Le Canada pourrait économiser des milliards de dollars en mettant en vente libre certains médicaments sur ordonnance

OTTAWA, le 9 mars 2017 /CNW/ - Dans un nouveau rapport, le Conference Board du Canada estime que la mise en vente libre de trois catégories de médicaments actuellement délivrés sur ordonnance pourrait faire économiser 1 G$ par an aux Canadiens, au système de santé du Canada, aux assureurs et aux employeurs.

« En supprimant la nécessité d'obtenir une ordonnance auprès d'un médecin pour plusieurs médicaments, on pourrait améliorer l'accès de certains Canadiens aux soins en les rendant plus pratiques et moins coûteux, affirme Louis Thériault, vice-président, Politiques publiques. Cela allègerait aussi la pression exercée sur le système de santé canadien, déjà soumis à rude épreuve, en réduisant le nombre de consultations non nécessaires chez le médecin ».

Faits saillants

  • Les gains économiques de la mise en vente libre de trois catégories de médicaments seraient de 1 G$ par an.
  • Les économies résulteraient essentiellement d'une diminution du coût des médicaments, d'une réduction du nombre de consultations chez le médecin et d'une hausse de la productivité économique.
  • Cette mise en vente libre engendrerait des économies pour les assureurs publics et privés, les employeurs et les particuliers dont la couverture pour les médicaments sur ordonnance est médiocre, voire inexistante. Par contre, les Canadiens qui bénéficient actuellement d'une assurance-médicaments verraient leurs coûts augmenter.

Dans le rapport intitulé Value of Consumer Health Products : Impact of Switching Medications from Prescription To Over-the-Counter (résumé en français sous le titre Valeur des produits de santé destinés aux consommateurs : incidences économiques de la mise en vente libre de médicaments sur ordonnance), l'auteure examine les incidences économiques de la mise en vente libre de trois catégories bien précises de médicaments : les inhibiteurs de la pompe à protons utilisés pour traiter le reflux gastro-œsophagien pathologique, les contraceptifs oraux et les médicaments contre la dysérection. Le rapport traite de l'effet de la réduction des consultations en soins primaires sur l'efficience du système de santé et la productivité de l'employeur et analyse les changements dans le fardeau financier que représentent les médicaments tant pour les particuliers que pour les régimes d'assurance-médicaments privés et publics.

Globalement, la mise en vente libre représenterait une valeur économique annuelle de 709,9 M$ pour les inhibiteurs de la pompe à protons utilisés pour traiter le reflux gastro-œsophagien pathologique, 222,2 M$ pour les contraceptifs oraux et 106,2 M$ pour les médicaments contre la dysérection, soit une économie totale de 1 G$. Les plus grosses économies résulteraient de la baisse du coût des médicaments, soit environ 458,4 M$. La diminution du nombre de visites chez le médecin et l'augmentation de la productivité économique permettraient quant à elles d'économiser 290,2 M$ et 289,8 M$ respectivement.

Les assureurs publics sont ceux qui ont le plus à gagner de cette mise en vente libre, suivis des employeurs et des promoteurs de régimes privés d'assurance-médicaments. Les particuliers qui ne bénéficient actuellement pas du meilleur régime de couverture des médicaments sur ordonnance feraient également d'importantes économies, grâce au coût plus bas des médicaments en vente libre et à la suppression des frais d'exécution d'ordonnance. Par contre, les personnes couvertes par un régime d'assurance-médicaments ayant une franchise ou des quotes-parts faibles, voire inexistantes, devraient débourser davantage si elles devaient acheter des médicaments en vente libre.

En plus d'en recenser les avantages économiques, ce rapport traite de certains risques liés à la mise en vente libre de médicaments (comme les erreurs de diagnostic, les mauvaises utilisations et les effets indésirables), qui sont tous examinés par Santé Canada avant l'approbation de chacune d'elle.

Ce document est le premier d'une série de deux rapports visant à modéliser les incidences économiques de la mise en vente libre de trois catégories précises de médicaments. Il est financé par Produits de santé consommateurs du Canada et publié dans notre bibliothèque virtuelle.

Ce thème et des thèmes connexes seront au cœur de la Conférence 2017 sur le Canada en santé : accès à des médicaments abordables organisée par le Conference Board les 26 et 27 avril à Toronto (Ontario).

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SOURCE Le Conference Board du Canada

Renseignements : Juline Ranger, directrice, Communications, Le Conference Board du Canada, Tél. : 613-526-3090, poste 431, Courriel : corpcomm@conferenceboard.ca; ou Natasha Jamieson, Relations avec les médias, Le Conference Board du Canada, Tél. : 613-526-3090, poste 307, Courriel : corpcomm@conferenceboard.ca

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