L'AQPP répond aux articles du Journal de Montréal et aux reportages de TVA

MONTREAL, le 19 févr. 2015 /CNW Telbec/ - À la suite d'articles publiés cette semaine dans le Journal de Montréal et de reportages diffusés à TVA, l'AQPP déplore le manque d'objectivité de l'information transmise et constate que certains mythes persistent quant aux services offerts dans les pharmacies du Québec. Elle juge nécessaire de rectifier le tir.

Le prix du médicament et les régimes d'assurances

Au Québec, il existe deux régimes d'assurance médicaments : privé, si votre employeur l'offre, et public, si votre employeur ne l'offre pas ou si vous êtes étudiant, retraité, bénéficiaire de l'aide sociale, travailleur autonome, etc.

Contrairement à ce que ces articles semblaient insinuer, le système de fixation des prix des médicaments au Québec est parmi les plus simples et les plus transparents au pays. Premièrement, le prix coûtant du produit est public et est le même pour tous. À ce prix ne s'ajoute qu'une autre composante, un honoraire qui est fixe pour les assurés du régime public, ce qui représente 60 % du volume de prescriptions, ou variable pour les assurés des régimes privés. L'honoraire est alors déterminé selon la réalité de marché de chaque pharmacien.

En Ontario, les honoraires professionnels sont affichés publiquement mais le pharmacien est libre de facturer de façon discrétionnaire une marge de profit sur le prix coûtant. Cette charge est cachée dans le prix total de la facture. Il est donc possible qu'un pharmacien affichant un honoraire plus faible vende un médicament plus cher que son collègue avec un honoraire affiché plus élevé. Il s'agit donc d'un faux sentiment de transparence. Dans tous les cas, en Ontario comme au Québec, le prix final d'un médicament est le facteur le plus important pour le patient.

Par ailleurs, nous tenons à souligner que nous n'avons pas eu accès aux données qui ont servi au Journal de Montréal pour son article.

Pour ce qui est de l'écart de prix entre les régimes publics et privés, l'AQPP constate cette situation mais rappelle que le MSSS en est responsable en grande partie. En effet, au cours des cinq dernières années, la baisse de prix des médicaments génériques a occasionné aux pharmaciens des baisses de revenus de 224 M $. Au Québec, ces baisses n'ont aucunement été compensées par l'État, contrairement aux autres provinces.

Le renouvellement aux trois mois, une solution facile?

Les provinces qui exigent de leurs pharmaciens de servir les médicaments aux trois mois permettent l'ajout d'une marge de profit au prix coûtant du médicament. Cette pratique est interdite au Québec. Ceci dit, rien n'interdit au patient de demander trois mois de médicaments à son pharmacien. Cette façon de faire est déjà possible mais rarement demandée par les clients car elle rend difficile un suivi efficace de la thérapie médicamenteuse et n'est pas appropriée dans bien des cas. De plus, elle exige des patients un plus grand déboursé initial.

La pharmacie postale, une pratique déconseillée

Selon l'AQPP, la pharmacie postale ne permet pas au patient d'avoir un dossier complet à la même pharmacie. Le patient doit avoir accès à un pharmacien qui connaît l'ensemble de son dossier pharmacologique afin qu'il puisse lui offrir les services professionnels et les suivis en lien avec son état de santé. Le pharmacien demeure également disponible et à proximité du patient pour répondre à ses questions, effectuer le suivi de sa thérapie et pour intervenir rapidement lors de problèmes reliés à la prise des médicaments.

De plus, en encourageant leurs employés à consulter un pharmacien plutôt qu'un autre, les employeurs pourraient porter atteinte au droit du patient à choisir son professionnel de la santé.

Lancer le dialogue sur les véritables coûts des régimes privés

À plusieurs occasions, les articles de cette semaine ont laissé transparaître le point de vue négatif des assureurs privés quant aux pharmaciens propriétaires. L'AQPP déplore cette attaque en règle basée sur des arguments discutables et présentés de façon sensationnaliste.

Nous travaillons présentement sur un dossier objectif au sujet des véritables coûts des régimes privés d'assurance médicaments. Au-delà des frais associés aux pharmaciens, il faut aussi comprendre la question des frais de gestion imposés par les compagnies d'assurance, leur efficacité administrative, la croissance de leurs profits et les frais administratifs réellement facturés aux preneurs de régime de même que les pourcentages des primes retournées aux assurés en termes de bénéfices. Bref, avoir une transparence de la profitabilité réelle et effective des assureurs privés et éviter de façon simpliste de toujours faire porter la responsabilité de l'augmentation des coûts du système aux pharmaciens.

À propos de l'AQPP

Fondée en 1970, l'AQPP représente les 2012 pharmaciens propriétaires des 1851 pharmacies au Québec, qu'ils soient affiliés ou non à une bannière ou à une chaîne.

 

SOURCE Association québécoise des pharmaciens propriétaires

Renseignements : Serge Vallières, 514-282-4834, serge.vallieres@citoyenoptimum.com

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www.aqpp.qc.ca

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