Lancement d'une Chaire de toxicomanie - Des méthodes pour prévenir la
toxicomanie sévère

LONGUEUIL, QC, le 24 févr. /CNW Telbec/ - L'Université de Sherbrooke, en partenariat avec le Centre de recherche de l'Hôpital Charles-LeMoyne, lance aujourd'hui la Chaire de toxicomanie dont l'objectif principal est de mieux comprendre la consommation inappropriée d'alcool, de drogues et de médicaments, de même que ses conséquences sur la santé.

Pourquoi certaines personnes développent-elles un usage abusif ou dépendant? Comment peut-on mieux prévenir les conséquences néfastes d'un tel usage? C'est notamment ce que tentera de découvrir la titulaire de cette nouvelle chaire, la docteure Élise Roy, professeure au Département des sciences de la santé communautaire de la Faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS), au Campus de Longueuil de l'Université de Sherbrooke. La professeure Roy mènera plusieurs études-terrain, dont certaines auprès des usagers de la rue.

Issue d'un partenariat entre le milieu universitaire et celui de la santé et des services sociaux, la nouvelle Chaire de toxicomanie bénéficie d'un appui de 1 M$ sur cinq ans de la Fondation Hôpital Charles-LeMoyne et d'une contribution de 400 000 $ de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Université de Sherbrooke.

"La Fondation Hôpital Charles-LeMoyne est fière d'appuyer financièrement ce grand projet, mentionne André Fortin, premier vice-président de la Fondation. La valorisation de la recherche est l'une des priorités de la Fondation, non seulement parce qu'elle figure parmi les créneaux d'excellence de notre Hôpital, mais également parce qu'elle constitue l'une des expressions claires de l'impact positif de la médecine de haute spécialité dans notre communauté."

L'équipe de recherche étudiera les causes de la consommation sévère et identifiera des méthodes d'intervention axées sur la prévention des conduites à risques. Elle s'intéressera en particulier au problème de surdose, à la consommation par injection de même qu'à la prévention reliée au VIH et à l'hépatite C. Les recherches porteront également sur des problématiques en émergence, dont l'usage inapproprié de médicaments psychotropes et le phénomène des surdoses accidentelles.

"Cette nouvelle chaire représente un extraordinaire tremplin pour la recherche et pour le développement de pratiques novatrices en toxicomanie, souligne la rectrice de l'Université de Sherbrooke, la professeure Luce Samoisette. Elle permettra, entre autres, de former une relève hautement qualifiée dans les domaines de la prévention et de l'intervention précoce en toxicomanie."

Une clientèle vulnérable et méconnue

Pour la majorité des individus, la consommation de drogues est un phénomène transitoire. Toutefois, certaines personnes développent un problème sévère. Combiné à d'autres difficultés d'ordre personnel et social, ce contexte les entraîne vers une trajectoire de consommation plus ou moins longue, marquée par la marginalité et l'exclusion. Ces usagers sont exposés à des problèmes sociosanitaires, dont les coûts financiers et humains sont considérables. On pense notamment aux maladies transmissibles graves comme le VIH ou l'hépatite C, aux maladies mentales, aux surdoses de drogues, aux grossesses précoces et à risque, à la criminalité, à la violence ou encore à l'itinérance.

"Ces personnes sont particulièrement vulnérables, car elles ont souvent des difficultés à utiliser les services traditionnels, précise Élise Roy, également directrice du Service de toxicomanie de la FMSS. Elles ont besoin d'un continuum d'interventions pour tenter de prévenir le développement de la consommation problématique sévère et persistante et de ses méfaits."

Cette conjoncture aboutit parfois à la mort précoce. Les travaux récents de la professeure Roy chez les jeunes de la rue ont montré que la consommation problématique dans ce contexte pouvait se transformer en un véritable cocktail mortel. Selon cette étude, le taux de mortalité observé chez ces jeunes était 11,4 fois plus élevé que chez les autres jeunes québécois du même âge. La toxicomanie et le contexte de la rue jouaient un rôle central alors que la consommation abusive d'alcool, l'injection de drogues, et les épisodes d'itinérance, considérés individuellement, triplaient le risque de mortalité.

"Pour le Centre de recherche de l'Hôpital Charles-LeMoyne, la Chaire en toxicomanie est une nouvelle occasion pour les chercheurs, dont la Professeure Roy, de manifester leur expertise et leur implication dans le développement d'interventions novatrices en santé, souligne Dr Jean Cusson, directeur du Centre. La consommation de drogues, sévère et persistante, constitue une problématique qui génère de nombreuses difficultés à bien des égards, personnelles et sociales. Il convient de se doter de tous les moyens possibles pour mieux comprendre les processus impliqués dans un tel comportement et pour la mise en oeuvre de prises en charge mieux adaptées."

Outre de solides collaborations avec des chercheurs reconnus en santé, en sciences du comportement et en éducation à la santé, la Chaire mise sur des partenariats bien établis avec les intervenants des milieux communautaire et institutionnel, qui participent à des échanges réguliers lors d'activités de recherche et de transfert des connaissances.

SOURCE Université de Sherbrooke

Renseignements : Renseignements: Caroline Dubois, Université de Sherbrooke, (819) 821-8000, poste 63395, Caroline.Dubois4@USherbrooke.ca; Annie Gauthier, Fondation Hôpital Charles-LeMoyne, (450) 466-5000, poste 3766, annie.gauthier@fhclm.ca


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