Le Canada connaît une détérioration lente mais constante de la qualité des emplois depuis les vingt dernières années : la Banque CIBC

Presque les deux tiers des Canadiens gagnent moins que le salaire moyen

TORONTO, le 28 nov. 2016 /CNW/ - De plus en plus de Canadiens pourraient avoir du mal à traverser d'éventuelles récessions en raison du déclin soutenu de la qualité des emplois au cours des 20 dernières années, conclut un nouveau rapport publié par Marchés des capitaux CIBC.

« La qualité des emplois au Canada est-elle en déclin? Nous croyons que oui », a déclaré Benjamin Tal, économiste en chef adjoint, Marchés des capitaux CIBC et auteur du rapport À propos de la qualité des emplois au Canada. « Au Canada, la proportion d'emplois faiblement rémunérés a augmenté au cours des vingt dernières années, ce qui pourrait constituer un indice de la capacité globale des travailleurs à faire face à d'éventuels chocs économiques. »

Dans le cadre de son analyse basée sur des données non publiées de Statistiques Canada, M. Tal a uniquement tenu compte des salaires.

Selon le rapport, la proportion de Canadiens dont le revenu annuel se situe sous le salaire moyen a grimpé au cours des 20 dernières années, passant d'environ 58 pour cent à presque 61 pour cent. Le salaire moyen actuel est d'environ 25 $ par heure.

« Une plus grande précarité des emplois peut expliquer en partie la faible progression du revenu personnel », a déclaré M. Tal.

Le rapport va plus loin afin d'écarter les facteurs démographiques qui pourraient fausser les tendances en matière de qualité d'emploi, notamment la proportion en baisse de jeunes Canadiens par rapport au nombre de Canadiens plus âgés. Parmi les Canadiens qui sont dans leurs années les plus actives (de 25 à 54 ans), 53 pour cent gagnent actuellement moins que le salaire moyen, ce qui constitue une hausse de 3 pour cent par rapport à il y a 20 ans.

« C'est toujours la même histoire : la proportion d'emplois faiblement rémunérés a connu une hausse », selon M. Tal.

Fait intéressant, parmi les emplois dont la rémunération se situe sous la moyenne, l'augmentation la plus marquée touche les gens dont le salaire varie entre 50 et 100 pour cent du salaire moyen pour une année donnée. Ce groupe a connu une augmentation de près de deux millions de personnes depuis 1997. Pas moins de 6,7 millions de travailleurs appartiennent à cette catégorie salariale.

Le rapport analyse également l'augmentation des salaires par centile et a trouvé des preuves supplémentaires du fait que l'écart de revenu s'accentue.

« La bonne nouvelle, c'est que les gens qui se situent aux échelons inférieurs du spectre salarial connaissent une augmentation de salaire relativement saine, non pas en raison de leur pouvoir de négociation, mais plutôt en raison de changements dans les politiques sur le salaire minimum », a expliqué M. Tal. « Toutefois, le groupe qui se situe plus près du milieu du spectre salarial a connu une augmentation de revenu inférieure à la moyenne. »

M. Tal a aussi exploré trois variables en matière de qualité d'emploi : les emploi rémunérés à temps partiel et à temps plein, ainsi que le travail indépendant.

La proportion de Canadiens qui travaillent à temps partiel a fait un « bond remarquable » à 20 pour cent pendant la récession de 2009, alors qu'elle se situait à un taux plus constant de 18 pour cent au cours de la dernière décennie, mentionne le rapport. M. Tal a souligné que le taux de travailleurs à temps partiel n'est toujours pas revenu au même niveau qu'avant la récession et se situe actuellement à 19,5 pour cent.

Le rapport affirme que d'une perspective de cycle complet, l'augmentation des emplois à temps partiel est probablement le reflet de facteurs démographiques puisque la majorité de cette augmentation touchait les travailleurs de plus de 55 ans.

« En revanche, le fait que la moitié de l'augmentation du nombre de travailleurs à temps partiel dans ce groupe d'âge se soit produite pendant la récession laisser supposer qu'il y ait là un élément de fragilité au-delà de la pure démographie », a déclaré M. Tal.

À propos de la Banque CIBC

La Banque CIBC est une importante institution financière canadienne d'envergure mondiale qui compte 11 millions de clients, tant des particuliers que des entreprises. Elle est composée de trois principales unités d'exploitation, Services bancaires de détail et Services bancaires aux entreprises, Gestion des avoirs et Marchés des capitaux. Marchés des capitaux CIBC offre des produits et des services intégrés de réseau mondial, des services consultatifs de banque d'investissement, des services financiers aux entreprises et des services de recherche de premier plan aux grandes entreprises, aux gouvernements et à des clients institutionnels à l'échelle mondiale. Visitez le site www.cibccm.com pour obtenir plus de renseignements sur la Banque CIBC et Marchés des capitaux CIBC. Vous trouverez d'autres communiqués de presse à https://www.cibc.com/ca/media-centre/index-fr.html.

SOURCE CIBC - Recherche économique

Lien URL du PDF : http://stream1.newswire.ca/media/2016/11/25/20161125_C3452_PDF_FR_826112.pdf

Renseignements : Benjamin Tal, économiste en chef adjoint, Marchés des capitaux CIBC, 416 956-3698 ou benjamin.tal@cibc.ca; ou Caroline Van Hasselt, directrice en chef, Relations publiques, 416 784-6699 ou caroline.vanhasselt@cibc.com.

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