L'afatinib*, un médicament expérimental de Boehringer Ingelheim, a été associé à un taux de survie sans progression de la maladie de près d'un an durant une étude clinique menée auprès de patients souffrant d'un cancer du poumon non à petites cellules au stade avancé et présentant une mutation du gène E-GFR

Résultats de l'étude LUX-Lung 3 présentés à la conférence de presse officielle de l'ASCO : L'afatinib* retarde la progression du cancer du poumon comparativement à la chimiothérapie standard

BURLINGTON, ON, le 4 juin 2012 /CNW/ - Les résultats de l'étude clinique de phase III LUX-Lung 3 ont démontré que des patients souffrant d'un cancer du poumon ayant reçu la nouvelle molécule afatinib*, un inhibiteur irréversible des protéines erbB, comme traitement de première intention, avaient eu un sursis de près d'un an avant que leur maladie ne progresse (survie sans progression (SSP) de 11,1 mois) comparativement à un peu plus de six mois (SSP de 6,9 mois) pour les patients ayant reçu la chimiothérapie standard (pemetrexed / cisplatine)1.

Mais surtout, les patients du groupe afatinib* présentant les mutations du gène E-GFR (soit del19 et L858R, qui représentent 90 % de toutes les mutations du gène E-GFR examinées durant l'étude) ont vécu pendant plus d'un an sans progression de leur maladie (SSP de 13,6 mois) comparativement à un peu plus de six mois (SSP de 6,9 mois) pour les patients ayant reçu le traitement de comparaison2.

Selon le Dr Natasha Leighl, oncologue médicale au Princess Margaret Hospital et présidente de Lung Cancer Canada, «une démarche plus personnalisée dans la prise en charge des patients atteints d'un cancer du poumon est maintenant considérée. On a constaté que les patients présentant des mutations génétiques spécifiques, comme celle du gène E-GFR, répondent mieux à certains traitements. Il serait donc important qu'un test de mutation génique soit effectué dès que le diagnostic de cancer du poumon non à petites cellules est posé, comme on le fait dans les cas de cancer du sein; ainsi, les patients et les oncologues seront en mesure de prendre une décision thérapeutique plus éclairée».

L'étude clinique de phase III LUX-Lung 3 de Boehringer Ingelheim portant sur la molécule expérimentale afatinib* de la compagnie, est l'étude en son genre la plus importante et la plus solide menée à ce jour auprès de patients souffrant d'un cancer du poumon au stade avancé et présentant une mutation du gène E-GFR (erbB1). Le critère primaire d'évaluation était la survie sans progression (SSP).

Les résultats complets de l'étude seront présentés aujourd'hui à la 48e conférence annuelle de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO) à Chicago.

«Non seulement le critère primaire d'évaluation de l'étude LUX-Lung 3 a été atteint, mais l'étude a également démontré que l'afatinib* doublait pratiquement la durée de survie sans progression comparativement à la chimiothérapie, surtout chez les patients présentant des mutations courantes du gène E-GFR», explique le prof. James Chih-Hsin Yang, directeur du Centre de recherche sur le cancer, Collège de médecine, Université nationale de Taïwan, Taïpei, Taïwan et investigateur principal de l'étude LUX-Lung 3. «Étant donné les données de cette étude solide et de grande envergure corroborant son efficacité et son mécanisme d'action unique, on peut s'attendre à ce que l'afatinib* devienne l'une des options de traitement les plus utiles pour cette population spécifique de patients.»

Les réactions indésirables d'origine médicamenteuse les plus courantes observées avec l'afatinib* comprenaient la diarrhée (95 %), les éruptions cutanées (62 %) et la paronychie (57 %). Les réactions indésirables d'origine médicamenteuse les plus courantes observées avec la chimiothérapie (pemetrexed/cisplatine) étaient la nausée (66 %), une perte d'appétit (53 %) et des vomissements (42 %). Le taux d'abandon du traitement dû aux réactions indésirables d'origine médicamenteuse était faible durant l'étude (soit de 8 % avec l'afatinib et de 12 % avec la chimiothérapie). Seulement un pour cent des patients du groupe afatinib* ont abandonné l'étude en raison de la diarrhée3.

