Le chef de la direction de la Banque Scotia souligne les possibilités et les
défis : le Canada est bien placé pour ouvrir la voie, les réformes pourraient
nuire au succès

ST. JOHN'S, le 8 avr. /CNW/ - Rick Waugh, président et chef de la direction de la Banque Scotia, a déclaré aujourd'hui que la robustesse de l'économie et le succès du secteur financier démontrés par le Canada durant la crise récente constituent un modèle pour la reprise économique.

"Le Canada est en mesure de devenir un chef de file mondial dans les domaines dans lesquels il a de l'expérience et du savoir-faire - comme l'énergie, l'exploitation minière, les télécommunications et, naturellement, les services financiers, a déclaré M. Waugh dans son allocution à la 178e Assemblée annuelle des actionnaires de la Banque, tenue à Terre-Neuve-et-Labrador. Nous avons prouvé et démontré que nous avions ce qu'il faut. Mais nous devons également avoir la vision et la détermination nécessaires pour que cela se concrétise - et pour comprendre que notre future prospérité en dépend".

"La modestie est une vertu - et une valeur canadienne -, mais pour rivaliser, nous devons savoir nous vendre et faire connaître nos qualités, a-t-il ajouté. Nous devons continuer à rappeler au monde que le modèle canadien fonctionne en période de prospérité aussi bien que de difficultés."

M. Waugh a insisté sur les forces du Canada - en mentionnant notamment sa main-d'oeuvre diversifiée et très instruite, son vaste territoire, son eau en abondance et ses amples ressources naturelles, son économie robuste et diversifiée, son gouvernement démocratique solide, et ses droits et libertés qui font l'envie du monde - et il a appelé les Canadiens à les mettre à profit.

"Nous accomplissons certaines choses très importantes avec brio, a déclaré M. Waugh. Ce sont des atouts formidables que nous devons cultiver, sur lesquels nous devons miser, et que nous devons déployer dans le monde entier."

"Fort de ces atouts, a poursuivi M. Waugh, le Canada est capable de créer des centres d'excellence mondiaux susceptibles de servir de plateformes à l'innovation - d'attirer des capitaux, du personnel doué de talents, des sièges sociaux et des emplois. Tous ces éléments sont favorables à l'ensemble du pays et contribuent à relever le niveau de vie de chacun."

M. Waugh a précisé que d'autres pays prennent de l'avance, notamment les États-Unis, dont le président Barack Obama a annoncé que l'objectif était de doubler les exportations sur cinq ans. Le Mexique et d'autres pays d'Amérique latine ont conclu des ententes de libre-échange - et l'Asie s'ouvre de plus en plus aux affaires.

"Le Canada doit établir ses propres objectifs ambitieux et les entreprises canadiennes doivent faire de même - car les possibilités sont énormes, mais elles disparaîtront à jamais si nous n'agissons pas", a-t-il déclaré.

M. Waugh a également mis les actionnaires en garde contre les réformes du système de réglementation.

"De nombreuses réformes sont assurément nécessaires, en particulier pour accroître les capitaux mondiaux, a-t-il dit. Mais on peut réellement craindre que, peut-être par inadvertance, ces réformes affaiblissent notablement le Canada".

Selon M. Waugh, le problème ne viendra pas de l'augmentation des capitaux exigés, car les banques canadiennes disposent déjà de beaucoup de capitaux de haute qualité. "Ce sont plutôt les multiples règles normatives détaillées présentées dans l'Accord de Bâle III qui menacent la croissance potentielle des banques canadiennes - et leur aptitude à offrir à leurs clients des prêts hypothécaires, des cartes de crédit et des prêts aux entreprises."

M. Waugh a expliqué que certaines propositions pourraient, par exemple, forcer les banques canadiennes à titriser et vendre leurs prêts hypothèques, ce qui affaiblirait considérablement l'assise fondamentale qui leur a permis de tirer leur épingle du jeu avec brio pendant la crise.

"Heureusement, nos responsables gouvernementaux, nos décideurs et nos organismes de réglementation sont non seulement conscients de ces dangers, mais, je crois, désireux de jouer un rôle important en protégeant les intérêts du Canada, tout en s'efforçant de mettre en place les changements nécessaires dans le secteur financier mondial, a précisé M. Waugh. La Banque Scotia - à l'instar d'autres banques, assurément - s'efforcera de collaborer avec le gouvernement sur ces détails."

La Banque Scotia est l'une des principales institutions financières en Amérique du Nord et la plus internationale des banques canadiennes. Forts de leur effectif de plus de 68 000 employés, le Groupe Banque Scotia et ses sociétés affiliées comptent environ 14,6 millions de clients dans une cinquantaine de 50 pays. La Banque Scotia offre une gamme diversifiée de produits et de services aux particuliers, aux petites et moyennes entreprises, ainsi qu'aux grandes entreprises, ainsi que des services de banque d'investissement. L'actif de la Banque Scotia s'établit à plus de 507 milliards de dollars (au 31 janvier 2010). Les actions de la Banque Scotia sont cotées en Bourse à Toronto (BNS) et à New York (BNS). Pour en savoir davantage, veuillez consulter le site de la Banque à www.banquescotia.com.

SOURCE Banque Scotia

Renseignements : Renseignements: Joe Konecny, (416) 933-1795, joe_konecny@scotiacapital.com

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