L'association d'un nouveau médicament dans le traitement du glioblastome aiderait à réduire le risque de décès de 33 %, selon une découverte faite dans le cadre d'un essai clinique financé par la Société canadienne du cancer

Deux essais cliniques financés par la Société sont retenus comme étant les plus influents lors d'une prestigieuse conférence internationale.

TORONTO, le 5 juin 2016 /CNW/ - Selon les résultats d'une nouvelle étude présentée aujourd'hui, l'association d'un médicament, le témozolomide, à une radiothérapie de plus courte durée, suivie de la prise d'une dose mensuelle de maintenance, permettrait d'améliorer considérablement le taux de survie des patients âgés atteints d'un glioblastome, une forme incurable de cancer du cerveau.

Cet essai clinique était l'une des deux études présentées par le Groupe canadien des essais sur le cancer (GCEC), financé par les donateurs de la Société, en session plénière du congrès annuel de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO), qui se tient à Chicago.

L'étude a démontré que l'association du témozolomide dans le traitement du glioblastome avait considérablement amélioré le taux de survie des patients âgés, réduisant le risque de décès de 33 % sans altérer la qualité de vie.

Cette étude, dirigée par le Dr Chris O'Callaghan (de l'Université Queen's), a été cosignée par le Dr James Perry (du Sunnybrook Health Sciences Centre) et le Dr Normand Laperrière (du Centre de cancérologie Princess Margaret).

Les résultats de cette étude permettront de changer la façon dont on traite le glioblastome chez les patients âgés partout dans le monde, car ils prouvent pour la première fois à partir d'un essai clinique randomisé que la chimiothérapie, associée à une radiothérapie de plus courte durée, peut avoir des effets positifs importants. Le glioblastome est la forme la plus courante de tumeur primitive au cerveau chez les adultes, et elle a l'un des taux de survie parmi les plus faibles.

« Le fait de voir deux de ses études présentées en session plénière du congrès annuel de l'ASCO constitue un succès important pour le GCEC, ainsi que pour la Société canadienne du cancer, a déclaré la Dre Siân Bevan, vice-présidente à la recherche, Société canadienne du cancer. Lorsqu'une étude est choisie pour ce type de reconnaissance, elle est considérée comme présentant l'une des avancées les plus importantes dans les soins et le traitement du cancer dans le monde. »

Habituellement, 4 articles sont retenus pour les sessions plénières de l'ASCO, et cette année, plus de 5000 textes avaient été proposés. Que des essais cliniques du GCEC représentent la moitié des études présentées lors de ces rencontres prestigieuses constitue donc une réussite digne d'être mentionnée.

Dans le cadre du deuxième essai clinique présenté par le GCEC, on a découvert qu'en prolongeant à 10 ans au lieu de 5 la thérapie au létrozole (un type d'inhibiteur de l'aromatase) chez les femmes postménopausées atteintes d'un cancer du sein à un stade précoce permettait de réduire le risque de récurrence de 34 %. Ces découvertes ont été publiées simultanément dans le New England Journal of Medicine.

Les résultats de cet essai clinique signifient que les femmes et leurs médecins traitants seront mieux placés pour décider de façon éclairée s'il est souhaitable ou non de prolonger le traitement de 5 années supplémentaires.

Cette étude était dirigée par le Dr Paul Goss (de la Harvard Medical School), son auteur principal, et par la Dre Wendy Parulekar (de l'Université Queen's), chercheuse principale.

« La Société est fière d'avoir joué un rôle aussi important dans l'appui à ces essais cliniques, a expliqué la Dre Bevan. Grâce au financement reçu de la part de nos généreux donateurs, nous sommes en mesure de nous assurer que de tels essais susceptibles de changer la donne puissent être mis en œuvre au Canada, afin d'influencer les soins et le traitement du cancer partout dans le monde. »

À propos du congrès annuel de l'ASCO

Le congrès annuel de l'ASCO est considéré comme le plus important événement éducatif et scientifique au sein de la communauté de la recherche clinique sur le cancer. Il attire plus de 25 000 chercheurs du monde entier. Voir un article retenu afin d'y être présenté en session plénière témoigne d'une importante reconnaissance, et signifie qu'il représente les meilleures avancées dans les soins et le traitement du cancer, avec le plus d'influence potentielle.

À propos de la Société canadienne du cancer

La Société canadienne du cancer finance les meilleures recherches sur le cancer au Canada, grâce à nos généreux donateurs et à notre rigoureux processus d'examen par les pairs. Nous sommes l'organisme de bienfaisance national qui investit le plus dans la recherche sur le cancer au Canada, subventionnant chaque année le travail de centaines de chercheurs dans les universités, les hôpitaux et les centres de recherche. Pour obtenir plus de renseignements, visitez cancer.ca ou appelez notre Service d'information sur le cancer, un service d'information bilingue et gratuit, au 1 888 939-3333 (ATS : 1 866 786-3934).

SOURCE Canadian Cancer Society (National Office)

Renseignements : Rosie Hales, Spécialiste des communications, Société canadienne du cancer, rosie.hales@cancer.ca, 416 934-5338

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