L'APCHQ demande au ministre Flaherty de faire preuve de prudence face à certaines études

MONTRÉAL, le 21 nov. 2013 /CNW Telbec/ - Les médias ont fait largement écho au rapport de l'agence de notation Fitch, intitulé « Canadian Sustainable Home Price Report », et selon lequel, en 2012, le prix des maisons au Québec aurait été surévalué de 27 % par rapport à la « valeur fondamentale des maisons ».

L'APCHQ s'inscrit en faux par rapport aux conclusions de ce rapport, qui considère que les hausses de prix récentes et rapides observées au Québec et ailleurs au Canada constituent un problème.

Le rapport avance que la croissance observée des prix ne serait pas attribuable à une augmentation de la valeur intrinsèque des propriétés mais plutôt à des attentes de hausse de prix de la part des acheteurs motivés par l'appât du gain. Autrement dit, la spéculation serait très forte et le message sous-jacent est qu'il y a lieu de freiner le marché immobilier.

L'APCHQ estime qu'il faut nuancer et ne pas prendre telles quelles des telles études qui ne considèrent que certains éléments et qui mènent à des conclusions exagérées et inutilement alarmistes. Il faut bien comprendre que le marché immobilier au Québec a fait l'objet d'un long cycle de rattrapage par rapport à la situation canadienne. L'étude Fitch, sans nuance, attribue toute la croissance ─ et par conséquent, l'ensemble des écarts ─ à ce qu'elle qualifie de « surévaluation ».

Pour François Bernier, directeur, Recherche économique et affaires publiques  de l'APCHQ,  « Il ne faut croire à cette conclusion ni à ce qu'elle suggère, à savoir qu'il faudrait intervenir pour apaiser le marché immobilier », une hypothèse avec laquelle le ministre fédéral des finances, M. Flaherty jongle depuis quelques temps.

« Les firmes expertes des marchés financiers, comme Fitch, sont mal placées pour porter jugement sur un secteur en particulier et encore moins sur des réalités régionales », ajoute le porte-parole.

À l'instar du ministre des Finances du Québec, ainsi que du gouverneur de la Banque du Canada, l'APCHQ fait une lecture beaucoup plus pondérée de l'état de l'économie et de la situation de l'immobilier. Nos constats sont à l'effet qu'il existe un défi d'abordabilité mais qu'il n'existe pas de problème de spéculation menant à une surévaluation.

Les économies canadienne et québécoise n'ont pas besoin de politiques restrictives en ce moment et la situation du marché immobilier en particulier ne devrait pas être une source de préoccupation.

Les mises en chantier sont en baisse de 25 % environ  au Québec en 2013; les prix ne progressent plus et il y a très peu de « défauts de paiements » sur les prêts hypothécaires.  « Pourquoi voudrait-on créer une crise sur le marché immobilier canadien alors que plusieurs marchés "se refroidissent" déjà? »  lance François Bernier.

Le ministre Flaherty doit prendre connaissance des disparités régionales.  Il y trouvera assurément des indicateurs rassurants qui lui permettront de renoncer à toute forme de contrainte additionnelle sur le marché immobilier.

L'APCHQ invite donc le ministre Flaherty à faire preuve de la plus grande prudence avant d'adopter des mesures qui réduiraient davantage l'accès à la propriété et ralentiraient la construction d'habitations résidentielles.

À propos de l'APCHQ
Fondée en 1961, l'Association provinciale des constructeurs d'habitations du Québec (APCHQ) est un organisme privé à but non lucratif et à adhésion volontaire, qui transige avec plus de 17 000 entreprises réunies au sein de 15 associations régionales. Elle occupe une place prépondérante dans l'industrie de la construction et de la rénovation. En 1976, elle a instauré un programme privé de garantie sur les bâtiments résidentiels neufs, duquel s'est largement inspiré le gouvernement pour définir les standards de la garantie obligatoire en 1999. Proactive, elle a créé en 1986 un plan de garantie couvrant les travaux de rénovation. Elle a également mis sur pied la bannière Réno-Maître en 2002. Les membres de l'Association effectuent près de 80 % des travaux sous garantie au Québec. Depuis 1997, l'APCHQ est la plus importante gestionnaire de mutuelles de prévention du domaine de la construction, regroupant aujourd'hui près de 4400 entreprises. À titre d'agent négociateur patronal des relations de travail dans le secteur résidentiel, elle défend les intérêts de plus de 14 500 employeurs qui embauchent plus de 57 000 salariés.

SOURCE : Association provinciale des constructeurs d'habitations du Québec (APCHQ)

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