'autre du pays, que ce soit dans les réserves, les localités rurales ou éloignées, les centres urbains ou le Nord;
  • examiner les méthodes et procédures d'enquête policières menées dans les cas de disparition de femmes autochtones ainsi que la communication avec les familles et celle entre et dans les différentes entités administratives, et s'attarder à la collecte et au suivi des données;
  • évaluer les recommandations déjà formulées dans le cadre de commissions, d'enquêtes, de rapports et de groupes de travail antérieurs (p. ex. la Commission royale sur les peuples autochtones, l'Enquête publique sur l'administration de la justice du gouvernement du Manitoba et les sommets nationaux des femmes autochtones, etc.) en mettant l'accent sur les obstacles critiques empêchant leur mise en œuvre et les stratégies permettant de surmonter ces obstacles;
  • donner accès aux familles à un forum sécuritaire où elles peuvent échanger sur leurs expériences et recommander des changements directement;
  • passer en revue les méthodes novatrices et les moyens mis en place dans les communautés pour prévenir la violence et parvenir à la réconciliation;
  • formuler des recommandations concrètes et un plan de mise en œuvre pour prévenir la violence et réagir plus efficacement lorsque des femmes sont portées disparues ou sont assassinées.

 

Pour obtenir de plus amples renseignements sur l'appui à une enquête nationale et les efforts visant la coordination d'un plan d'action pour mettre un terme à la violence, veuillez consulter le site http://www.afn.ca/fr/secteurs-de-politique/mettre-fin-a-la-violence.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, veuillez consulter le site  http://www.un.org/fr/events/endviolenceday.

L'Assemblée des Premières Nations est l'organisme national qui représente les citoyens des Premières Nations au Canada. Suivez l'APN sur Twitter : @AFN_Comms, @AFN_Updates.

 

SOURCE Assemblée des Premières Nations

Renseignements : Jenna Young Castro, agente de communications, Assemblée des Premières Nations, 613 241-6789, poste 401, 613 314-8157 ou jyoung@afn.ca; Alain Garon, agent de communications bilingue, Assemblée des Premières Nations, 613 241-6789, poste 382, 613 292-0857 ou agaron@afn.ca


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