Le Chef national de l'APN commente le discours du Trône du gouvernement fédéral : « "Saisir le moment pour le Canada" doit se traduire par des actions concrètes pour les Premières Nations »

OTTAWA, le 16 oct. 2013 /CNW/ - Le Chef national de l'Assemblée des Premières Nations (APN), Shawn A-in-chut Atleo, a commenté aujourd'hui le discours du Trône du gouvernement fédéral, intitulé : « Saisir le moment pour le Canada - Prospérité et opportunité dans un monde incertain », ouvrant officiellement la 41e législature du Parlement.

« Saisir le moment pour le Canada, cela doit se traduire par des actions concrètes pour les Premières Nations », a indiqué le Chef national Atleo. « Ce programme doit prévoir une collaboration avec les peuples et les gouvernements autochtones pour réaliser le potentiel de nos citoyens, de nos gouvernements et de nos nations. Voilà comment nous assurerons la sécurité et la prospérité de l'ensemble des Canadiens. Le discours du Trône comporte diverses références aux Premières Nations, notamment en ce qui a trait à certains secteurs prioritaires comme l'éducation, la mise en œuvre des traités et les revendications globales. Le temps des vaines promesses est révolu, il faut maintenant passer à l'ère de l'action. Les Premières Nations comptent aller de l'avant et passer à l'action en se fondant sur nos droits, nos titres et nos traités, car les solutions sont entre nos mains. Nous invitons le Canada à emboîter le pas et à respecter son engagement de partenariat. »

Le discours du Trône d'aujourd'hui énonce différentes initiatives qui ont trait aux Premières Nations ou qui ont des répercussions sur celles-ci. Soulignant dès le début le 250anniversaire de la Proclamation royale, le discours fait spécifiquement référence à une collaboration avec les Premières Nations afin d'établir des systèmes scolaires plus solides, plus efficaces et plus responsables dans les réserves; à la poursuite du dialogue sur les traités et les revendications globales; au renouvellement des efforts pour se pencher sur la question des femmes autochtones portées disparues et assassinées; à des mesures pour s'assurer que les Autochtones ont accès à de la formation professionnelle et qu'ils ont toutes les chances de profiter des « richesses naturelles ».

En ce qui concerne l'engagement pris dans le Discours en vue d'« établir des systèmes scolaires plus solides, plus efficaces et plus responsables dans les réserves », Morley Googoo, Chef régional de l'APN, Nouvelle-Écosse-Terre-Neuve, responsable du portefeuille de l'Éducation, a déclaré : « Nous ne pouvons faire attendre nos enfants, nous ne pouvons sacrifier une autre génération. Les Premières Nations ont présenté une vision très claire des besoins : une approche qui favorise le contrôle par les Premières Nations de l'éducation des Premières Nations, qui valorise nos langues et nos cultures, appuyée par un financement durable et équitable et qui est d'abord redevable à nos parents et à nos peuples. Les Premières Nations sont prêtes à concrétiser cette approche et le Canada doit maintenant nous accompagner dans notre démarche, pour le bien du pays tout entier. »

Le discours du Trône indique : « Notre gouvernement poursuivra le dialogue sur les traités et les revendications territoriales globales. » Perry Bellegarde, Chef régional de l'APN, Saskatchewan, responsable du portefeuille sur la mise en œuvre des traités, a affirmé : « Nous avons besoin d'un processus concret pour la mise en œuvre complète des traités en respectant leur esprit et leur intention d'origine, sur une base de nation à nation et de traité par traité. Nous souhaitons que le gouvernement du Canada aille de l'avant avec la mise en œuvre des traités en tenant compte des commentaires du rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, James Anaya, voulant que les approches conflictuelles actuellement adoptées par le Canada doivent faire place à la réconciliation. Par ailleurs, dans l'esprit de réconciliation et d'un dialogue fructueux et responsable, nous devons explorer pleinement la possibilité d'instaurer de nouvelles structures comme un ministère des relations entre la Couronne et les Premières Nations, ainsi que des mécanismes comme un commissaire aux traités national nommé par le Parlement et les peuples autochtones et ayant le mandat et l'autorité nécessaires pour mettre en œuvre des traités. »