«Les taux de survie des patients atteints d'un cancer du poumon non à petites cellules sont malheureusement faibles, et c'est pourquoi il est essentiel que de nouveaux traitements comme l'afatinib qui ciblent de façon efficace des mutations génétiques spécifiques, dans ce cas-ci le gène E-GFR, soient mis à la disposition des médecins», ajoute le Dr Normand Blais, oncologue médical et directeur du programme d'oncologie thoracique au Centre hospitalier de l'Université de Montréal.

L'afatinib* se distingue des autres traitements ciblés présentement disponibles par son inhibition irréversible des récepteurs des protéines erbB; plus précisément, l'afatinib* bloque le gène E-GFR (erbB1) ainsi que d'autres récepteurs de type erbB qui contribuent sans doute tous à la croissance, à la migration et à la métastase des cellules tumorales.

«Les données de l'étude LUX-Lung 3 révèlent que pour les patients présentant des mutations du gène E-GFR, l'afatinib retarde la progression du CPNPC de façon significative sur le plan clinique comparativement à l'association de pemetrexed et de cisplatine», affirme Berthold Greifenberg, MD, vice-président, Développement clinique et Affaires médicales, Oncologie, Boehringer Ingelheim Pharmaceuticals, Inc.  «Ces résultats viennent s'ajouter aux preuves de plus en plus nombreuses corroborant que le test de dépistage du gène E-GFR chez les patients présentant une mutation génique E-GFR du CPNPC sert à les informer et à individualiser leur traitement. Ils soulignent également la détermination de Boehringer Ingelheim à décupler ses efforts de recherche et de développement de ses molécules dans le but d'améliorer la vie des patients atteints de cancer.»

Notes aux rédacteurs

Étude LUX-Lung 3
LUX-Lung 3 est une étude ouverte, d'envergure, à répartition aléatoire, de phase III en vue d'homologation, comparant l'afatinib* à deux agents chimiothérapeutiques, pemetrexed et cisplatine, comme traitement de première intention des patients souffrant d'un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) de stade IIIb ou IV et présentant une mutation du gène E-GFR. L'étude a été menée auprès de 345 patients à l'échelle internationale souffrant d'un CPNPC et présentant une mutation du gène E-GFR. L'étude LUX-Lung 3 est l'étude de phase III la plus importante jamais menée à ce jour auprès de patients présentant un CPNPC métastatique au stade avancé avec mutation du gène E-GFR et la première étude ayant utilisé le traitement par pemetrexed/cisplatine à titre de comparaison dans cette population4.

Le cancer du poumon au Canada
La Société canadienne du Cancer estime à 25 600 le nombre de cancers du poumon qui seront diagnostiqués au Canada en 20125, et à 20 100 le nombre de personnes qui en mourront6. On estime d'ailleurs que le cancer du poumon fera plus de victimes en 2012 que le cancer colorectal, le cancer du sein et le cancer de la prostate combinés7. Une moyenne de 55 Canadiens meurent des suites du cancer du poumon chaque jour8, soit la principale cause de décès d'origine cancéreuse chez les hommes et les femmes au Canada9.

Malgré ces statistiques, les efforts de recherche et de financement en cancer du poumon sont loin d'être à la hauteur. En effet, seulement 7 % du financement en recherche spécifique au cancer et seulement 0,1 % des dons pour la lutte contre le cancer sont consacrés au cancer du poumon, et ce, même si cette maladie est à l'origine de 27 pour cent des décès d'origine cancéreuse10.

Afatinib*
L'afatinib* est un inhibiteur irréversible des protéines erbB, administré par voie orale une fois par jour. Ce médicament expérimental inhibe spécifiquement le récepteur du facteur de croissance épidermique (E-GFR ou erbB1), le récepteur épidermique humain 2 (HER2 ou erbB2) et le récepteur erbB4, lesquels contribuent grandement à la croissance et à la propagation des cancers les plus envahissants et des cancers associés à des taux élevés de mortalité (comme le cancer du poumon, de la tête et du cou). L'afatinib* est présentement en cours d'étude clinique de phase III pour le cancer du sein et le cancer de la tête et du cou. La vente de l'afatinib* n'a pas encore été approuvée par Santé Canada et son innocuité et son efficacité n'ont pas été déterminées.

