L'augmentation de la concurrence étrangère ne réduira pas les tarifs du
service sans fil

MONTRÉAL, le 17 juin /CNW Telbec/ - Le plus grand syndicat du secteur des télécommunications du Canada affirme que le projet du gouvernement fédéral d'accroître la propriété étrangère du secteur des télécommunications ne réduira pas les tarifs du service sans fil et qu'il compromettra l'accès universel.

Prenant la parole lors d'une conférence de travailleuses et travailleurs des télécommunications à Montréal hier, Dave Coles, président du Syndicat des communications, de l'énergie et du papier, a déclaré que des recherches réalisées pour le compte du SCEP par une des principales firmes de placement démentissent les affirmations selon lesquelles les services sans fil sont plus dispendieux au Canada que dans d'autres pays.

"Les études existantes comparent les prix avec ceux des marchés où les utilisations sont très différentes et où il n'y a pas de forfaits à minutes illimitées ni de téléphones gratuits, par exemple, comme au Canada", a-t-il indiqué.

"Si l'on tient compte de tout cela, les frais sont bas au Canada par rapport à ceux d'autres pays. Et la concurrence étrangère ne les réduira pas...Les capitaux étrangers ne sont pas ce qu'il nous faut. Shaw, Bell et Telus ont amplement de capitaux. Il y a déjà beaucoup de concurrence dans le secteur des télécommunications."

M. Coles a dit aux déléguées et délégués à la conférence de deux jours que l'accroissement de la concurrence étrangère ferait baisser la qualité des services. "Les entreprises recherchant le profit ne voudront pas assurer l'accès dans les milieux ruraux et isolés", a-t-il déclaré. "Cet accès doit être assuré grâce à la consultation et à la réglementation par le CRTC. La propriété étrangère compromettra notre capacité d'assurer l'accès aux services de télécommunications à tous les Canadiennes et les Canadiens, y compris ceux qui habitent les régions rurales et le Nord.

"De plus, le débat néglige le rôle critique joué par les télécommunications dans le maintien de la souveraineté culturelle canadienne", a ajouté M. Coles, signalant que le SCEP, l'Alliance des artistes canadiens du cinéma, de la télévision et de la radio (ACTRA) et les Friends of Canadian Broadcasting ont obtenu le statut d'intervenant dans une cause devant la Cour fédérale selon laquelle le gouvernement fédéral a ignoré les exigences de la Loi sur les télécommunications en matière de propriété canadienne.

Le procès a été intenté par Public Mobile l'année dernière après que le gouvernement conservateur ait annulé la décision du CRTC de refuser à Globalive une licence d'exploitation au Canada parce que cette entreprise appartient à des investisseurs étrangers et est contrôlée par ceux-ci.

La culture et l'identité canadiennes sont en péril parce que les compagnies de télécommunications sont également des entreprises de radiodiffusion, et nous perdrons le contrôle de nos industries médiatiques et culturelles. "Bien entendu, c'est un sujet d'inquiétude majeur au Québec. En outre, la protection de la vie privée des gens et la sécurité de notre pays seraient menacées si notre infrastructure de télécommunications si critique était contrôlée par des intérêts étrangers."

SOURCE Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier

Renseignements : Renseignements: Dave Coles, 613 299-5628 (cellulaire)

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