L'actrice Glenn Close, sa sœur ainsi que son neveu participent au lancement de la plus importante conférence internationale portant sur la stigmatisation associée à la maladie mentale

OTTAWA, le 4 juin 2012 /CNW/ - En cette première journée de la conférence internationale portant sur la stigmatisation associée à la maladie mentale, l'actrice Glenn Close, lauréate de nombreux prix et défenseur de la cause de la santé mentale, a contribué à diriger les projecteurs sur la nécessité impérieuse d'éradiquer le problème de la stigmatisation qui cause tant de tort aux personnes ayant une maladie mentale.

Ensemble dans la lutte à la stigmatisation : Changer notre perception de la maladie mentale est une conférence de trois jours organisée par la Commission de la santé mentale du Canada (CSMC) et la section scientifique sur la stigmatisation et la maladie mentale de l'Association mondiale de psychiatrie. Dans le cadre de cet événement qui se tient à Ottawa du 4 au 6 juin, près de 600 chercheurs d'élite, professionnels de la santé mentale, responsables des orientations politiques et personnes ayant un vécu de la maladie mentale, en provenance du monde entier, partagent leurs connaissances.

Glenn Close, sa sœur cadette Jessie Close et son neveu Calen Pick, ont pris part à la cérémonie d'ouverture de la conférence en venant entretenir l'auditoire des effets néfastes que produit la stigmatisation sur les familles. Le sujet revêt beaucoup d'importance pour l'actrice qui, il y a trois ans, a fondé un organisme voué à l'éradication de la stigmatisation et de la discrimination liées à la maladie mentale. Ce projet est né par suite de sa prise de conscience de la lutte sans trêve et sans merci que mènent sa sœur Jessie et son neveu Calen contre la maladie mentale.

Glenn Close a tenu à préciser qu'elle était présente à la conférence non pas en tant qu'actrice, mais en tant que fille, soeur et tante, et fervente défenseure de la cause de la santé mentale militant en faveur de l'amélioration d'un système de santé qui fait preuve de discrimination à l'endroit des personnes aux prises avec une maladie mentale.

« Je souhaite ardemment que les choses changent véritablement, en s'appuyant sur les faits scientifiques et de manière durable. C'est la raison pour laquelle nous sommes tous ici aujourd'hui », ajoute-t-elle.

Cette cinquième conférence internationale annuelle sur la stigmatisation fait suite au dévoilement le mois dernier de la première stratégie en matière de santé mentale pour le Canada par la CSMC (strategie.commissionsantementale.ca) et aux délibérations de l'Assemblée mondiale sur la Santé à Genève.

Plus de sept millions de Canadiens seront aux prises avec un problème de santé mentale cette année. Or, des chercheurs ont constaté que plus des deux tiers des personnes atteintes d'une maladie mentale renoncent à demander de l'aide ou à consulter par crainte d'être victimes de stigmatisation.

Madame Louise Bradley, présidente et directrice générale de la CSMC, est venue signaler que « la Commission de la santé mentale du Canada s'est engagée à travailler à réduire la stigmatisation et le stress immense généré chez les personnes aux prises avec une maladie mentale ». Elle a de plus ajouté : « Le mois dernier, la Commission a dévoilé la première stratégie pancanadienne en matière de santé mentale jamais proposée. Cette stratégie constitue notre plan directeur pour améliorer le système de santé mentale et insiste sur le fait que l'amélioration du système passe par la réduction de la stigmatisation. »

Le Dr David Goldbloom, président du conseil d'administration de la CSMC a quant à lui expliqué : « Pour la maladie mentale, il importe peu que vous soyez un enfant ou un aîné, un père ou une mère, un chef de la direction ou un étudiant. Et il en va de même pour la stigmatisation ». Le Dr Goldbloom a précisé : « La stigmatisation est omniprésente et non sélective; elle doit cesser. C'est en parlant ouvertement de santé mentale et des troubles mentaux dans des événements tels que cette conférence que nous commencerons à réduire la stigmatisation et à améliorer la santé mentale au Canada. »

Puis, Gillian Mulvale, membre du Comité consultatif sur les sciences de la CSMC et du groupe de référence des usagers a pris la parole. Elle a parlé de son expérience personnelle de la stigmatisation au cours de ses nombreux épisodes de dépression postpartum, et de sa décision de retourner faire des études supérieures lui permettant de se lancer dans une carrière pour porter plus haut la cause de l'amélioration du système de santé mentale au Canada.

