L'avantage de rémunération au niveau municipal coûte 3,4 milliards $ par an aux contribuables canadiens

MONTRÉAL, le 4 juin 2015 /CNW/ - Les employés des municipalités canadiennes gagnent en moyenne 6,43 $/h de plus - salaires et avantages sociaux confondus - que les employés du secteur privé. Cela représente un écart de 22 % totalisant 3,4 milliards $ annuellement pour les contribuables canadiens. C'est ce qui ressort d'un document d'information publié aujourd'hui par la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) et transmis dans une lettre aux maires des municipalités canadiennes à l'aube de la rencontre de la Fédération canadienne des municipalités (FCM).

« Lorsque les membres de la FCM se rencontreront dans les prochains jours, ils aborderont sans doute plusieurs enjeux sous l'angle des revenus. Ils risquent ainsi de demander plus d'argent au fédéral et aux provinces ou encore plus de pouvoirs de taxation. Au final, tous ces revenus proviennent inévitablement des mêmes contribuables, fait remarquer Martine Hébert, vice-présidente principale et porte-parole nationale de la FCEI. Or, le problème des municipalités n'est peut-être pas tant du côté des revenus, comme de celui des dépenses. Et lorsqu'on regarde la rémunération des employés municipaux, on constate qu'elle est nettement au-delà des normes en vigueur dans le secteur privé. Comme ce poste budgétaire représente environ la moitié des dépenses municipales, on se dit qu'il y a quelque chose à faire de ce côté avant de faire payer davantage les contribuables. »

Par ailleurs, la FCEI fait remarquer que si les fonctionnaires municipaux étaient rémunérés selon les normes du secteur privé, les municipalités pourraient, par exemple, utiliser les économies ainsi générées pour financer des améliorations aux infrastructures dont on a grand besoin, des projets d'expansion du transport en commun, ou alors pour réduire les taxes et les impôts.

Des écarts plus importants au Québec, en Ontario et au Nouveau-Brunswick
Les écarts de rémunération en faveur des employés municipaux varient d'une région à l'autre, les plus importants étant relevés au Québec (23 %), en Ontario (21 %) et au Nouveau-Brunswick (19 %). Au niveau des principaux centres urbains, c'est à Toronto (26 %) et à Montréal (25 %) que ces écarts sont les plus importants.

Rappelons que ces résultats sont basés principalement sur l'Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011 et reflètent les données représentatives du recensement dénombrant 132 790 employés municipaux et 3,6 millions d'employés du secteur privé au Canada. Les professions qui n'existent pas à la fois dans les administrations municipales et dans le secteur privé ont été laissées de côté.

« Les municipalités canadiennes vivent trop souvent au-delà de leurs moyens, constate Simon Gaudreault, économiste principal à la FCEI. Dans l'ensemble, quand on regarde leurs dépenses de fonctionnement réelles, on constate qu'elles ont augmenté à un rythme équivalent à quatre fois celui de la croissance de la population au cours des 13 dernières années. Or, considérant qu'environ la moitié de ces dépenses est consacrée aux salaires et aux avantages sociaux des employés municipaux, il faut rééquilibrer les choses. Le Québec l'a fait en matière de régime de retraite au municipal, il faut donc continuer dans le même sens. »

Tenir compte de la capacité de payer des contribuables
« Ces résultats, et particulièrement dans le cadre de la renégociation du pacte fiscal qui s'entame avec les municipalités au Québec, viennent renforcer l'importance de se rappeler qu'il n'y a qu'une seule poche dans laquelle on puise constamment : celle des contribuables! Alors, il faut s'appliquer, dans le cadre des négociations à venir, à faire en sorte que l'on tienne compte de la capacité de payer des contribuables. C'est une simple question d'équité. En ce sens, il est important que les municipalités soient dotées de tous les outils nécessaires à un meilleur contrôle de la rémunération de leurs employés », conclut Martine Hébert.

Pour consulter la lettre ouverte que la FCEI a envoyée aux maires du Canada, visitez le www.cfib-fcei.ca/cfib-documents/CanadaFR/5613f.pdf.

À propos de la FCEI
La FCEI est le plus grand regroupement de petites et moyennes entreprises du Canada, comptant 109 000 membres dans tous les secteurs et toutes les régions, dont 24 000 au Québec.

SOURCE Fédération canadienne de l'entreprise indépendante

Renseignements : Amélie Desrosiers, conseillère, affaires publiques et relations médias, FCEI, Téléphone : 514 861-3234 poste 224 | Cellulaire : 514 817-0228, amelie.desrosiers@fcei.ca

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