Boehringer Ingelheim en oncologie
Forte de son expertise scientifique et de son excellence dans les domaines de la pneumologie, de la médecine cardiovasculaire, de la maladie métabolique, de la neurologie, de la virologie et de l'immunologie, Boehringer Ingelheim a entrepris un programme d'études d'envergure dans le but de mettre au point des médicaments anticancéreux innovateurs. Boehringer Ingelheim collabore étroitement avec la communauté scientifique internationale et un certain nombre de centres d'oncologie à renommée mondiale dans le but d'étudier et de mettre au point de nouveaux traitements anticancéreux. Cet engagement s'inspire des progrès scientifiques pour mettre au point une gamme de traitements cibles visant à combler des besoins médicaux, incluant le domaine des tumeurs solides et les cancers hématologiques.

Actuellement, la recherche se concentre sur les composés agissant sur les trois plans suivants : inhibition de l'angiogenèse,  inhibition de la transduction de signal, et inhibition de la kinase du cycle cellulaire.  Le BIBF 1120 est actuellement à la phase III de développement clinique pour le CBNPC et le cacner des ovaires.  Dans le domaine de l'inhibition de la kinase du cycle cellulaire, Boehringer Ingelheim tente de développer un inhibiteur de la Plk1 (polo-like kinase 1), une protéine impliquée dans les processus de la division cellulaire. La molécule est présentement en étude de phase II pour la leucémie aiguë myéloïde.

La gamme de produits de Boehringer Ingelheim du domaine de l'oncologie est en constante évolution et reflète l'engagement continu de la compagnie à cette maladie tant répandue.

Boehringer Ingelheim (Canada) Ltée
Boehringer Ingelheim, dont le siège social est situé à Ingelheim, en Allemagne, se classe parmi les 20 compagnies pharmaceutiques les plus importantes au monde. La compagnie compte 145 filiales, pour un total d'environ 44 000 employés.

Depuis ses débuts en 1885, la multinationale familiale se consacre à la recherche, au développement, à la fabrication et à la commercialisation de produits thérapeutiques innovateurs de qualité pour la médecine humaine et vétérinaire. Fidèle à sa culture, Boehringer Ingelheim s'engage à agir de manière socialement responsable. Projets sociaux, compassion envers ses employés et leur famille et équité en matière d'emploi forment le point de départ de ses opérations à l'échelle mondiale. La coopération et le respect mutuels, ainsi que la protection de l'environnement et la viabilité de l'entreprise sont des facteurs intrinsèques à toutes les activités de Boehringer Ingelheim.

En 2011, Boehringer Ingelheim a affiché des ventes nettes de 13,2 milliards d'euros et a investi près de 24 % de cette somme dans la recherche et le développement de médicaments d'ordonnance, son secteur d'activités le plus important.

Boehringer Ingelheim est établie au Canada depuis 1972. Son siège social est situé à Burlington, en Ontario et son centre de recherche et de développement à Laval, au Québec. Boehringer Ingelheim (Canada) Ltée compte plus de 750 employés dont 170 scientifiques au Canada.

* L'afatinib est un médicament expérimental. Son innocuité et son efficacité n'ont pas encore été entièrement déterminées et il n'est pas encore commercialisé au Canada.

Pour de plus amples renseignements, consulter le site www.boehringer-ingelheim.ca

Références
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1 Abstract no: LBA7500, LUX-lung 3: A randomized, open-label, phase III study of afatinib versus pemetrexed and cisplatin as first-line treatment for patients with advanced adenocarcinoma of the lung harboring EGFR-activating mutations. Oral Presentation at 48th Annual Meeting of the American Society of Clinical Oncology (ASCO) 2012.

2 Ibid.

3 Ibid.

4 Ibid.

5 Comité directeur de la Société canadienne du cancer : Statistiques canadiennes sur le cancer 2012. Toronto (Ontario) : Société canadienne du cancer, 2012, Page 8.

6 Comité directeur de la Société canadienne du cancer : Statistiques canadiennes sur le cancer 2012. Toronto (Ontario) : Société canadienne du cancer, 2012, Page 9.

7 Ibid.

8 Comité directeur de la Société canadienne du cancer : Statistiques canadiennes sur le cancer 2012. Toronto (Ontario) : Société canadienne du cancer, 2012, Page 7.

9 Comité directeur de la Société canadienne du cancer : Statistiques canadiennes sur le cancer 2012. Toronto (Ontario) : Société canadienne du cancer, 2012, Page 9.

10 Charity Intelligence Canada: Cancer in Canada. April 2011. Page 39.


SOURCE Boehringer Ingelheim

Renseignements :

Louis-Etienne Beaupré
Capital Image
514 739-1188 poste 236
lbeaupre@capital-image.com

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Boehringer Ingelheim

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