Les autres conférenciers de renom invités en cette première journée de la conférence ont été : la ministre du Travail, madame Lisa Raitt, venue discuter de son expérience personnelle de la maladie mentale et de la stigmatisation; le réputé journaliste Lloyd Robertson, venu discuter de l'image que projettent les médias de la maladie mentale. Plusieurs des meilleurs chercheurs au monde en psychiatrie étaient aussi présents, dont le Dr Graham Thornicroft, le Dr Norman Sartorius, le Dr Patrick Corrigan, la Dr Heather Stuart et le Dr Tony Jorm.

La conférence se poursuivra les mardi et mercredi, 5 et 6 juin, à l'Hôtel Delta Ottawa City Centre. Chaque jour, la conférence abordera des domaines particuliers de la stigmatisation associée à la maladie mentale. La première journée a mis l'accent sur la couverture médiatique de la maladie mentale; la deuxième journée traitera de l'élaboration de meilleures pratiques en matière de santé mentale chez les pourvoyeurs de services et les jeunes; la troisième journée portera sur les droits de la personne et la stigmatisation présente dans les milieux de travail. Pour de plus amples renseignements au sujet du programme, des conférenciers et des activités, rendez-vous sur le site de la conférence. Suivez cet événement sur Twitter en saisissant : #Stigma 2012 et @CSMC_

ENTREVUES

Les membres des médias sont invités à assister aux séances de la conférence. Les demandes d'entrevue des médias avec un conférencier, un expert en santé mentale ou une personne ayant un vécu de la maladie mentale seront examinées et accordées si le temps le permet.

PREMIERS SOINS EN SANTÉ MENTALE

Les médias sont aussi invités à assister à l'une des deux séances d'information sur le programme Premiers Soins en Santé Mentale qui auront lieu le mardi 5 juin, de 7 h 30 à 9 h, au Château Laurier (à l'intention des membres du Parlement et de leurs effectifs) et de 19 h à 20 h 30, à l'hôtel Delta Ottawa City Centre, 101, rue Lyon, Ottawa (à l'intention des délégués de la conférence, notamment la famille Close). Le programme Premiers Soins en Santé Mentale enseigne quels sont les premiers gestes à poser pour secourir une personne menacée par un problème de santé mentale. À ce jour, 50 000 personnes au Canada ont suivi cette formation.

DOCUMENTATION ET PRÉSENTATIONS

De nombreux documents seront distribués tout au long de la conférence. Un grand nombre de présentations et de séances de discussion auront lieu, mettant en lumière les programmes de santé mentale déployés partout au Canada. Parmi les présentations ayant eu lieu aujourd'hui on peut mentionner :

  • L'évaluation du moment pour la tenue d'une campagne médiatique à l'échelle nationale contre la stigmatisation.
  • L'élimination de la stigmatisation : Regard sur la santé mentale des aînés.
  • « Rien pour nous, sans nous » : le projet Chez Soi sur la maladie mentale et le phénomène de l'itinérance.
  • L'exposition Shifting Identities : La responsabilisation par les arts.

À propos de la Commission de la santé mentale du Canada

La Commission de la santé mentale du Canada est un catalyseur de changements. Elle travaille avec des centaines de partenaires pour transformer l'attitude des Canadiens à l'égard de la maladie mentale et améliorer les services et les ressources. Elle a pour but d'aider les personnes aux prises avec des troubles mentaux ou une maladie mentale à mener une vie épanouissante et productive. Avec la collaboration de tous, elle suscite des changements. La Commission de la santé mentale du Canada est financée par Santé Canada.

À propos de l'initiative « Changer les mentalités »

Mise de l'avant par la CSMC, l'initiative « Changer les mentalités » vise à réduire la stigmatisation associée à la maladie mentale et a été conçue dans le but de faire changer les attitudes et les comportements que les Canadiens entretiennent à l'égard des personnes ayant un problème de santé mentale ou une maladie mentale. L'initiative évalue actuellement des programmes de lutte contre la stigmatisation partout au Canada pour établir lesquels sont efficaces sur le plan du changement des attitudes et des comportements liés à la maladie mentale. Les programmes efficaces sont répliqués à l'échelle nationale. L'initiative travaille également avec des écoles de journalisme et les médias pour mettre en lumière les idées fausses et les mythes associés à la maladie mentale en vue de créer un réseau d'agents du changement et de réduire la stigmatisation.

Les vues exprimées dans ce document sont celles de la Commission de la santé mentale du Canada.
La production de ce document a été rendue possible grâce à la contribution financière de Santé Canada.

SOURCE Commission de la santé mentale du Canada

Renseignements :

Jacqueline (Jacquie) LaRocque
jlarocque@ensightcanada.com (courriel de préférence)
(613) 614-6339


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