Jody Wilson-Raybould, Chef régionale de l'APN, C.-B., et coprésidente du Comité principal de surveillance fédéral qui se penche sur la politique sur les revendications globales, a affirmé : « S'assurer que les peuples autochtones du Canada "ont toutes les chances de profiter pleinementˮ du développement des ressources naturelles signifie que le Canada doit s'occuper sérieusement de la mise en œuvre des traités et de la question pendante des terres qui ne sont visées par aucun traité et se réconcilier avec nos Nations. Les Canadiens le méritent - les Premières Nations l'exigent. Le règlement de la question pendante des terres et la réforme des politiques existantes du Canada, comme la politique sur les revendications territoriales globales évoquée dans ce discours du Trône, sont inextricablement liés au développement responsable des ressources naturelles. Un "développement responsable des ressources naturellesˮ ne saurait se faire en l'absence d'un engagement envers l'élaboration d'un cadre clair axé sur la résolution de la question pendante des terres basée sur les principes de reconnaissance et de réconciliation. Le Canada devra manifester une volonté politique et un engagement clair à l'égard de cette tâche importante qui s'impose pour bâtir un Canada plus fort, où les peuples autochtones sont des partenaires à part entière. »

Le discours du Trône engage le gouvernement à « renouveler ses efforts pour se pencher sur la question des femmes autochtones portées disparues et assassinées ». Cameron Alexis, Chef régional de l'APN, Alberta, responsable du portefeuille de la Justice, a déclaré : « Hier, le rapporteur spécial des Nations Unies a centré son attention sur la crise de la sécurité que vivent les Premières Nations, l'une des manifestations les plus brutales de cette réalité étant les femmes portées disparues ou assassinées. C'est une question que les Premières Nations soulèvent depuis des années. Le Canada doit écouter ces voix et donner priorité aux investissements et aux actions qui s'imposent maintenant, notamment en s'assurant que les services de police sont stables et financés adéquatement, en soutenant des approches de justice communautaires qui sont dirigées par les communautés, et la mise sur pied d'une commission nationale publique d'enquête sur la violence à l'encontre des femmes et jeunes filles autochtones. »

Therese Villeneuve, présidente du Conseil national des femmes de l'APN, a affirmé : « La situation des femmes autochtones du Canada et des niveaux de violence inacceptables auxquels elles font face a suscité l'attention internationale. Nous apprécions l'attention manifestée par le Parlement et le rétablissement du comité spécial sur la violence faite aux femmes et jeunes filles autochtones, mais nous ne pouvons oublier que des mesures s'imposent d'urgence. Nous allons continuer à demander au Canada de convoquer une Commission nationale publique d'enquête et chercherons à promouvoir un Plan national d'action pour éliminer la violence afin que les femmes puissent vivre en sécurité. »

Sasha Maracle, coprésidente du Conseil national des jeunes de l'APN, a déclaré : « La prospérité du Canada d'aujourd'hui et de demain doit inclure des investissements dans les enfants et les jeunes autochtones, l'une des populations dont la croissance est parmi les plus rapides au pays. Nous sommes prêts à nous mobiliser pour assurer un avenir plus solide pour nous tous. Le Canada doit agir comme un partenaire à part entière pour appuyer la mise en place d'assises solides au moyen de l'éducation, de la formation et de la sécurité, et ce, pour nos familles et nos communautés. »

Le Chef national Atleo a mentionné les propos du rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, qui a conclu sa visite au Canada hier en mettant en lumière les problèmes de longue date qui restent à régler. Ce dernier estime que des mesures concertées, fondées sur une compréhension mutuelle et un partenariat réel avec les peuples autochtones, par l'intermédiaire de leurs propres institutions représentatives, sont vitales pour assurer la résolution à long terme de ces questions. 

« Le discours du Trône est une importante indication des plans et des priorités du gouvernement, mais le processus et l'approche sont tout aussi importants », a souligné le Chef national Atleo. « En travaillant ensemble, nous pouvons et nous devons réussir, tout de suite, afin que nos enfants n'aient plus à attendre pour profiter de la qualité de vie et des occasions qui sont accessibles à tant d'autres. Nous réclamons un engagement réel en faveur de mesures et de changements positifs, portés par les Premières Nations, selon nos plans et nos priorités. »

L'Assemblée des Premières Nations est l'organisme national qui représente les citoyens des Premières Nations au Canada. Suivez l'APN sur Twitter : @AFN_Comms, @AFN_Updates.

SOURCE : Assemblée des Premières Nations

Renseignements :

Jenna Young, agente de communications, APN, 613-241-6789, poste 401,
613-314-8157 ou jyoung@afn.ca

Alain Garon, agent de communications bilingue, Assemblée des Premières Nations, 613-241-6789,
poste 382, 613-292-0857 ou agaron@afn.ca


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